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Importer une voiture des États-Unis en Belgique : Guide des douanes (2026)

Alors, importer une voiture des États-Unis en Belgique, ça vous trotte dans la tête ? Vous n’êtes pas le premier, et assurément pas le dernier ! On s’imagine déjà au volant d’une Mustang rutilante ou d’un pick-up américain qui en jette, hein ? Mais entre le rêve et la réalité, il y a un océan… et surtout, une sacrée flopée de démarches administratives et de douanes à défricher. Pas de panique, on est là pour vous aiguiller. C’est un peu un parcours du combattant, mais avec les bonnes infos, ça se fait. Et croyez-moi, une bonne préparation, c’est la moitié du travail accompli. Ce qu’on va voir ensemble, c’est comment gérer la bête noire : les douanes. Pour une vue d’ensemble plus large sur l’entrée et la sortie de véhicules du plat pays, jetez un œil à notre guide sur l’Importation et Exportation Voiture Belgique.

Pourquoi diable importer une voiture des États-Unis ?

Bonne question ! Il y a plusieurs raisons qui poussent un Belge à se lancer dans cette aventure. Des modèles introuvables chez nous, des prix plus doux pour certains véhicules (surtout si on parle de voitures de collection ou de sport un peu âgées), ou simplement le kif d’avoir une bagnole qui sort de l’ordinaire. Je me souviens d’un client, un vrai passionné, qui avait craqué pour une Chevrolet Impala de ’67. Pour lui, le charme américain, ça n’a pas de prix. Mais attention, le « prix doux » à l’achat, c’est souvent la pointe de l’iceberg. Le vrai coût, on le découvre après, entre le transport, les taxes et les modifications pour la rendre « européenne ».

Le périple commence : du port américain au port belge

Avant même de parler douanes, il faut que votre bolide traverse l’Atlantique. Ça, c’est la première grosse étape. Généralement, on choisit le transport par conteneur, soit en conteneur partagé avec d’autres véhicules, soit en conteneur individuel pour plus de sécurité. Une fois le bateau arrivé, disons, à Anvers ou Zeebrugge, c’est là que les choses sérieuses avec la douane belge commencent.

La déclaration d’importation : le sésame obligatoire

Une voiture qui arrive d’un pays hors Union Européenne, elle ne rentre pas comme ça en Belgique. Il faut la déclarer. C’est là que le système PLDA (PaperLess Douanes et Accises) entre en jeu. La plupart des gens passent par un transitaire ou un déclarant en douane. Pourquoi ? Parce que les formulaires, c’est un labyrinthe. Entre les codes tarifaires, la valeur en douane et les régimes, on peut vite faire une gaffe qui coûtera cher. L’année dernière, j’ai aidé un ami qui voulait faire ça seul. Après trois jours à se prendre la tête, il a jeté l’éponge et a payé un pro. Morale de l’histoire : déléguez si vous n’êtes pas un as des papiers.

Pour cette déclaration, vous aurez besoin de pas mal de documents. Une liste non exhaustive :

  • La facture d’achat du véhicule.
  • Le certificat de titre (Title) américain du véhicule.
  • Le connaissement (Bill of Lading) de la société de transport maritime.
  • Votre pièce d’identité belge.
  • Une procuration si vous passez par un transitaire.

Ces documents permettent aux douanes d’évaluer la voiture et de calculer ce que vous leur devez. Ne rigolez pas avec ça, une erreur peut retarder tout le processus et vous coûter des frais de stationnement au port qui grimpent plus vite qu’une Bugatti sur l’autoroute.

Le nerf de la guerre : TVA et droits de douane

Ah, la fameuse addition ! C’est souvent là que l’enthousiasme initial en prend un coup. Importer un véhicule des États-Unis en Belgique, c’est comme importer n’importe quel autre bien d’un pays tiers à l’UE : vous allez devoir passer à la caisse pour la TVA et les droits de douane. Pour une explication détaillée sur ce point, notre article sur la TVA et droits de douane : Importer une voiture hors UE en Belgique vous sera d’une grande aide.

Les droits de douane

Pour les voitures, le taux des droits de douane est généralement de 10% de la valeur en douane du véhicule. Et cette « valeur en douane », c’est la valeur d’achat + les frais de transport et d’assurance jusqu’à la frontière de l’UE. Par exemple, si votre voiture coûte 20 000 euros aux US, et que le transport vous coûte 2 000 euros, les droits seront calculés sur 22 000 euros. Ça fait déjà 2 200 euros de droits.

La TVA belge

Ensuite, vient la TVA. Et en Belgique, c’est du costaud : 21%. Mais attention, cette TVA ne se calcule pas juste sur le prix d’achat. Elle est calculée sur la *valeur en douane* augmentée des *droits de douane*. Reprenons notre exemple : 22 000 € (valeur en douane) + 2 200 € (droits de douane) = 24 200 €. La TVA sera de 21% de 24 200 €, soit environ 5 082 €. On commence à parler d’une belle somme, non ?

Donc, pour notre exemple, une voiture achetée 20 000 € vous coûterait déjà 2 200 € + 5 082 € = 7 282 € juste pour les droits et la TVA. Et on ne parle pas du transport, des assurances, des frais de manutention au port, des honoraires du transitaire… Ça chiffre vite !

Petite exception qui peut vous sauver les meubles pour les oldtimers : Si votre véhicule a plus de 30 ans, n’a pas subi de modifications substantielles, est d’un modèle ou type qui n’est plus produit et n’est pas utilisé comme moyen de transport quotidien (ce qu’il faut prouver), il peut être considéré comme un véhicule de collection. Dans ce cas, les droits de douane tombent à 0% et la TVA est réduite à un taux de 6%. Une aubaine pour les amateurs de vieilles américaines ! Mais les critères sont stricts, les douaniers ne sont pas des tendres là-dessus. Il faut vraiment que ça corresponde.

Le dédouanement : la phase concrète

Une fois que vous avez la bonne déclaration PLDA et que les montants sont calculés, il faut payer. Le paiement se fait généralement par virement bancaire aux douanes. Une fois le paiement confirmé, vous recevez une « mainlevée » (release). Ce document est votre passeport pour récupérer la voiture au port. Sans ça, pas moyen de bouger le véhicule. C’est comme vouloir acheter une friterie sans argent, ça ne marche pas.

Le délai pour toutes ces étapes ? Ça peut varier. Comptez généralement quelques jours ouvrables une fois que le dossier est complet et correct. Mais si vous avez oublié un papier, si la valeur déclarée semble louche aux yeux des douanes, ou s’il y a un contrôle physique, ça peut prendre plus de temps. J’ai vu des voitures rester bloquées une semaine, voire deux, à cause d’un détail. Chaque jour, ce sont des frais de gardiennage supplémentaires, donc autant être précis du premier coup.

Après les douanes : les étapes suivantes

Ouf, la voiture est dédouanée, vous l’avez récupérée. C’est fini ? Que nenni ! En Belgique, un véhicule importé des États-Unis doit passer par d’autres étapes avant de rouler légalement sur nos routes. Je vous le dis tout de suite, c’est là que la vraie galère technique peut commencer.

1. L’homologation

La voiture américaine est fabriquée selon des normes différentes des nôtres. Feux, clignotants (souvent rouges à l’arrière aux US, ce qui est interdit chez nous), ceintures de sécurité, vitrage, phares, même l’échappement… tout ça doit être conforme aux normes européennes. Il faudra un rapport d’homologation ou un CoC (Certificat of Conformity) si le véhicule est ancien et qu’une procédure d’homologation individuelle est nécessaire. C’est souvent le plus gros poste de dépenses après les taxes, car il faut parfois changer pas mal de pièces. Certains garages sont spécialisés là-dedans, c’est à eux qu’il faut s’adresser.

2. Le Contrôle Technique

Une fois homologuée (ou du moins préparée pour l’homologation), la voiture doit passer au contrôle technique. Là, ils vont vérifier tout de A à Z : état général, conformité aux normes (celles que vous venez de faire adapter), sécurité… Si tout est bon, vous aurez un papier rose.

3. L’Immatriculation

Avec le papier rose du contrôle technique, le certificat de dédouanement 705 (reçu des douanes), et tous les autres documents d’importation, vous pouvez enfin demander l’immatriculation à la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules). Vous recevrez alors votre plaque belge. C’est le Graal !

Un conseil d’ami belge

Mon grand-père disait toujours : « Mieux vaut prévenir que guérir. » Et pour l’importation de voitures, c’est criant de vérité. Ne partez pas à l’aveuglette. Avant même de faire le virement pour la voiture de vos rêves, renseignez-vous sur les coûts totaux. Demandez des devis pour le transport, pour les frais de douane (simulés), et surtout pour les modifications d’homologation. Un bon garage spécialisé pourra vous donner une idée assez précise.

Vérifiez bien le vendeur, l’état du véhicule. Un ami a déjà eu la mauvaise surprise de recevoir une voiture avec un historique de « salvage title » (véhicule gravement accidenté) qu’il n’avait pas vu. C’est une mésaventure que personne ne souhaite.

Pour des informations officielles et à jour, je vous conseille de jeter un œil sur les sites du SPF Finances – Douanes et Accises et du SPF Mobilité et Transports. Ce sont vos meilleurs alliés pour éviter les mauvaises surprises.

En bref : pas simple, mais faisable

Importer une voiture des États-Unis en Belgique, ce n’est pas un petit boulot. C’est un projet qui demande du temps, de la patience et un budget solide. Les douanes, avec la TVA et les droits, représentent une part significative du coût. Les étapes post-douanières, comme l’homologation, sont souvent sous-estimées. Mais si vous êtes un passionné, si vous avez bien préparé votre coup et si votre budget le permet, alors oui, c’est une aventure qui peut en valoir la chandelle. N’hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels. Ça vous fera gagner du temps et de l’argent, à coup sûr.

Et rappelez-vous, la route est longue, mais la satisfaction de rouler dans une voiture unique, ça, ça n’a pas de prix. Enfin si, ça en a un, et on vient de le voir ! Bonne route !

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