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Importer une moto en Belgique : Réglementation et démarches (2026)

Alors, on a la tête qui tourne à l’idée d’une nouvelle monture ? Une belle bécane dénichée à l’étranger, peut-être une occasion en or ou le modèle précis qu’on ne trouve pas sous nos latitudes. Super ! L’importation d’une moto en Belgique, ce n’est pas la mer à boire, mais disons-le d’emblée : ça demande un peu de méthode et de ne pas avoir deux mains gauches côté paperasse. Ici, on va voir ça ensemble, de A à Z, sans chichis, avec ce qu’il faut savoir pour ne pas se prendre la tête. C’est un peu comme monter un meuble IKEA : si on suit la notice, ça roule. Et comme on est des habitués des plaques belges et des routes de chez nous, on va même vous filer quelques combines d’initiés. Après tout, dans la grande famille de l’Importation et Exportation Voiture Belgique, les motos ont aussi leur place, et pas des moindres !

Avant de fonder le vélo : la préparation, c’est la moitié du travail

Importer, oui. Mais pourquoi, au juste ? Souvent, c’est une question de prix, c’est vrai. Nos voisins ont parfois des marchés plus intéressants. Ou alors, c’est le coup de cœur pour une machine spécifique, un modèle qui n’a jamais été commercialisé chez nous, ou une vieille gloire qui attend une seconde vie. Mon ami Thierry, par exemple, a craqué il y a deux ans pour une BMW R60/5 de 1972 trouvée en Hollande. Un vrai bijou, mais il a dû se dépatouiller avec les papiers. Le bonheur, c’est au bout, mais il faut y mettre du sien.

Le premier truc, et ça, c’est non négociable : le Certificat de Conformité (COC). Sans lui, vous allez ramer, croyez-moi. Ce document prouve que la moto respecte les normes européennes. La plupart des motos récentes l’ont. Si ce n’est pas le cas, surtout pour les vieilles bécanes ou celles venant hors UE, il faudra faire une homologation individuelle via la DIV. Ça coûte des sous et du temps. Pensez-y avant d’acheter !

Vérifiez aussi l’historique du véhicule. Un numéro de châssis, c’est comme un numéro de registre national pour une moto. Il raconte son histoire. Pas de Car-Pass pour les motos comme pour les voitures, hélas, mais demandez toutes les factures d’entretien, le carnet, tout ce qui peut prouver un suivi rigoureux. C’est votre filet de sécurité.

Petite checklist avant de faire chauffer le moteur :

  • Le COC est-il présent ? Ou une preuve qu’il peut être obtenu facilement ?
  • Le vendeur vous donne-t-il la facture originale et les papiers d’immatriculation du pays d’origine ? Sans ça, pas la peine d’aller plus loin.
  • La moto est-elle conforme aux normes belges (freins, éclairage, échappement, etc.) ? Pour une moto d’avant 2002, c’est plus souple, mais mieux vaut vérifier.

Les étapes, de la frontière à la friterie du coin

Bon, la moto est à la maison, garée dans le garage. Ne pensez pas tout de suite à la balade du dimanche ou à la dégustation de frites bien croustillantes après une virée. Il reste quelques formalités. C’est là que notre administration entre en scène.

1. Le Dédouanement : le passage obligé, sans se prendre un coup de bambou

C’est la première étape après avoir ramené votre trésor en Belgique. Direction le bureau de douane ! Pas de panique, c’est gérable. Vous avez cinq jours ouvrables pour faire ça. Il vous faut :

  • La facture d’achat de la moto.
  • Les papiers d’immatriculation étrangers.
  • Votre carte d’identité.

Là, vous allez demander le fameux Formulaire E705. C’est une attestation de dédouanement. Les douaniers vont vérifier votre dossier. Si la moto vient d’un pays de l’Union Européenne et qu’elle est d’occasion (plus de 6 000 km OU plus de 6 mois d’âge), vous ne payez pas de TVA en Belgique. Si elle est neuve (moins de 6 000 km ET moins de 6 mois), vous devrez payer la TVA belge (21%) au moment de l’immatriculation. Pour une moto venant de hors UE, la TVA et les droits d’importation sont toujours dus, peu importe son âge ou son kilométrage.

Une fois le formulaire E705 tamponné, vous avez la preuve que la moto est bien entrée « légalement » sur le territoire. Ça, c’est déjà une bonne chose de faite !

2. Le Contrôle Technique : un rendez-vous (parfois) incontournable

Contrairement aux voitures, la majorité des motos n’avaient pas de contrôle technique périodique obligatoire en Belgique jusqu’à récemment. Mais attention ! Depuis le 15 février 2024, les choses ont changé. Oui, la date est précise ! Désormais, toutes les motos (catégorie L) de plus de 125 cm³ doivent passer au contrôle technique avant d’être revendues, après un accident avec déclassification, ou lors d’une importation. Donc, si vous importez, votre moto devra passer par la case contrôle technique avant de recevoir sa plaque.

Pour cette première visite, le centre de contrôle technique vérifiera l’identification du véhicule, l’état général, les freins, les pneus, l’éclairage, le niveau sonore (ah, la ligne d’échappement qui fait du bruit, ça peut être un souci !), et bien sûr, la conformité avec le COC. Si tout est en ordre, vous repartez avec un certificat de visite favorable. Ça, c’est une sacrée étape.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site du GOCA, l’organisme qui chapeaute le contrôle technique en Belgique. C’est la source la plus fiable pour les dernières mises à jour.

3. L’Immatriculation : la plaque tant attendue

Vous avez le E705, le certificat du contrôle technique, la facture, le COC, et les papiers étrangers. Presque le sprint final ! La dernière ligne droite, c’est la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules). Mais avant d’envoyer votre demande, une chose est primordiale : ASSUREZ-VOUS !

Oui, votre assurance auto/moto est la première à contacter. Ils vont vous demander tous les documents que vous avez accumulés. Ils vous fourniront la fameuse « Demande d’immatriculation » (le formulaire rose). C’est votre assureur qui se chargera d’envoyer cette demande à la DIV, le plus souvent par voie électronique.

Quelques jours plus tard, vous recevrez votre plaque d’immatriculation à la maison. Comptez sur quelques jours, rarement plus d’une semaine. Et là, c’est le grand moment : la plaque est installée, et votre moto est prête à rouler légalement sur nos belles routes, qu’elles soient pavées ou non !

La Fiscalité : le portefeuille et les frites, un mariage parfois salé

Ah, l’argent ! On ne peut pas y échapper. Importer une moto, ça a aussi un coût fiscal en Belgique. Deux taxes principales sont à prendre en compte :

  1. La Taxe de Mise en Circulation (TMC).
  2. La Taxe de Circulation annuelle.

La TMC, c’est une taxe unique que vous payez la première fois que vous immatriculez la moto en Belgique. Son montant dépend de plusieurs facteurs : la puissance (en kW), la cylindrée, et surtout l’âge du véhicule. Pour une moto, c’est généralement moins cher que pour une voiture, mais ça peut vite monter pour les grosses cylindrées très récentes. Par exemple, une moto de 1 000 cm³ neuve, c’est quelques centaines d’euros de TMC. Mais une vieille mémère de 1985 aura une TMC très réduite, voire symbolique.

La Taxe de Circulation annuelle, c’est comme son nom l’indique, une taxe que vous payez chaque année. Pour les motos, elle est calculée sur la cylindrée et reste généralement assez modeste. En 2026, comme les années précédentes, les motos électriques bénéficient toujours d’avantages fiscaux significatifs, souvent une exonération complète de la TMC et de la taxe de circulation, du moins pour les premières années. Un vrai coup de pouce si vous lorgnez sur une bécane branchée ! Pour avoir une estimation précise, le site du SPF Finances propose des simulateurs assez pratiques.

D’ailleurs, si vous vous intéressez à la Fiscalité des voitures importées électriques et hybrides en Belgique, sachez que beaucoup de principes sont transposables aux motos. Les règles sont souvent parallèles, même si les montants diffèrent.

Quelques conseils du vieux de la vieille et pièges à éviter

Importer une moto, c’est comme une bonne recette de carbonnades : si on respecte les étapes, le résultat est savoureux. Mais il y a toujours des petits trucs à savoir pour ne pas se casser les dents. Par exemple, si vous envisagez d’importer une moto d’Allemagne, sachez que les Allemands sont très rigoureux sur les papiers, ce qui facilite souvent les choses pour nous. C’est d’ailleurs un sujet que nous avons déjà abordé dans notre guide pour Importer une voiture d’Allemagne en Belgique, et beaucoup de ces conseils valent pour les deux-roues.

  • Le vendeur : Toujours acheter auprès de quelqu’un de confiance ou un professionnel reconnu. Les offres « trop belles pour être vraies » sont souvent… des arnaques. Demandez un maximum de photos, de vidéos, et si possible, allez voir la moto vous-même.
  • Le prix : N’oubliez pas d’inclure tous les coûts dans votre budget : le transport, le dédouanement (TVA si moto neuve ou hors UE), le contrôle technique, la TMC et la taxe de circulation. Ce n’est pas juste le prix affiché.
  • L’assurance : Ne tardez pas ! Sans assurance, vous ne pouvez pas rouler, même pas pour aller au contrôle technique (il faut une plaque temporaire ou un transport sur remorque).
  • Les délais : Prévoyez un peu de marge. L’administration belge, même si elle s’améliore, peut avoir ses moments. Un dossier bien préparé, c’est la clé pour gagner du temps.

Je me souviens d’une fois où un de mes clients avait acheté une magnifique Ducati d’occasion en Italie. Tout semblait parfait. Mais le COC qu’il avait reçu était en fait celui d’un autre modèle. Il a dû contacter Ducati Belgique pour en obtenir un nouveau, et ça lui a coûté une petite fortune et plusieurs semaines d’attente. L’histoire se finit bien, mais avec un peu plus de stress que prévu. La morale ? Vérifiez tout, deux fois plutôt qu’une !

En bref, la route est ouverte !

Importer une moto en Belgique, c’est un projet tout à fait réalisable. Il faut juste un peu de rigueur, suivre les étapes que nous avons vues ensemble, et ne pas hésiter à poser des questions aux autorités compétentes si un doute surgit. Le jeu en vaut la chandelle quand on pense aux kilomètres de plaisir qui vous attendent au guidon de votre nouvelle acquisition. Que ce soit pour une balade tranquille en Ardenne ou pour filer vers un rassemblement de motards, votre nouvelle monture vous attend. Alors, bonne route, et n’oubliez pas le casque ! Et si jamais vous avez d’autres questions sur l’importation de véhicules en général, notre guide parent sur l’Importation et Exportation Voiture Belgique est toujours là pour vous éclairer.

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