Alors, on se pose la question du passage à l’électrique en Belgique, hein ? C’est une excellente idée, le paysage bouge vite, et franchement, 2026 est une année clé. Mais avant de craquer pour la Tesla Model 3 rafraîchie ou la nouvelle Volvo EX30, il y a un aspect qu’il ne faut surtout pas négliger, et c’est souvent celui qui donne le plus de migraines : la TVA.
Je sais, les chiffres, la fiscalité, c’est rarement ce qui nous fait rêver. Pourtant, comprendre comment la TVA fonctionne pour une voiture électrique en Belgique, c’est un peu comme dénicher une borne de recharge rapide en plein milieu de nulle part : ça peut vous sauver la mise et vous faire économiser pas mal de sous. Surtout avec les particularités belges ! Pour une vue d’ensemble plus large, n’hésitez pas à consulter notre Législation VE en Belgique.
On va décortiquer ça ensemble, avec un ton clair, sans jargon obscur, et avec quelques astuces d’ami. C’est parti !
La TVA, C’est Quoi exactement pour nos VE ?
La TVA, ou Taxe sur la Valeur Ajoutée, c’est cette taxe de consommation que l’on retrouve sur la plupart des biens et services que nous achetons. En Belgique, le taux standard est de 21%. Et là, pas de mystère : que vous achetiez une voiture électrique, une voiture thermique, ou un nouveau lave-linge, le principe de base est le même. C’est une taxe fédérale, donc pas de différence si vous êtes à Liège, Gand ou Bruxelles ; la TVA reste à 21%.
C’est comme le prix d’un café dans une station-service. Il inclut toujours la TVA. Ça paraît simple, non ? Pour les particuliers, ça l’est. Mais pour les entreprises, c’est là que le jeu devient intéressant, et un peu plus complexe, je dois l’admettre.
Vous êtes un particulier ? Pas de surprise (ou presque).
Si vous achetez votre voiture électrique en tant que particulier, pour votre usage personnel, la donne est très directe. Le prix que le concessionnaire vous annonce, s’il est « TVA incluse », est celui que vous paierez. Point. Les 21% sont déjà dedans. C’est comme acheter un nouveau smartphone ; le prix affiché inclut la TVA, et vous la payez.
Je me souviens qu’il y a quelques années, on parlait d’une TVA réduite pour l’électrique, un peu comme pour l’isolation d’une vieille maison. L’idée était de soutenir la transition. Mais non, le gouvernement n’a pas bougé là-dessus pour le véhicule en lui-même. La voiture électrique, en tant que particulier, est soumise au même régime de TVA que n’importe quelle voiture neuve.
Alors oui, pas d’avantage direct sur la TVA pour les particuliers. La bonne nouvelle, c’est que la simplification fiscale rend la chose très transparente. Par contre, il y a d’autres avantages fiscaux pour les particuliers qui viennent compenser, mais ce n’est pas lié à la TVA sur l’achat du véhicule. On en reparlera un peu plus loin, ne vous inquiétez pas.
Et les entreprises ? Là, ça devient (un peu) plus sportif !
C’est ici que la magie opère, surtout en cette année 2026. Pour une entreprise, l’achat d’un véhicule, même si la TVA est toujours de 21% au départ, ne se gère pas de la même manière. Une entreprise peut, sous certaines conditions, récupérer une partie de cette TVA. C’est ce qu’on appelle la TVA déductible. C’est une nuance de taille, vraiment.
Imaginez la TVA comme une avance que vous faites à l’État. En tant qu’entreprise, si le véhicule est utilisé pour des activités professionnelles, l’État vous la « rembourse » en partie. C’est un peu comme un crédit d’impôt, mais sur la TVA. La récupération est limitée à la proportion de l’usage professionnel, avec un maximum de 50% pour la TVA sur le véhicule lui-même, même si l’usage pro est de 100%. C’est une règle bien belge, ça.
Le Grand Changement Fiscal de 2026 : Une aubaine pour l’électrique
La période 2023-2026 est une transition majeure. Depuis juillet 2023, la déductibilité fiscale des voitures thermiques et hybrides neuves a commencé à diminuer progressivement. En 2026, l’impact est clair : pour les véhicules immatriculés à partir de cette date, seuls les véhicules 100% électriques permettront de maintenir une déductibilité fiscale optimale, tant au niveau de l’impôt des sociétés que de la TVA indirectement. C’est une incitation massive à passer à l’électrique pour les flottes d’entreprise. Pour en savoir plus sur les détails de ces changements, je vous invite à lire notre article sur l’Impact de la Législation Fiscale 2026 sur les Voitures de Société Électriques en Belgique.
Ce basculement rend l’électrique non seulement intéressant écologiquement, mais financièrement quasiment incontournable pour les entreprises belges qui veulent optimiser leurs coûts. La TVA sur l’achat et l’utilisation (comme l’électricité pour la recharge) d’un VE de société est donc partiellement récupérable, ce qui n’est pas rien sur un investissement comme une voiture.
Et bien sûr, pour les véhicules de fonction, il y a aussi la question des Avantages de Toute Nature (ATN). Un petit spoiler : les VE sont aussi largement avantagés de ce côté-là. Mais c’est une autre histoire, et pour ne pas tout mélanger, on a un article dédié : Fiscalité des Avantages de Toute Nature (ATN) pour les VE de Fonction en Belgique.
La TVA sur la Recharge : Un chapitre à part entière.
Acheter une voiture électrique, c’est aussi penser à la recharger. Et la TVA intervient aussi ici, avec quelques nuances bien sympathiques.
Bornes de recharge à domicile
C’est là qu’on trouve une petite pépite fiscale ! L’achat et l’installation d’une borne de recharge à domicile sont généralement soumis à 21% de TVA. Mais, et c’est un grand « mais », si votre habitation a plus de 10 ans et que les travaux sont réalisés par un installateur agréé, vous pouvez bénéficier d’un taux de TVA réduit à 6% pour l’installation ! C’est une spécificité fiscale belge qu’on ne retrouve pas partout et qui allège pas mal la facture. Il faut bien vérifier les conditions avec votre installateur, mais c’est un avantage à ne pas laisser passer. Je me souviens quand j’ai fait installer ma borne, cette réduction a fait une belle différence sur le devis final.
Recharge publique (Bornes rapides, réseau Ionity/TotalEnergies…)
Lorsque vous utilisez les bornes publiques, que ce soit une station rapide Ionity, une borne TotalEnergies sur autoroute, ou une borne communale plus classique, l’électricité que vous consommez est soumise à 21% de TVA. Là, pas de taux réduit ; c’est le tarif standard pour l’énergie. Pour les entreprises, cette TVA est aussi récupérable selon les mêmes règles de déductibilité que la voiture elle-même, ce qui est un avantage non négligeable.
Petite astuce : pensez à bien dissocier vos consommations personnelles et professionnelles si vous êtes indépendant et utilisez les deux types de recharges. Ça simplifie grandement la vie de votre comptable !
Régions Belges et TVA : Des subtilités à connaître.
On l’a dit, la TVA est fédérale. Elle est la même en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles. Zéro différence. Par contre, les Régions ont leur mot à dire sur d’autres taxes, et ça, ça influence énormément le coût total de votre véhicule électrique en 2026.
Je parle ici de la Taxe de Mise en Circulation (TMC) et de la Taxe de Circulation annuelle. Et là, c’est le grand écart entre l’électrique et le thermique, et entre les régions. En Wallonie et à Bruxelles, les véhicules 100% électriques sont exemptés de TMC et de taxe de circulation. C’est 0 euro ! En Flandre, c’est aussi 0 euro pour la TMC et la taxe de circulation pour les VE. Donc, même si la TVA ne change pas d’une région à l’autre, le portefeuille, lui, sent la différence de manière très positive quand on choisit l’électrique ! Pour un thermique, par contre, la Flandre est souvent la plus chère en TMC, tandis que Bruxelles et la Wallonie sont plus « douces » mais pas gratuites.
Ces exemptions régionales sont un argument financier béton pour l’électrique, en plus des avantages indirects sur la TVA pour les entreprises. C’est un ensemble d’incitants qui rend le choix du VE de plus en plus évident. Pour un tour d’horizon complet des avantages fiscaux régionaux, jetez un œil à notre Fiscalité et Avantages Fiscaux pour les VE en Belgique : Le Guide Complet.
Ma Petite Anecdote & un Conseil d’Ami.
Je me souviens d’un ami qui était perdu entre toutes ces règles, surtout qu’il voulait acheter un VE en société. Il avait peur de faire une erreur et de passer à côté de déductions importantes. On a passé une soirée à éplucher les textes de loi et les simulateurs en ligne. Mon conseil ? N’hésitez jamais à parler à votre comptable ou à votre conseiller fiscal. C’est leur métier de démêler tout ça et de s’assurer que vous bénéficiez de toutes les optimisations possibles. Un bon comptable, c’est un investissement qui rapporte, surtout quand il s’agit de voitures de société électriques en 2026 !
La transition vers l’électrique peut sembler un peu comme un jeu de Tetris fiscal au début, avec toutes ces pièces à assembler. Mais une fois qu’on a les bonnes informations et qu’on comprend les mécanismes, ça s’assemble bien, et on voit que le puzzle a une belle allure financière, surtout en Belgique.
En bref : La TVA en 2026, amie de l’électrique (surtout pour les pros)
Voilà, on a fait le tour ! La TVA sur les voitures électriques en Belgique, c’est 21% partout, tout le temps, pour tout le monde au premier abord. Pour le particulier, c’est simple, c’est inclus dans le prix. Mais pour les entreprises, grâce à la déductibilité de la TVA et aux changements fiscaux majeurs de 2026, l’électrique est vraiment la voie à suivre pour une gestion optimisée de votre flotte.
N’oublions pas les avantages sur la TVA pour l’installation d’une borne à domicile (6% sous conditions, ça, c’est cadeau !) et l’électricité récupérable pour les entreprises. Ajoutez à cela les exemptions régionales de TMC et de taxe de circulation, et l’équation penche clairement en faveur du VE.
Le chemin vers l’électrique est jalonné de chiffres, mais aussi de belles opportunités. Alors, n’hésitez plus, le futur est électrique, et en Belgique, il est aussi fiscalement intéressant ! Pour ne rien manquer des subtilités législatives belges, notre guide Législation VE en Belgique reste votre meilleur allié.