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Importer un véhicule utilitaire en Belgique : Guide professionnel (2026)

Alors comme ça, vous lorgnez sur un utilitaire qui ne se trouve pas sous nos latitudes belges, ou du moins pas au prix que vous voulez ? Une bonne affaire, un modèle spécifique qui manque à l’appel chez nous ? Je vous comprends tout à fait. En 2026, importer un véhicule utilitaire en Belgique, ce n’est pas la mer à boire, mais ce n’est pas non plus une promenade de santé sans un minimum de préparation. C’est un peu comme monter un meuble IKEA sans la notice : ça peut marcher, mais ça risque de vous prendre plus de temps et de vous laisser quelques vis en trop sur les bras.

Moi, je vous le dis direct : si vous êtes un pro, que vous soyez indépendant, patron de PME ou même grand artisan, chaque euro compte, chaque minute est précieuse. Et une bonne occase qui vous permet d’équiper votre entreprise avec le véhicule parfait, ça ne se refuse pas. C’est pourquoi j’ai mis au point ce guide, bien ancré dans notre réalité belge, pour que l’importation de votre future camionnette, pick-up ou autre véhicule de chantier se passe comme sur des roulettes. Nous allons voir ensemble comment ne pas vous faire pigeonner et comment éviter les chausse-trappes administratives. Et si vous voulez une vue d’ensemble sur le sujet plus large, allez jeter un œil à notre guide principal ici : Importation et Exportation Voiture Belgique.

Pourquoi chercher votre utilitaire au-delà de nos frontières ?

Pourquoi se donner tout ce mal, me direz-vous ? La réponse est simple : l’argent, la disponibilité et parfois même l’exclusivité. En Allemagne, par exemple, le marché de l’occasion est vaste, les prix souvent plus doux et la qualité généralement au rendez-vous. On trouve des véhicules parfaitement entretenus, parfois avec des options qu’on ne voit pas souvent chez nous, surtout pour certains modèles de Mercedes Sprinter ou de VW Crafter. C’est pareil aux Pays-Bas pour les petits fourgons ou même en France pour des véhicules très spécifiques. Si vous cherchez un Ford Transit customisé ou un Peugeot Expert avec une configuration bien particulière pour votre activité, il y a de fortes chances que l’offre soit plus riche ailleurs.

De mon point de vue, l’importation, c’est une solution de rechange solide pour deux raisons principales. La première : les économies. On parle parfois de plusieurs milliers d’euros sur l’achat d’un bon véhicule d’occasion, et ça, pour une entreprise, ça change la donne. La deuxième : l’accès à un choix que le marché belge ne peut pas toujours vous offrir. Je me souviens d’un client qui cherchait un IVECO Daily 4×4 spécifique pour ses travaux forestiers en 2024 ; il l’a finalement trouvé en Autriche pour presque 10 000 euros de moins qu’un modèle similaire vu en Belgique. Il a fait le voyage, a profité des paysages, et a ramené une belle machine. Il faut juste savoir comment faire, et surtout, ne pas se tromper dans les papiers.

Les chausse-trappes à éviter avant de sortir le chéquier

Avant même de rêver à votre futur outil de travail, il y a quelques vérifications à faire. Je dirais que c’est le point de départ qui conditionne tout le reste. Ignorer cette étape, c’est se tirer une balle dans le pied, une fois.

Le Certificat de Conformité (COC) : votre passeport

C’est LA pièce maîtresse. Le Certificat de Conformité, ou COC, atteste que votre véhicule est conforme aux normes européennes. Sans lui, impossible de l’immatriculer en Belgique. Si le vendeur ne l’a pas, c’est déjà un signal d’alarme. Demandez-lui une copie. Si c’est un véhicule très ancien ou destiné à un marché non-européen à l’origine, il pourrait ne pas avoir de COC. Dans ce cas, il vous faudra obtenir un COC partiel auprès de l’importateur belge de la marque, ou un rapport d’identification chez un organisme agréé (type GOCA), ce qui peut coûter cher et prendre du temps. Une vraie galère, je vous assure.

La TVA : le casse-tête des professionnels

C’est ici que les choses se compliquent (ou se simplifient, selon votre situation). Si vous achetez un utilitaire dans un pays membre de l’Union européenne et que vous êtes un professionnel avec un numéro de TVA valide, vous pouvez généralement acheter le véhicule hors TVA. On parle d’acquisition intracommunautaire. L’important est que la facture mentionne bien votre numéro de TVA et la mention « Exonération de TVA – Article 39bis du Code de la TVA » (ou l’équivalent local). Vous devrez ensuite autoliquider la TVA en Belgique (généralement 21%) via votre déclaration périodique. C’est transparent si votre comptable suit bien ça.

Si vous achetez à un particulier, ou que vous n’êtes pas assujetti à la TVA, vous payez le prix TTC du pays d’achat, et la TVA belge ne s’applique pas une seconde fois. Ça, c’est pour l’UE. Par contre, si votre utilitaire vient de Suisse, du Royaume-Uni ou d’un autre pays hors UE, là, vous tombez dans les règles d’importation pures et dures avec droits de douane et TVA à l’importation. Pour ne pas vous perdre, j’ai justement rédigé un article sur le sujet qui va vous éclairer : TVA et droits de douane : Importer une voiture hors UE en Belgique. Je vous conseille d’y jeter un œil avant de faire des plans lointains.

L’odyssée administrative belge : de l’achat à l’immatriculation

Une fois le véhicule choisi et la TVA anticipée, place à l’aventure administrative. Accrochez-vous, ce n’est pas insurmontable si on suit les étapes.

1. Le transport : ramener la bête à la maison

Comment ramenez-vous votre précieux utilitaire ? Plusieurs options :

  • Sur plateau : C’est le plus simple si vous ne voulez pas vous tracasser. Vous louez un transporteur ou un plateau et le tour est joué.
  • Par la route avec des plaques temporaires : Si le véhicule est roulant et que vous voulez le conduire vous-même, il vous faut des plaques d’exportation du pays d’achat. Par exemple, des plaques « Kurzzeitkennzeichen » allemandes, valables 5 jours. Attention, assurez-vous que l’assurance liée à ces plaques est valide pour la Belgique. Pour en savoir plus sur les plaques d’exportation, c’est par ici : Les plaques d’exportation belges : Quand et comment les obtenir ?
  • Par la route avec des plaques belges temporaires : Moins courant et plus compliqué à obtenir avant l’immatriculation finale.

Une fois arrivé en Belgique, vous avez quelques jours pour le présenter à la Douane et à la TVA. La plupart des véhicules en provenance de l’UE n’ont plus besoin d’un passage physique à la douane, mais il faut faire une déclaration d’arrivée pour la TVA (formulaire E705). On le fait souvent en ligne maintenant, mais j’ai déjà vu des gens aller en personne à un bureau de douane, surtout pour un utilitaire.

2. Le Contrôle Technique : l’examen de passage

Votre utilitaire doit passer au contrôle technique belge pour recevoir son « feuille rose » (la demande d’immatriculation). Et pour un utilitaire, il y a des points spécifiques à vérifier par rapport à une voiture classique. Poids à vide, poids total autorisé en charge (PTAC), dimensions, type de carrosserie (fourgon, plateau, benne, etc.). Assurez-vous que tout est en ordre avec la législation belge. Prenez rendez-vous dans un centre agréé. Apportez le COC, l’ancienne carte grise (étrangère) et le formulaire E705.

3. L’immatriculation à la DIV : le Saint Graal belge

Avec votre feuille rose du contrôle technique, votre COC, votre formulaire E705 (ou la vignette de la douane) et l’ancienne carte grise, vous pouvez enfin demander l’immatriculation auprès de la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules). Vous pouvez passer par votre assureur, qui est le moyen le plus simple et le plus rapide pour la plupart des gens. Il s’occupera de la paperasse pour vous, et vos plaques arriveront quelques jours plus tard.

4. La fiscalité routière : la facture annuelle

En tant qu’utilitaire, votre véhicule sera soumis à des taxes différentes de celles d’une voiture de tourisme. En Belgique, on parle de la Taxe de Mise en Circulation (TMC) et de la Taxe de Circulation annuelle. Pour les utilitaires, la taxation est généralement basée sur la Masse Maximale Autorisée (MMA) ou sur le type de véhicule (« camionnette », « tracteur », « bus »). La bonne nouvelle, c’est que la TMC pour les utilitaires est souvent forfaitaire et moins élevée que pour les voitures particulières. La taxe de circulation annuelle est aussi calculée différemment. Renseignez-vous bien auprès du SPF Finances (finances.belgium.be) pour les barèmes exacts de 2026, car les règles peuvent bouger légèrement d’une année à l’autre.

Fiscalité belge pour les pros : les astuces qui comptent

Ah, la fiscalité ! Le nerf de la guerre pour tout indépendant qui se respecte. Importer un utilitaire, c’est aussi penser « déduction ».

La déductibilité de la TVA

Si vous êtes assujetti à la TVA, la TVA payée sur l’achat de votre utilitaire (celle que vous avez autoliquidée ou payée directement à l’étranger si c’est un véhicule d’occasion soumis à la TVA sur marge) est entièrement déductible. Oui, 100% ! Contrairement aux voitures de société où la déduction de la TVA est limitée (à 50% généralement), les utilitaires profitent d’une pleine déduction. C’est une sacrée bonne nouvelle, non ?

Les frais liés au véhicule

Tous les frais liés à votre utilitaire (carburant, entretien, assurances, réparations, amortissement) sont déductibles fiscalement en fonction de l’usage professionnel du véhicule. Pour un utilitaire, si son usage est exclusivement professionnel, la déduction peut être très élevée. Mais attention à l’Avantage de Toute Nature (ATN) si vous l’utilisez un tant soit peu à des fins privées. C’est une subtilité belge qui peut faire mal au portefeuille si on ne la maîtrise pas. Discutez-en avec votre comptable, il saura vous aiguiller précisément. Les règles de l’ATN pour les utilitaires ont un peu évolué en 2025, donc il faut être à jour pour 2026. L’ATN est souvent calculé différemment pour les camionnettes par rapport aux voitures de société.

Mes petits trucs et astuces de pro pour une importation sans tracas

Après des années à voir des pros se lancer dans l’aventure, j’ai quelques conseils à vous refiler, des choses simples mais qui changent tout.

  • Ne soyez pas pressé : Une bonne affaire, ça se cherche, ça se négocie. Ne prenez pas le premier venu.
  • Faites une inspection minutieuse : Ou faites-la faire. Un utilitaire, ça bosse. Il peut y avoir de l’usure, des petits pépins cachés. Demandez des photos détaillées, voire une vidéo. Ne vous fiez pas juste à l’annonce.
  • Communiquez clairement : Surtout si vous achetez à l’étranger. Si vous ne maîtrisez pas la langue, utilisez un traducteur ou demandez de l’aide. Les malentendus sur la TVA ou les papiers peuvent coûter cher.
  • Gardez tous vos papiers : Absolument TOUT ! Facture, COC, ancienne carte grise, preuve de paiement, formulaire E705, PV du contrôle technique. Organisez-vous, c’est votre bible.
  • Envisagez un intermédiaire : Pour un petit pourcentage du prix, des entreprises spécialisées peuvent gérer toute la paperasse pour vous, de l’achat à l’immatriculation. Pour les plus pressés ou les moins téméraires avec l’administratif, c’est une option qui peut valoir son pesant de cacahuètes. J’en ai vu beaucoup, et certains sont très bons.
  • Le réseau est votre ami : Parlez-en autour de vous. Un collègue a peut-être déjà importé un utilitaire et peut vous donner un coup de main ou un bon tuyau.

Importer un utilitaire en 2026, c’est donc une démarche qui demande un peu de méthode et de patience, mais qui peut vous rapporter gros. Que ce soit pour le prix, le modèle ou la qualité, le marché international regorge d’opportunités pour les professionnels belges. Ne laissez pas la paperasse vous intimider, elle est gérable si on sait où mettre les pieds. Pensez-y, et peut-être que bientôt, vous roulerez dans un utilitaire qui fera des jaloux sur les chantiers !

Alors, si l’aventure vous tente, foncez ! Mais avec la tête sur les épaules et la checklist en main. Et si jamais vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à demander conseil. Le Service Public Fédéral Mobilité et Transports (mobilit.belgium.be) est aussi une source d’informations précieuse si vous voulez vérifier des réglementations spécifiques.

Allez, bon vent et bonne route avec votre future acquisition. À tantôt !

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