Alors, importer une voiture électrique ou hybride en Belgique, ça vous trotte dans la tête ? Bonne pioche, l’idée est loin d’être farfelue ! Nombre de nos voisins, l’Allemagne en tête, ont souvent des parcs de véhicules qui peuvent faire pâlir d’envie le marché belge. Et avec les prix qui montent chez nous, regarder ailleurs, c’est faire preuve de bon sens. Mais attention, le Diable se cache souvent dans les détails, et la fiscalité, en Belgique, c’est une sacrée bête ! Ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous aider à y voir clair, comme on dénoyaute une bonne cerise. C’est quand même pas un truc à prendre à la légère, surtout si vous voulez éviter de vous retrouver avec une facture salée. D’ailleurs, si vous voulez tout savoir sur le processus général, je vous conseille de jeter un œil à notre grand guide sur l’Importation et Exportation Voiture Belgique. C’est un peu la feuille de route avant de démarrer le moteur.
Nous sommes en 2026, les choses ont pas mal bougé, surtout pour les hybrides. Si vous pensiez faire une affaire avec un hybride rechargeable importé, il y a deux ou trois points à vérifier avant de sauter le pas. Pour les électriques pures, par contre, le vent est toujours favorable, c’est même un boulevard fiscal dans certains cas. Accrochez-vous, on va décortiquer ça ensemble, sans chichis.
Pourquoi importer une voiture « verte » en Belgique ? Le bon plan… et les chausse-trapes
On ne va pas se mentir, le principal moteur, c’est souvent le portefeuille. Les voitures électriques et hybrides sont parfois plus accessibles à l’étranger. Plus de choix aussi, des modèles qui ne sont pas forcément distribués chez nous, ou avec des finitions différentes. Je me souviens d’un client, il y a quelques mois, qui cherchait un modèle électrique bien précis, introuvable en Belgique, et il l’a finalement déniché en France. Nickel. Sauf qu’il avait un peu négligé la paperasse. Et ça, c’est une erreur qui peut coûter cher, plus qu’un cornet de frites avec double sauce.
Le marché de l’occasion en électrique est aussi plus développé dans certains pays. On trouve des véhicules à des prix sympas, avec peu de kilomètres au compteur. Mais l’importation, ce n’est pas juste un achat transfrontalier comme on achèterait une bouteille de vin au Luxembourg. Il y a des étapes, des documents, et surtout, notre chère administration fiscale belge qui vous attend au tournant.
La TVA : Le classique, mais avec des nuances
Commençons par la Taxe sur la Valeur Ajoutée, la TVA, ou la BTW pour nos amis flamands. C’est la première chose qui vient à l’esprit quand on parle d’import. En Belgique, elle est à 21 %. Mais pour une voiture importée, c’est pas si simple :
- Si la voiture est considérée comme « neuve », c’est-à-dire qu’elle a moins de 6 mois OU moins de 6 000 kilomètres au compteur, vous devrez payer la TVA belge. Même si elle vient d’un autre pays de l’Union Européenne où vous l’auriez déjà payée. L’idée est de taxer la consommation dans le pays où le bien est utilisé. C’est la règle.
- Pour une voiture d’occasion (plus de 6 mois ET plus de 6 000 km), c’est plus doux. Si vous l’achetez à un particulier à l’étranger, normalement, pas de TVA à payer en Belgique, car elle a déjà été acquittée dans le pays d’origine. Si vous l’achetez à un professionnel, ce dernier a dû soit vous vendre HT (hors TVA) pour que vous la payiez en Belgique, soit vous la vendre TTC, auquel cas il a appliqué la TVA de son pays. C’est là qu’il faut être vigilant et bien s’informer auprès du vendeur.
Pour prouver tout ça, il vous faudra le fameux formulaire E705, à demander à la douane, et votre facture d’achat. C’est le b.a.-ba pour le dédouanement. Sans ça, pas de certificat d’immatriculation belge. Point à la ligne.
TMC et Taxe de Circulation : Le gros morceau régional
Voilà le plat de résistance, et c’est là que les différences régionales prennent toute leur ampleur. En Belgique, la fiscalité automobile est régionalisée. Ce qui est valable en Wallonie ne l’est pas forcément à Bruxelles, et encore moins en Flandre. C’est un peu le bordel, je sais, mais c’est comme ça qu’on aime les choses complexes, chez nous.
Pour les voitures 100% Électriques (EV) : Le jackpot fiscal (pour l’instant !)
En 2026, la bonne nouvelle, c’est que les voitures 100% électriques continuent de bénéficier d’avantages majeurs dans les trois régions :
- Taxe de Mise en Circulation (TMC / BIV) : Souvent réduite au minimum, voire nulle. C’est une sacrée économie ! Pour un modèle qui, en essence, vous coûterait des milliers d’euros de TMC, l’électrique passe comme une lettre à la poste.
- Taxe de Circulation annuelle (TC / Jaarlijkse Verkeersbelasting) : Idem. Elle est souvent symbolique ou inexistante. Mon voisin, il a importé sa Tesla Model 3 d’Allemagne l’année passée, et la TMC et la TC, c’était peanuts. Il était ravi, normal !
Cet avantage fiscal est un moteur puissant pour l’adoption des véhicules électriques. C’est un choix politique pour encourager la transition. Pourvu que ça dure !
Pour les voitures Hybrides (PHEV, HEV) : Gare aux surprises !
C’est ici que le bât blesse parfois, surtout pour les hybrides rechargeables (PHEV). La situation a bien évolué et la fête est un peu finie pour certains. En 2026, les règles se sont durcies, particulièrement pour les entreprises, mais aussi pour les particuliers.
Les taxes (TMC et TC) pour les hybrides sont calculées sur base de plusieurs critères, qui varient d’une région à l’autre :
- La puissance du moteur (en kW ou chevaux fiscaux).
- Les émissions de CO2 (cycle WLTP), et ça, c’est le critère qui devient très punitif si les émissions sont trop hautes.
- L’âge du véhicule (pour la TMC en Wallonie et à Bruxelles, avec une réduction pour les véhicules plus anciens).
Wallonie et Bruxelles :
Le calcul combine puissance et émissions de CO2. Pour les PHEV, si l’autonomie électrique est faible ou les émissions de CO2 combinées sont élevées, la facture peut vite grimper. Je me souviens d’un client qui importait un gros SUV hybride d’Allemagne, en pensant aux avantages d’antan. Il a failli tomber de sa chaise en voyant le montant de la TMC. Il avait mal calculé son coup. Il faut toujours faire une simulation précise. Pour la Wallonie, le Service Public de Wallonie Fiscalité est votre ami. Pour Bruxelles, le système est assez similaire, mais avec ses propres petites spécificités. Vous pouvez faire des simulations sur Bruxelles Fiscalité pour la TMC.
Flandre :
Ici, c’est un peu différent. La Flandre est très axée sur les émissions de CO2. Pour les hybrides, un modèle avec des émissions « moyennes » peut coûter cher en BIV (TMC) et en jaarlijkse verkeersbelasting (TC). Seuls les véhicules à très faibles émissions (ou 100% électriques) sont épargnés. Si votre hybride importé a un score CO2 pas terrible, préparez-vous à sortir le portefeuille. Le site du Vlaamse Belastingdienst est indispensable pour vos simulations.
Autres frais à ne pas négliger : Le petit supplément qui pique
Au-delà de la fiscalité pure, il y a d’autres coûts inhérents à l’importation. On oublie souvent ça, mais ça s’ajoute à la note finale :
- Homologation : Il vous faut le certificat de conformité (COC) européen. Si vous n’avez pas le COC, il faudra passer par une procédure d’homologation individuelle, ce qui est plus coûteux et prend plus de temps.
- Contrôle technique : Avant immatriculation, passage obligé au contrôle technique belge, même si la voiture sort d’un contrôle à l’étranger.
- Plaques d’immatriculation : Quelques dizaines d’euros pour la plaque arrière, ça va.
- Frais de transport : Ramener la voiture peut coûter une blinde si vous ne le faites pas vous-même.
- Assurance provisoire : Pour ramener le véhicule chez vous, il faut souvent une assurance temporaire. Sur ce point, d’ailleurs, je vous conseille de lire notre article sur Assurer une voiture importée en Belgique : Ce qu’il faut savoir, c’est un chapitre important.
Les véhicules de société en 2026 : Le grand tournant
Un mot rapide pour ceux qui pensent à importer un véhicule hybride pour leur société. En 2026, la déductibilité fiscale des hybrides rechargeables qui étaient commandés après mi-2023 diminue drastiquement. Seuls les véhicules 100% électriques offrent encore une déductibilité à 100%. Donc, si vous avez un hybride commandé avant juillet 2023, ça va. Sinon, pour les nouveaux achats, l’électrique est la seule option vraiment intéressante fiscalement pour une entreprise. C’est un point capital à discuter avec votre expert-comptable avant toute décision. Ne faites pas l’impasse là-dessus !
Mon conseil d’ami (et d’expert) : Préparez-vous !
Importer une voiture, électrique ou hybride, peut être une excellente idée. On l’a vu, les avantages peuvent être réels, surtout pour les 100% électriques. Mais ce n’est pas une promenade de santé sur la digue d’Ostende un jour de beau temps. Ça demande de la préparation, de la rigueur et une bonne connaissance des règles du jeu. Voici mes trucs et astuces, comme un bon tuyau pour une friterie qui ne triche pas sur les sauces :
- Faites une simulation précise : Avant même de penser à regarder les annonces, utilisez les simulateurs régionaux pour la TMC et la Taxe de Circulation. Entrez les données du modèle que vous visez (puissance, CO2, âge). Ça vous donnera une idée très claire du coût fiscal.
- Vérifiez le COC : Assurez-vous que le véhicule dispose bien de son Certificat de Conformité européen. C’est une condition sine qua non pour l’immatriculation.
- Calculez tous les frais : N’oubliez aucun poste de dépense : TVA éventuelle, TMC, TC, homologation, contrôle technique, transport, assurance, frais administratifs. Ajoutez-y toujours une petite marge pour les imprévus, on ne sait jamais.
- Demandez de l’aide si besoin : Si tout cela vous semble trop complexe, sachez qu’il existe des services spécialisés dans l’aide à l’importation de véhicules. Ils peuvent vous simplifier la vie, même si ça a un coût. Pour ça, je vous recommande de lire notre comparatif : Les services d’aide à l’importation de véhicules en Belgique : Comparatif. C’est un bon point de départ.
Importer une voiture électrique ou hybride en Belgique en 2026, c’est loin d’être un chemin semé d’embûches insurmontables. C’est juste un chemin qui demande de bien chausser ses bottines et de regarder où on met les pieds. Pour les électriques, c’est clair, le feu est vert. Pour les hybrides, soyez vigilant, le code de la route fiscal a changé. Mais avec les bonnes infos, vous éviterez les amendes salées et pourrez profiter pleinement de votre nouvelle acquisition sur nos belles routes belges. Et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas. C’est ma tournée ! Et si vous avez encore des doutes sur l’importation en général, notre guide principal sur l’Importation et Exportation Voiture Belgique est toujours là pour vous.
