Salut à toutes et à tous ! Aujourd’hui, on va papoter un peu chiffres et électrons. Vous le savez, ici, on adore décortiquer l’actualité du marché VE belge, et pour bien comprendre où on en est en 2026, il faut parfois jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Je vous propose de nous pencher ensemble sur les ventes de voitures électriques en Belgique pour le tout premier trimestre de 2024. C’était un moment clé, un véritable baromètre pour ce qui allait suivre. On va voir comment ces premiers mois de 2024 ont posé les jalons de l’accélération qu’on observe maintenant. Pour une vision plus large de ce qui se passe, n’oubliez pas de jeter un œil à nos Actualités du Marché VE Belge, notre guide pilier sur le sujet.
Q1 2024 : Le marché belge des VE a-t-il vraiment décollé ?
Quand on a analysé les chiffres fin mars 2024, le constat était sans appel : le marché belge du véhicule électrique (VE) n’était plus une niche. Les ventes ont connu une belle envolée ! Sans entrer dans des détails trop fastidieux, les immatriculations de véhicules 100% électriques ont grimpé en flèche comparé au même trimestre de 2023. Pour être précis, on parlait d’une augmentation de l’ordre de 60 à 70 % selon les sources. Un bond ! Ça peut paraître énorme, mais il faut contextualiser : on partait d’une base plus petite, évidemment. Néanmoins, la part de marché des VE purs a dépassé les 20 % des nouvelles immatriculations en Belgique durant ce trimestre. C’est quand même un cap symbolique qui montrait bien que la bascule était en marche.
Ce qui frappait, c’est que cette croissance n’était pas uniforme. Elle était tirée majoritairement par les entreprises. Les flottes de sociétés se sont « électrifiées » à une vitesse folle. Pourquoi ? Eh bien, la fiscalité belge joue un rôle de taille, et on en parlera juste après. Pour les particuliers, la progression était là aussi, mais à un rythme un peu plus lent. Il y avait encore des freins, des questions… C’est normal. Quand je me souviens des discussions avec mes amis qui hésitaient à ce moment-là, le prix d’achat initial et la recharge étaient souvent les points qui revenaient.
Les moteurs de cette accélération au début de 2024
Plusieurs facteurs ont convergé pour créer cette dynamique.
- la fiscalité incitative pour les entreprises.
- l’élargissement de l’offre de modèles.
- les subventions régionales qui commençaient à bien prendre.
Voyons ça de plus près.
La Fiscalité, ce « turbo » méconnu
Ah, la Belgique et sa fiscalité ! C’est souvent complexe, mais pour le VE, elle a clairement joué en faveur de l’électrification, surtout pour les entreprises. Depuis 2020, la déductibilité fiscale à 100 % des voitures de société électriques était un argument de poids. En 2024, cette règle était toujours en vigueur, et les gestionnaires de flotte ne s’y sont pas trompés. Pour eux, c’est une équation simple : moins d’impôts, des avantages en nature (VAA) plus faibles pour les employés, et une image d’entreprise plus « verte ». C’est pour ça que les ventes étaient si fortes côté B2B. Pour les hybrides rechargeables, la situation était déjà en train de se resserrer avec des taux de déduction qui diminuaient progressivement, comme nous l’avons déjà évoqué dans notre article sur La Fiscalité des Hybrides Rechargeables en Belgique : Transition ou Impasse ?. Ce contexte a poussé encore plus vers le 100% électrique.
Les aides régionales : un coup de pouce bienvenu
Et puis, il y avait les régions ! En Wallonie, le « plan Get Up Wallonia » prévoyait des primes à l’achat pour les particuliers et les PME. En Flandre, il y avait aussi des incitants, souvent liés à l’installation de bornes de recharge privées, ou à l’achat de VE d’occasion. Bruxelles, elle, misait plus sur l’infrastructure et les zones de basses émissions. C’est typiquement belge, on a trois vitesses, trois approches différentes. Mais l’effet combiné de ces mesures régionales, même si elles n’étaient pas toujours simples à naviguer, a commencé à se faire sentir sur le volume des ventes.
Une offre de modèles enfin étoffée
Fin 2023, début 2024, le catalogue de voitures électriques a gonflé de manière significative. On ne se limitait plus aux modèles premium hors de prix. De nouvelles marques chinoises sont arrivées, les constructeurs traditionnels ont sorti des modèles plus abordables, dans des segments comme les citadines ou les compactes. Ça a permis à plus de gens de trouver chaussure à leur pied, et d’élargir le marché. Si vous voulez approfondir ce point, on a une analyse complète de la Diversité des Modèles de VE Offerts en Belgique.
Vos questions, j’y réponds (avec le recul de 2026)
En 2024, beaucoup se posaient encore des questions légitimes. Jetons un coup d’œil à celles qui revenaient le plus, et comment les données de Q1 2024 commençaient déjà à y apporter des éléments de réponse.
« C’est cher, non, une voiture électrique ? »
C’est vrai, le prix d’achat d’un VE était (et reste souvent) plus élevé que son équivalent thermique. Mais en 2024, l’argument du « coût total de possession » (TCO) commençait à vraiment percer. Les coûts d’entretien réduits, la faible taxe de mise en circulation, l’absence de taxe de circulation annuelle dans certaines régions (comme la Flandre et Bruxelles pour les 100% électriques) et le coût du « carburant » (l’électricité) bien inférieur à celui de l’essence ou du diesel, tout ça faisait pencher la balance. Pour les entreprises, c’était d’autant plus évident avec les avantages fiscaux.
« Et la recharge, ça se passe comment ? Je ne vais pas rester en panne au bord de la route ? »
C’était LA question qui angoissait le plus les potentiels acheteurs en 2024. Pourtant, le réseau de bornes de recharge publiques continuait de s’étoffer à un bon rythme. Des acteurs comme le réseau Ionity ou TotalEnergies (qui déploie des bornes rapides sur ses stations-service) multipliaient les points de charge. En Belgique, on a vu une belle croissance des bornes installées, aussi bien sur les autoroutes qu’en ville. La plupart des gens rechargent chez eux, la nuit, avec une borne domestique. C’est le plus simple, le moins cher. Pensez aux `kWh` comme aux litres de votre réservoir : votre voiture électrique ne boit pas d’essence, elle « mange » des `kWh` pour avancer. Plus la batterie est grande (plus de `kWh`), plus elle a d’autonomie. La puissance de charge d’une borne, elle, c’est la « vitesse » à laquelle elle remplit votre « réservoir ».
« L’autonomie en hiver, c’est un problème, non ? »
Oui, l’autonomie d’un VE diminue un peu en hiver. C’est une réalité physique. Les batteries lithium-ion n’aiment pas le froid et il faut aussi chauffer l’habitacle, ce qui consomme de l’énergie. En 2024, on estimait que la perte pouvait atteindre 15 à 25 % de l’autonomie WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure), ce chiffre théorique obtenu en laboratoire. Mais les voitures modernes sont de mieux en mieux équipées pour gérer ça, avec des pompes à chaleur par exemple. Et puis, la taille des batteries augmentant, une perte de 20 % sur une autonomie de 400 km, c’est encore 320 km. Largement suffisant pour la plupart des trajets quotidiens.
« Wallonie, Flandre, Bruxelles : c’est pareil partout ? »
Non, vous l’aurez compris, en Belgique, rien n’est jamais pareil partout ! Les subventions, les taxes, les politiques d’infrastructure diffèrent d’une région à l’autre. C’est parfois un casse-tête pour le consommateur, mais ça fait partie du charme (ou pas !) de notre pays. En 2024, on voyait déjà des disparités dans l’adoption des VE : la Flandre, avec une politique fiscale un peu plus uniforme et des infrastructures bien avancées, avait une longueur d’avance sur les immatriculations. La Wallonie et Bruxelles rattrapaient leur retard, notamment grâce aux plans de relance et aux zones à faibles émissions. La coordination n’est pas toujours parfaite, mais le mouvement est général.
Ce que le Q1 2024 nous a appris pour l’avenir
Les chiffres du premier trimestre 2024 étaient clairs : le marché belge des voitures électriques était bien engagé sur une trajectoire de croissance soutenue. Ça montrait que les incitants fiscaux pour les entreprises étaient diablement efficaces. Cela soulignait aussi l’importance d’une offre variée et de prix plus accessibles pour toucher un public plus large. En 2026, quand on regarde ces chiffres, on voit que la tendance s’est confirmée, voire amplifiée. Les doutes de 2024 sur la viabilité du VE se sont largement dissipés. Bien sûr, il reste des défis : le coût de l’électricité, la puissance du réseau pour accompagner une électrification massive, la provenance des matériaux. Mais la route est tracée.
Alors, oui, l’analyse du Q1 2024 nous a donné un bon aperçu de la maturité du marché VE en Belgique. On a vu que les mentalités changeaient, que les craintes diminuaient au fur et à mesure que l’offre et l’infrastructure se développaient. C’est un marché dynamique, en perpétuelle évolution, et je suis personnellement optimiste pour la suite. La transition est là, elle est bien réelle, et elle est excitante à suivre !
Pour des informations complémentaires et des statistiques, n’hésitez pas à consulter les rapports de la FEBIAC (Fédération Belge de l’Automobile et du Cycle) et les analyses de la ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles), qui sont des sources fiables pour ces données.