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Voiture électrique

L’eau et les voitures électriques: consommation pour production et batteries (2026)

Bonjour les amis électro-curieux ! Vous savez, on parle beaucoup de l’impact des voitures électriques sur l’environnement, surtout de ce qui sort de leur « pot d’échappement » inexistant. Mais il y a un aspect qu’on oublie souvent, une ressource tellement basique et pourtant si précieuse : l’eau. Quand on pense « voiture électrique » en Belgique, on pense autonomie, bornes de recharge à Gand ou Liège, subventions régionales… Mais qui se demande combien de litres d’eau il a fallu pour la fabriquer, cette belle ID.3 ou ce Kona Electric garé devant chez nous ? C’est une question légitime, une partie de l’équation globale de l’Impact Écologique des Voitures Électriques, et c’est ce que je vous propose d’explorer aujourd’hui. Accrochez-vous, on va mouiller la chemise !

L’eau, cette invitée discrète de nos usines auto

Quand on parle de la fabrication d’une voiture, qu’elle soit thermique ou électrique, l’eau est partout. Du nettoyage des pièces à la peinture, en passant par les processus de refroidissement des machines, nos usines en consomment. Mais pour l’électrique, le débat se corse un peu à cause de cette fameuse batterie. On s’imagine des mines asséchées au Chili ou des usines gigantesques en Chine, et on se demande : est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Franchement, j’ai longtemps eu cette image en tête. J’ai lu pas mal de choses à ce sujet, et ce qui est clair, c’est que la production d’un véhicule, quel qu’il soit, est gourmande en ressources. Pour une voiture classique, disons une Golf thermique qui roule encore très bien sur nos routes belges en 2026, il faut des litres et des litres d’eau pour fabriquer chaque composant, pour raffiner l’acier, pour peindre la carrosserie. L’industrie automobile a toujours été une grande consommatrice d’eau. La différence avec le VE ? Les batteries. Elles sont le cœur du sujet.

La soif insoupçonnée de nos batteries : quand les kWh riment avec H2O

Ah, les batteries ! Ces petites merveilles de technologie qui nous permettent de faire 400 km d’autonomie WLTP avec une seule charge. Mais derrière chaque kWh de capacité, il y a un processus de fabrication assez intense. Prenons les matières premières : le lithium, le cobalt, le nickel… Leur extraction est souvent pointée du doigt. Dans certaines régions du monde, notamment en Amérique du Sud pour le lithium, l’extraction se fait par évaporation de saumure. Il s’agit en gros de pomper de l’eau salée souterraine, la laisser s’évaporer sous le soleil pendant des mois, et récupérer le lithium concentré. Ça, ça consomme énormément d’eau, ou plutôt ça déplace l’eau et en fait s’évaporer des quantités folles. On parle de plusieurs milliers de litres d’eau par tonne de lithium. C’est un choc quand on l’apprend, n’est-ce pas ? Moi, ça m’a fait tiquer la première fois.

Ensuite, une fois les métaux extraits, il faut les transformer en matériaux de batterie. Là encore, des processus chimiques de purification et de raffinage, souvent appelés hydrométallurgie, demandent de l’eau. Beaucoup d’eau pour rincer, pour dissoudre, pour précipiter. Ces étapes sont déterminantes pour obtenir des matériaux de haute pureté, une exigence pour que nos batteries ne perdent pas trop vite de leur capacité. Sans cette pureté, l’autonomie et la durée de vie de votre VE en prendraient un coup. C’est un compromis qu’il faut comprendre.

Pour vous donner une idée, plusieurs études ont essayé de chiffrer cette consommation. Une étude de l’université de Münster datant de 2022 montrait qu’un véhicule électrique peut mobiliser entre 10 000 et 20 000 litres d’eau pour sa fabrication complète, dont une bonne partie pour la batterie. Comparons cela à une voiture thermique : la fabrication des matériaux, y compris l’essence qui demande de l’eau pour son raffinage, pourrait atteindre des chiffres similaires, voire supérieurs si on inclut le cycle de vie complet du carburant. Une autre étude, que j’ai dénichée chez le Nature Sustainability Journal en 2020, mettait en lumière l’importance de la source d’énergie et de la localisation des usines.

Alors, plus d’eau pour l’électrique que pour le thermique ? La question piège…

C’est LA question que tout le monde se pose. Et la réponse est… complexe. Sur la seule phase de production, en excluant le carburant, une voiture électrique peut potentiellement utiliser plus d’eau qu’une thermique, principalement à cause des minerais des batteries. MAIS ! C’est un grand « mais ». Si l’on prend en compte le cycle de vie complet, c’est-à-dire la production du véhicule PLUS la production du carburant nécessaire à une voiture thermique pendant toute sa durée de vie (raffiner l’essence ou le diesel demande aussi une quantité d’eau considérable et ce, année après année), la balance penche souvent en faveur de l’électrique.

Une voiture thermique, c’est des centaines de milliers de litres d’eau pour le carburant qu’elle va brûler sur 15 ans. Ce chiffre est difficile à ignorer. Le défi pour l’électrique, c’est de réduire cette empreinte « à la source », pendant la fabrication.

La Belgique dans tout ça : ce qu’on fait (ou pas) chez nous

La Belgique ne fabrique pas de batteries à grande échelle sur son territoire, il faut être clair. Nos usines comme Volvo à Gand ou Audi à Bruxelles assemblent des véhicules, mais les cellules de batterie viennent d’ailleurs. Cela dit, notre pays a un rôle à jouer. Premièrement, par la législation et les incitants que nos gouvernements régionaux (Wallonie, Flandre, Bruxelles) mettent en place. Les subventions régionales, les avantages fiscaux pour les entreprises qui optent pour des VE, tout cela pousse l’industrie à s’orienter vers des constructeurs qui, espérons-le, intègrent la durabilité dans leur chaîne de valeur.

Ensuite, nous avons des centres de recherche. J’ai eu l’occasion de discuter avec des ingénieurs à l’IMEC en Flandre, par exemple. Ils planchent sur des technologies de batteries plus durables, moins dépendantes des métaux critiques, et donc potentiellement moins gourmandes en eau. C’est un domaine où l’innovation est un pilier, et la Belgique y contribue modestement mais sûrement.
Et puis, il y a la question du recyclage. C’est là que la boucle peut se boucler ! En Wallonie et en Flandre, des initiatives se développent pour le recyclage des batteries de VE en Belgique. Si on peut récupérer les matériaux des batteries en fin de vie avec des processus qui consomment moins d’eau que l’extraction primaire, on gagne sur tous les tableaux. Le recyclage est une solution de rechange pour atténuer la demande en nouvelles matières premières.

Et la recharge ? Zéro eau… ou presque !

Une question qui revient souvent est « est-ce que ma borne de recharge à la maison ou mon passage au réseau Ionity/TotalEnergies utilise de l’eau ? » La réponse directe est non. La borne elle-même ne consomme pas d’eau pour recharger votre voiture. L’électricité, par contre, peut avoir une empreinte eau selon sa source. Si votre électricité vient d’une centrale nucléaire ou thermique (charbon, gaz), ces centrales utilisent de l’eau pour le refroidissement. Mais si elle vient d’éoliennes ou de panneaux solaires (de plus en plus présents en Belgique, surtout en Flandre et à Bruxelles), l’empreinte eau est minime. L’impact se déplace donc de la voiture à la production de l’énergie.

Les défis futurs et l’optimisme raisonné

L’avenir des voitures électriques en Belgique, comme ailleurs, passera par une réduction de cette empreinte eau, c’est une certitude. Les constructeurs travaillent sur des usines plus efficientes, des processus d’extraction moins gourmands en eau, et des batteries aux chimies différentes. On voit déjà des avancées avec les batteries LFP (Lithium Fer Phosphate) qui utilisent moins de cobalt et de nickel, des métaux dont l’extraction est souvent plus problématique.

Ce n’est pas un parcours sans embûches, soyons réalistes. Mais le mouvement est lancé. Les innovations dans la conception des batteries, les améliorations dans les techniques de recyclage et une meilleure gestion de l’eau dans les processus industriels sont sur la bonne voie. J’ai foi que d’ici quelques années, ces chiffres de consommation d’eau pour la production vont chuter de manière significative.

Un mot pour la fin : gardons la tête froide

Finalement, cette question de l’eau pour les voitures électriques est une illustration parfaite de la complexité de l’impact environnemental. Il n’y a pas de solution parfaite, et chaque technologie a ses défis. Ce que nous, en tant qu’amis des VE, devons faire, c’est rester informés, poser les bonnes questions et encourager l’innovation durable. La voiture électrique, même avec sa « soif » initiale, reste une solution prometteuse pour notre climat, surtout en Belgique où notre électricité se décarbonise progressivement.

Alors, la prochaine fois que vous branchez votre voiture à une borne de recharge rapide en Wallonie, ou que vous planifiez un trajet vers la côte flamande avec votre autonomie rassurante, pensez-y : des efforts considérables sont faits pour que cette technologie soit toujours plus respectueuse de toutes nos ressources, y compris la plus vitale d’entre elles. Continuons à discuter, à apprendre, et à rouler plus vert !

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