Alors, vous débarquez en Belgique avec votre fidèle destrier à quatre roues ? Que ce soit pour le boulot, l’amour ou juste l’envie de découvrir nos friteries, importer sa voiture, c’est un peu le parcours du combattant. Mais pas de panique ! Nous allons voir ça ensemble, point par point. Fini le stress, je vous donne toutes les astuces pour que votre voiture roule sans souci sur nos pavés, et ce, dès 2026.
Le fait est que les démarches pour amener sa voiture chez nous peuvent paraître un peu touffues. On parle d’un pays qui aime les règles, hein ! Mais avec un bon plan, c’est carrément jouable. Si vous voulez une vue d’ensemble sur toutes les démarches, je vous conseille de jeter un œil à notre grand guide sur l’Importation et Exportation Voiture Belgique. C’est le point de départ idéal.
Étape 1 : Avant même d’arriver, la Douane, ce n’est pas qu’un mot !
La première chose à faire, et c’est souvent là que le bât blesse pour beaucoup, c’est de passer par la douane. Oui, même si vous venez d’un pays de l’Union Européenne (UE) ! C’est une formalité à ne pas rater. On ne parle pas ici d’une grande cérémonie, mais d’une étape nécessaire pour obtenir ce qu’on appelle la « Vignette E705 ».
Sans cette vignette, pas d’immatriculation. C’est simple. Pour l’obtenir, vous devez vous présenter dans un bureau de douane de votre choix. Prenez avec vous le certificat d’immatriculation de votre véhicule (les deux parties, si votre pays en a deux), la facture d’achat ou tout autre document prouvant que vous êtes le propriétaire, et votre carte d’identité. Si la voiture est neuve et vient de l’UE, vous devrez probablement payer la TVA belge (21 %). Si elle est d’occasion, c’est une autre histoire, souvent sans TVA supplémentaire si elle a plus de 6 mois ET plus de 6.000 km. Mais soyez vigilant sur ce point, car les règles peuvent parfois être subtiles. Par exemple, certains se demandent si l’importation de voitures endommagées peut poser problème, et croyez-moi, c’est une sacrée question. Notre article L’importation de voitures endommagées ou accidentées en Belgique : Est-ce possible ? apporte pas mal de lumières là-dessus.
Mon conseil ? Ne traînez pas. Faites ça dès que possible après votre arrivée. La douane, c’est le point de départ, un peu comme la première étape pour obtenir la sacro-sainte carte Sis chez nous.
Étape 2 : Le Contrôle Technique, la messe obligatoire pour votre auto
Une fois la vignette E705 en poche, direction le contrôle technique. Et là, attention ! Ce n’est pas n’importe quel contrôle. Il s’agit d’un « contrôle d’identification » pour les véhicules importés. Le but ? Vérifier que votre véhicule est conforme aux normes belges. Ils vont regarder le numéro de châssis, les papiers, et s’assurer que tout concorde. C’est très méticuleux.
Pour ce faire, prenez rendez-vous dans un centre de contrôle technique agréé. Il y en a partout en Belgique, de Liège à Gand en passant par Charleroi. Prévoyez :
- Votre vignette E705 (la fameuse !).
- Le certificat d’immatriculation étranger.
- Le certificat de conformité européen (COC) : ça, c’est LE document qui prouve que votre voiture respecte les normes européennes. Il est souvent fourni par le constructeur. S’il vous manque, vous pouvez le demander via le concessionnaire de la marque ou directement au constructeur, mais cela peut prendre du temps et coûter un peu.
- Votre carte d’identité.
Le contrôle technique vérifiera aussi l’état général de votre véhicule, comme pour un contrôle périodique normal. Freins, éclairage, pneus, pollution… tout y passe. Si tout est en ordre, vous recevrez un rapport de visite et une demande d’immatriculation (le fameux formulaire rose ou rouge).
Étape 3 : L’Immatriculation auprès de la DIV, le Saint Graal
Avec votre demande d’immatriculation en main, vous êtes à deux doigts de pouvoir rouler légalement avec des plaques belges. La DIV, c’est la Direction pour l’Immatriculation des Véhicules. C’est eux qui délivrent nos plaques. Ils ont d’ailleurs modernisé pas mal leurs services, ce qui est une bonne chose pour nous, citoyens. En 2026, la plupart des demandes se font par voie électronique via votre assureur.
Oui, votre assureur ! C’est votre intermédiaire obligé. Avant même de contacter la DIV, vous devez souscrire une assurance auto en Belgique. Choisissez un assureur, expliquez-lui votre situation et il s’occupera d’envoyer votre demande d’immatriculation à la DIV. C’est la procédure la plus courante et la plus rapide. En général, si tout est en ordre, votre plaque arrivera par la poste dans les 24 à 48 heures.
Ce que vous devez absolument avoir pour cette étape :
- Le formulaire de demande d’immatriculation (ce fameux « rose » ou « rouge » du contrôle technique).
- Le certificat de conformité (COC).
- Le certificat d’immatriculation étranger (parfois ils le gardent au contrôle technique ou le renvoient, vérifiez).
- Votre carte d’identité belge (ou un titre de séjour).
Une fois la plaque reçue, vissez-la bien ! La plaque avant est à votre charge, la plaque arrière est fournie par la DIV. Attention, ne roulez jamais sans ! Ça peut vous coûter cher, très cher. Je connais un ami, un brave Bruxellois, qui a dû s’expliquer longuement avec la police pour avoir oublié ce détail. Ce sont des choses qui arrivent, mais qu’il vaut mieux éviter.
Étape 4 : La Fiscalité, l’incontournable « TAXE » belge
Ah, la fiscalité ! En Belgique, il y a deux grandes taxes pour votre voiture :
- La Taxe de Mise en Circulation (TMC) : C’est une taxe unique que vous payez la première fois que votre véhicule est immatriculé en Belgique. Le montant dépend de plusieurs facteurs : l’âge du véhicule, la puissance fiscale (chevaux fiscaux) ou la puissance réelle (kW), et surtout, les émissions de CO2. Pour les véhicules plus récents et/ou plus polluants, la TMC peut être salée. Le SPF Finances vous enverra la facture après l’immatriculation. Préparez-vous !
- La Taxe de Circulation annuelle : Celle-ci, comme son nom l’indique, est à payer tous les ans. Elle est calculée sur les mêmes bases que la TMC. Plus votre voiture est puissante et/ou polluante, plus la note sera élevée.
En 2026, avec la transition vers des véhicules plus écologiques, attendez-vous à ce que les véhicules thermiques soient de plus en plus taxés, surtout les gros modèles anciens. Les voitures électriques, elles, bénéficient souvent d’avantages fiscaux, voire d’une exonération de TMC et de taxe de circulation dans certaines régions. Renseignez-vous bien auprès du SPF Finances pour les montants exacts, car les règles régionales (Flandre, Wallonie, Bruxelles) peuvent varier un brin.
Quelques astuces et points d’attention de votre conseiller de confiance
Importer une voiture, ce n’est pas juste cocher des cases. Voici quelques points importants :
- Le délai : Prévoyez du temps. Entre le rendez-vous douane, le contrôle technique, l’assurance et la DIV, ça peut prendre facilement quelques jours, voire une semaine ou deux si vous devez commander un COC. Soyez patient.
- Les documents : Faites des copies de tout ! Gardez les originaux précieusement. Une perte de papier, c’est un retard assuré.
- L’homologation : Si votre véhicule n’a pas de COC européen (par exemple, si vous venez d’un pays hors UE ou si c’est un modèle américain), les choses se compliquent. Vous devrez peut-être passer par une procédure d’homologation individuelle, c’est-à-dire une série de tests pour prouver que votre voiture respecte les normes belges. C’est long, c’est cher, et ce n’est pas toujours garanti. Soyez au courant avant de vous lancer !
- Le carburant : Faites le plein avec parcimonie au début. Le prix de l’essence et du diesel est souvent un choc pour ceux qui arrivent de certains pays. C’est notre réalité.
- Les plaques temporaires : Si vous arrivez avec une voiture sans plaques valides ou si votre pays ne permet pas l’exportation avec les plaques d’origine, vous pourriez avoir besoin de plaques temporaires (transit). C’est une procédure distincte qui passe aussi par la DIV. Renseignez-vous auprès de votre consulat avant votre départ.
Mon expérience me dit que la clarté des informations est votre meilleure alliée. Ne laissez aucun doute s’installer. Posez des questions aux douaniers, au personnel du contrôle technique, à votre assureur. Ils sont là pour ça. Le site du SPF Mobilité et Transports est aussi une mine d’informations officielles. Il faut juste s’y retrouver, et j’espère que cet article vous y aide un peu.
En bref, c’est un peu de paperasse, mais ça vaut le coup !
Déménager en Belgique avec sa voiture, c’est une sacrée aventure. On ne va pas se mentir, il y a des démarches. Mais avec une bonne préparation et les bonnes informations, vous serez bientôt en route, prêt à découvrir nos belles Ardennes, la côte, ou juste votre nouvelle boulangerie préférée. Et avec des plaques belges, s’il vous plaît !
N’oubliez pas que chaque situation est unique. Si vous avez des cas un peu particuliers, comme une voiture de collection, un véhicule transformé, ou une importation hors UE, il est toujours bon de contacter directement les services concernés pour éviter les mauvaises surprises. On dit souvent qu’un homme averti en vaut deux. C’est particulièrement vrai quand on parle d’administration belge !
