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Acheter une voiture neuve en France et l’importer en Belgique : Le guide (2026)

Alors, on jette un œil du côté de la France pour trouver la voiture neuve de ses rêves ? C’est une idée qui traverse l’esprit de pas mal de Belges, et pour cause ! Entre les offres alléchantes, la diversité des modèles ou simplement un coup de cœur qui n’existe pas chez nous, traverser la frontière peut sembler une bonne affaire. Mais attention, on n’importe pas une voiture neuve comme on achète une baguette de pain à Lille. Il y a un peu de paperasse, quelques étapes précises, et surtout, il faut comprendre les règles du jeu. Vous êtes curieux de savoir comment ça marche, sans vous prendre la tête avec du jargon ? Laissez-moi vous guider pas à pas. On va voir ensemble les pièges à éviter et les bonnes astuces pour que votre nouvelle monture arrive sans souci dans votre allée en Belgique. C’est un peu un parcours du combattant, oui, mais je suis là pour vous mettre sur les rails, loin des galères inutiles. Et si vous voulez une vue d’ensemble sur toutes les démarches, y compris pour les véhicules d’occasion, jetez un œil à notre guide principal sur l’ Importation et Exportation Voiture Belgique.

Pourquoi acheter sa voiture neuve en France, vraiment ?

Honnêtement, en 2026, l’écart de prix entre la Belgique et la France pour une voiture neuve n’est plus aussi flagrant qu’il y a quelques années. Fini le temps des « vraies bonnes affaires » à tous les coups. Les constructeurs harmonisent pas mal leurs tarifs dans la zone euro. Cela dit, il y a toujours quelques raisons valables qui peuvent vous pousser à traverser la frontière. Une promotion éclair chez un concessionnaire français, une version ou une finition spécifique qui n’est pas distribuée chez nous, ou encore, parfois, des délais de livraison un peu plus courts. Je me souviens d’un client, il y a deux ans, qui cherchait désespérément un modèle hybride rechargeable avec une couleur particulière. Introuvable en Belgique, mais disponible chez notre voisin. Il a sauté le pas, et avec la bonne méthode, ça s’est très bien passé. Mais il faut vraiment faire ses calculs au cordeau et ne pas juste se fier à un prix affiché qui paraît attractif.

Mandataire ou concessionnaire : On choisit quoi ?

C’est la première question à se poser. Le mandataire auto, c’est un peu l’intermédiaire qui va négocier pour vous auprès de plusieurs concessionnaires. Il peut dégoter de meilleurs prix, surtout si vous n’êtes pas pressé. Par contre, attention aux délais et à la communication. Avec un concessionnaire classique, vous avez un contact direct, c’est souvent plus simple pour le suivi et les formalités. Mon conseil ? Comparez les offres des deux. Demandez des devis précis, avec tous les détails : le prix « net export » (on va en parler), les options, le délai, et surtout, assurez-vous que le véhicule est bien « neuf » selon la définition européenne (moins de 6 mois OU moins de 6000 km).

Les documents qui changent tout : La TVA et le Certificat de Conformité

C’est là que ça devient un peu plus technique, mais on va faire ça simplement. Pour une voiture neuve achetée en France et importée en Belgique, vous avez deux mastodontes à dompter : la TVA et le Certificat de Conformité.

La TVA : le grand écart franco-belge

Une voiture est considérée comme neuve si elle a moins de 6 mois ET/OU moins de 6 000 kilomètres. Si votre véhicule correspond à cette définition, voici la règle d’or : vous n’allez PAS payer la TVA en France. Le concessionnaire français doit vous vendre la voiture en « hors taxes » (HT), c’est-à-dire sans la TVA française à 20%. Vous devrez ensuite vous acquitter de la TVA belge à 21% une fois le véhicule arrivé chez nous. C’est le principe de la TVA intracommunautaire. On évite ainsi de payer deux fois la taxe. Si un vendeur français insiste pour vous facturer la TVA, c’est qu’il n’a pas compris la procédure pour l’export intracommunautaire. Fuyez ! Ou du moins, expliquez-lui calmement la règle. Et si vous avez des doutes sur les spécificités pour les voitures électriques et hybrides, on en parle dans notre article sur la Fiscalité des voitures importées électriques et hybrides en Belgique.

Le COC : votre passeport pour la Belgique

Le Certificat de Conformité (COC), c’est LA pièce d’identité de votre voiture. Il atteste que le véhicule respecte toutes les normes techniques européennes et est conforme au modèle homologué. Pour une voiture neuve, le concessionnaire français DOIT vous le fournir. C’est impératif. Sans ce papier, l’immatriculation en Belgique sera un vrai casse-tête, voire impossible. Assurez-vous qu’il vous soit remis avant de partir du garage, ou au moins qu’il soit envoyé rapidement. C’est souvent un petit document avec un numéro de série, des infos sur les émissions, les dimensions… bref, toutes les caractéristiques techniques. Gardez-le précieusement, il vaut de l’or !

Les étapes clés de l’importation : de l’Hexagone au Plat Pays

1. L’achat et la facture en France

Une fois votre voiture choisie et le prix négocié, la facture doit mentionner clairement :

  • Vos coordonnées complètes (nom, adresse, numéro de TVA si vous en avez un).
  • Les coordonnées du vendeur.
  • Le prix « hors taxes » (HT).
  • La marque, le modèle, le numéro de châssis (VIN).
  • La date de la première mise en circulation et le kilométrage (pour prouver qu’il est bien neuf).

Demandez bien un exemplaire original de la facture et du COC. Ne partez pas sans eux !

2. Le rapatriement de la voiture : la logistique, ça compte !

Comment ramener votre bolide ? Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Les plaques provisoires françaises : Vous pouvez demander des plaques « WW » en France pour ramener la voiture par la route. C’est valable quelques semaines et vous permet de rouler légalement.
  • Le transport sur remorque : C’est sans doute l’option la plus sûre et la plus confortable. Vous mandatez un transporteur spécialisé. Il existe plein d’entreprises qui font ça très bien. L’avantage ? Pas de kilomètres en plus, pas de soucis d’assurance provisoire. Si vous voulez des conseils sur ce sujet, nous avons un article dédié : Transport de véhicules importés : Choisir le bon prestataire en Belgique.

Quelle que soit la solution, assurez-vous d’être bien assuré pour le trajet retour. Une bonne assurance temporaire est toujours une bonne idée. Une bête pierre projetée peut arriver vite.

3. Le passage à la douane belge : le fameux formulaire E705

Une fois la voiture en Belgique, première étape : la douane. Même si c’est une voiture neuve de l’UE, il faut la déclarer. Vous devrez vous rendre dans un bureau de douane avec :

  • La facture d’achat.
  • Le Certificat de Conformité (COC).
  • Une pièce d’identité.

La douane vous remettra alors le formulaire E705, qui atteste que vous avez bien rempli vos obligations douanières. Ce document est indispensable pour la suite. C’est une simple formalité, souvent rapide, mais obligatoire. Sans le E705, la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules) ne fera rien.

4. Le paiement de la TVA belge

Avec le E705 en poche, vous avez 10 jours pour aller payer la TVA belge (21%) auprès de l’Administration Générale de la Fiscalité. C’est sur base de votre facture HT française. Vous recevrez une attestation de paiement, également nécessaire pour l’immatriculation. N’oubliez pas cette étape, c’est crucial pour être en règle.

5. Le contrôle technique de pré-immatriculation

Oui, même une voiture neuve doit passer au contrôle technique si elle n’a jamais été immatriculée en Belgique. Ce n’est pas un contrôle technique « classique » avec des tests de pollution, de freins, etc., mais plutôt un contrôle « administratif » et d’identification. On vérifie le numéro de châssis, la conformité avec le COC, le poids, les dimensions. C’est ce qu’on appelle le « contrôle de pré-immatriculation ». Prenez rendez-vous dans un centre agréé. Une fois passé, vous recevrez une « feuille rose » (demande d’immatriculation) dûment tamponnée, avec le certificat de visite.

6. L’immatriculation à la DIV

Vous êtes presque au bout ! Avec :

  • Le formulaire E705.
  • L’attestation de paiement de la TVA.
  • La feuille rose du contrôle technique.
  • Le COC.
  • Votre assurance auto valide (votre assureur se chargera de transmettre électroniquement la demande à la DIV).

Votre assureur se chargera de la demande d’immatriculation auprès de la DIV. Quelques jours plus tard, votre plaque d’immatriculation belge arrivera par la poste, et vous pourrez enfin rouler légalement avec votre nouvelle acquisition !

Les coûts à anticiper (au-delà du prix d’achat)

Importer une voiture neuve, ça a un coût. Ne vous laissez pas surprendre :

  • TVA belge (21%) : La plus grosse dépense après le prix d’achat.
  • TMC (Taxe de Mise en Circulation) : Une taxe unique à payer lors de la première immatriculation en Belgique. Elle dépend de la puissance du moteur et des émissions de CO2. Pour les voitures neuves très polluantes, ça peut piquer fort.
  • Taxe de circulation annuelle : À payer chaque année. Le montant dépend aussi de la puissance et des émissions.
  • Frais de transport : Si vous faites appel à un professionnel. Comptez quelques centaines d’euros.
  • Frais de contrôle technique : Une quarantaine d’euros, généralement.
  • Coût de la plaque d’immatriculation : Quelques euros pour la fabrication et l’envoi.

Faites vos calculs avant de signer quoi que ce soit. Une belle promo française peut vite perdre de son charme face aux taxes belges ! C’est le genre de détails que l’on oublie parfois, mais croyez-moi, l’addition peut être salée. Pour éviter ce genre de désagréments, n’hésitez pas à consulter notre article sur les Erreurs fréquentes à éviter lors de l’importation de voitures en Belgique.

Mon petit mot de la fin

Voilà, vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre les démarches si vous envisagez d’acheter une voiture neuve en France et de l’importer chez nous. Ça demande un peu de rigueur, de la patience et une bonne gestion des papiers. Mais avec ces informations, vous ne devriez pas vous retrouver le bec dans l’eau. Le jeu en vaut la chandelle si vous trouvez vraiment « LA » voiture ou une offre imbattable. Mais attention aux « promesses » trop belles pour être vraies. Le marché automobile belge est compétitif aussi !

N’oubliez jamais que l’information est votre meilleure amie. Une bonne préparation vous évitera bien des tracas. Si un point vous semble obscur, n’hésitez pas à contacter les administrations compétentes ou à passer chez votre assureur, qui est souvent de bon conseil. Bonne route, et j’espère que votre future voiture française vous apportera beaucoup de plaisir sur nos belles routes belges !

Pour plus d’informations sur les procédures douanières et la TVA, vous pouvez consulter le site du SPF Finances (https://finances.belgium.be/fr/particuliers/vehicules/achat-vente-vehicule/achat-vehicule-pays-ue) ou le site de la Douane et Accises (https://finances.belgium.be/fr/douanes_accises).

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