BYD veut fabriquer davantage de voitures au plus près de ses clients européens. Alfredo Altavilla, conseiller spécial du constructeur pour l’Europe, a déclaré le 16 septembre que le groupe aurait besoin, à terme, de trois sites d’assemblage automobile et d’une usine de batteries. La production commence à monter en puissance à Szeged, en Hongrie.
Le plan n’équivaut toutefois pas à quatre nouvelles usines déjà financées et localisées. BYD prévoit de décider avant la fin de 2026 où installer son deuxième site automobile. La France et l’Espagne figurent parmi les pays préférés cités par Altavilla, avec une préférence pour le rachat et la modernisation d’une usine existante. Aucun prix belge, volume de production ou calendrier pour une troisième usine et une usine de batteries n’a été annoncé.
Ce qui est confirmé et ce qui reste à décider
La première usine européenne de voitures particulières de BYD se trouve à Szeged. Le constructeur l’avait annoncée comme une base de production locale destinée au marché européen. Il indique qu’elle doit créer des milliers d’emplois directs et soutenir un écosystème local de fournisseurs. En 2025, BYD a notamment choisi voestalpine pour livrer de l’acier à ce site, signe que la chaîne d’approvisionnement commence déjà à s’européaniser.
Le deuxième site n’est pas encore attribué. Selon les propos rapportés par Reuters, BYD souhaite plutôt acquérir et rénover une installation existante que construire entièrement une nouvelle usine. La France et l’Espagne sont citées, mais elles ne disposent d’aucune exclusivité annoncée. La troisième usine d’assemblage et l’usine de batteries relèvent d’un horizon plus long, sans pays, capacité ou date publique dans les sources consultées.
| Projet | Statut au 21 septembre 2026 | Ce qu’il ne faut pas encore conclure |
|---|---|---|
| Usine automobile de Szeged, Hongrie | Confirmée, démarrage progressif de la production | Les volumes par modèle ne sont pas détaillés dans les sources consultées |
| Deuxième usine automobile | Décision attendue avant fin 2026 | La France ou l’Espagne ne sont pas encore officiellement choisies |
| Troisième usine automobile | Besoin exprimé à long terme | Aucun site ni calendrier annoncé |
| Usine européenne de batteries | Besoin exprimé à long terme | Aucune localisation ni capacité annoncée |
Sources : BYD Europe et déclarations d’Alfredo Altavilla rapportées par Reuters le 16 septembre 2026. Vérification VoitureBelgique le 21 septembre 2026.
Pourquoi BYD veut produire dans l’Union européenne
Produire en Europe rapproche l’assemblage des marchés de vente. Cela peut raccourcir une partie de la chaîne logistique et faciliter l’adaptation des voitures aux règles locales. Une usine ne supprime cependant pas l’importation de composants. Le bénéfice dépend des pièces réellement produites en Europe et des modèles assemblés.
La politique commerciale européenne compte aussi. Depuis le 30 octobre 2024, les voitures électriques à batterie importées de Chine par BYD supportent un droit compensateur définitif de 17 %, en plus du droit de douane automobile ordinaire de 10 %. La Commission européenne a fixé des taux différents selon les constructeurs à l’issue de son enquête sur les subventions. Un véhicule fabriqué dans l’Union n’entre pas automatiquement dans le même cadre qu’un véhicule fini importé de Chine, mais son traitement dépend de son origine douanière et de sa chaîne de valeur réelle.
Ce que cela peut changer pour un acheteur belge
Le premier effet possible concerne les délais. Si un modèle belge est assemblé en Europe avec un approvisionnement stable, la distance jusqu’au réseau diminue. Les stocks peuvent être ajustés plus rapidement qu’avec des voitures finies transportées depuis la Chine. Une nouvelle usine connaît toutefois une montée en cadence et tous les modèles ne sortent pas du même site.
Le deuxième effet concerne les prix, mais il faut rester prudent. Éviter un droit appliqué à une voiture importée peut améliorer l’équation économique du constructeur. En revanche, une production européenne supporte des investissements, des salaires, de l’énergie, des pièces et une logistique propres. BYD peut utiliser l’écart pour réduire le prix, enrichir l’équipement, soutenir ses marges ou financer son réseau. Rien ne garantit que l’intégralité du gain potentiel sera répercutée sur le tarif belge.
Le troisième effet touche l’après-vente. Une présence industrielle plus forte peut attirer des fournisseurs et accroître certains stocks européens. Elle ne remplace pas des réparateurs formés ni des délais contractuels clairs. Avant de commander, vérifiez la garantie belge, le réparateur compétent et le délai annoncé pour les pièces de carrosserie ou de batterie.
| Point à surveiller | Effet possible | Vérification utile en Belgique |
|---|---|---|
| Délai de livraison | Trajet logistique plus court pour un modèle européen | Pays d’assemblage et date écrite sur le bon de commande |
| Prix catalogue | Moindre exposition à certains droits sur les voitures finies | Tarif belge complet, remise et conditions de financement |
| Pièces et réparations | Fournisseurs européens plus proches | Stock local, réparateur agréé et délai de pièce |
| Batterie | Chaîne européenne envisagée à long terme | Garantie, capacité utile et origine du véhicule commandé |
Analyse VoitureBelgique à partir des projets industriels publiés et du régime douanier européen. Vérifiée le 21 septembre 2026.
Les prochaines preuves à attendre
La prochaine étape vérifiable sera la décision sur le deuxième site, annoncée avant la fin de 2026. Il faudra alors contrôler l’identité de l’usine, l’investissement, la capacité, les modèles concernés et la date de production. Une annonce politique ou une candidature locale ne vaut pas décision finale du constructeur.
Pour la Belgique, l’information deviendra réellement utile lorsque BYD indiquera quels véhicules du catalogue belge sortent d’un site européen et à partir de quel numéro de série ou de quelle date. Le certificat de conformité et le VIN permettront ensuite de confirmer le pays d’assemblage d’un exemplaire précis. D’ici là, les quatre usines constituent une direction industrielle, pas une promesse commerciale au client belge.
- Nom et propriétaire du deuxième site européen.
- Modèles et capacité annuelle annoncés pour chaque usine.
- Part des composants et des batteries provenant de l’Union européenne.
- Pays d’assemblage indiqué sur les véhicules livrés en Belgique.
- Évolution réelle des prix et des délais du catalogue belge.
Questions fréquentes
Combien d’usines BYD veut-il en Europe ?
Le conseiller européen de BYD estime que le groupe aura besoin à terme de trois usines d’assemblage automobile et d’une usine de batteries. Seule l’usine automobile de Szeged est confirmée dans les sources consultées.
Où sera la deuxième usine BYD ?
Aucun pays n’est encore choisi officiellement. La France et l’Espagne sont citées parmi les options, et une décision est attendue avant la fin de 2026.
Les BYD seront-elles moins chères en Belgique ?
Ce n’est pas garanti. La production européenne peut réduire certains coûts et droits, mais le prix dépend aussi des investissements, des composants, de la logistique, des marges et de la stratégie commerciale.
Quel droit européen vise les voitures électriques BYD importées de Chine ?
Le droit compensateur définitif propre à BYD est de 17 %, auquel s’ajoute le droit de douane automobile ordinaire de 10 % pour les véhicules concernés.
À lire aussi
Sources directes et méthode
Reuters via Euronext : Trois usines automobiles et une usine de batteries envisagées en Europe
Consulté et vérifié le 21 septembre 2026.
BYD Europe : Annonce de l’usine de voitures particulières à Szeged
Consulté et vérifié le 21 septembre 2026.
BYD Europe : voestalpine devient fournisseur du site hongrois
Consulté et vérifié le 21 septembre 2026.
Commission européenne : Droits compensateurs définitifs sur les voitures électriques importées de Chine
Consulté et vérifié le 21 septembre 2026.
Informations vérifiées le 21 septembre 2026. Le besoin de trois usines automobiles et d’une usine de batteries est un objectif industriel de long terme exprimé par le conseiller européen de BYD. La Hongrie est le seul site d’assemblage de voitures particulières confirmé dans les sources consultées. Le choix d’un deuxième site et son calendrier peuvent encore changer.
