La Valeur de Revente des Voitures Électriques et Hybrides d’Occasion en Belgique (2026)
Le marché de l’occasion en Belgique a connu un sacré remue-ménage ces dernières années. Finis les jours où l’on achetait juste une voiture « qui roule » sans trop se poser de questions sur son avenir. En 2026, l’électrique et l’hybride sont partout, et c’est une excellente nouvelle. Mais que vaut vraiment une voiture électrique ou hybride quand on veut la revendre ? C’est une question piège, croyez-moi. Nous allons y voir plus clair ensemble, sans fioritures. Mon but ici, c’est de vous donner les clés pour comprendre et anticiper la valeur de revente de ces véhicules dits « écologiques » sur notre marché belge. Cela fait partie de la démarche générale que nous défendons pour un choix éclairé, comme nous l’expliquons en détail dans notre guide : Voitures Écologiques d’Occasion: Hybrides et Électriques en Belgique.
Électrique d’occasion en Belgique : le pari de la batterie
Parlons d’abord des voitures 100% électriques. Elles ont de nombreux atouts, on le sait : silence, couple instantané, coût par kilomètre réduit… Mais quand il s’agit de la revente, leur talon d’Achille reste la batterie. En 2026, l’anxiété liée à la batterie est un peu moins forte qu’il y a cinq ans, mais elle est toujours présente.
L’état de la batterie : le nerf de la guerre
Imaginez un instant : vous mettez en vente votre belle Tesla Model 3 de 2020. Un acheteur potentiel viendra inévitablement avec LA question : « Quelle est la santé de la batterie ? » C’est normal. Une batterie, ça s’use. Moins vite qu’un moteur thermique, oui, mais ça s’use. L’indicateur clé ici, c’est le « State of Health » (SOH), c’est-à-dire l’état de santé de la batterie. Il exprime le pourcentage de capacité restante par rapport à sa capacité initiale. Un SOH à 90% sur une voiture de cinq ans, c’est très bien. À 70%, ça commence à grincer des dents et la valeur dégringole.
Les constructeurs garantissent souvent leurs batteries sur 8 ans ou 160.000 km, parfois même 10 ans ou 200.000 km. Nous sommes en 2026. Cela signifie que les premiers modèles électriques de grande diffusion commencent à arriver à la fin de leur période de garantie batterie. Un véhicule dont la batterie n’est plus garantie ou montre un SOH faible sera forcément moins attractif. Le coût d’un remplacement, même s’il devient plus accessible avec le temps, reste une somme à considérer. Les futurs acheteurs le savent et l’intègrent dans leur offre.
L’évolution technologique : un couteau à double tranchant
Le rythme d’innovation dans l’électrique est effréné. Chaque année apporte des batteries avec plus d’autonomie, des temps de recharge plus courts, et des puissances de charge plus élevées. Votre Nissan Leaf de 2018, avec son autonomie de 200 km réels et sa charge lente, ne rivalisera pas avec un modèle récent offrant 400 km et une charge ultra-rapide. Cette obsolescence relative impacte forcément la valeur de revente. C’est le revers de la médaille du progrès.
Toutefois, il y a une contrepartie positive : l’infrastructure de recharge s’améliore aussi. Mais cela ne « rattrape » pas l’autonomie intrinsèque du véhicule. Un point que je tiens à vous donner : les véhicules électriques avec des petites batteries (souvent les premiers modèles) souffrent davantage de cette dépréciation liée à l’autonomie limitée. Ceux avec de plus grosses capacités, même anciens, gardent mieux leur valeur car ils offrent une polyvalence qui reste d’actualité.
Hybrides d’occasion : le juste milieu, pour l’instant
Les hybrides, qu’elles soient simples (HEV) ou rechargeables (PHEV), sont souvent perçues comme une solution de rechange plus sûre sur le marché de l’occasion. Pourquoi ? Parce qu’elles gardent un moteur thermique pour rassurer.
L’hybride rechargeable (PHEV) : entre deux mondes
Les PHEV, comme la Mitsubishi Outlander PHEV ou la Volvo XC60 Recharge, ont eu un succès fou auprès des entreprises belges grâce à leurs avantages fiscaux. En 2026, beaucoup de ces véhicules sortent des flottes. L’avantage pour l’acheteur particulier, c’est la TVA récupérable si le véhicule est vendu par une entreprise assujettie. C’est un point à ne pas négliger si vous êtes indépendant ou avez une société. Vous pouvez potentiellement récupérer 21% du prix.
Pour la revente, les PHEV sont un peu plus complexes que les HEV. Il y a le moteur thermique, le moteur électrique, et une batterie. Les acheteurs regardent :
- l’état général du véhicule et du moteur thermique (kilométrage, entretien) ;
- l’état de la batterie électrique (moins critique qu’une BEV, car l’autonomie électrique est plus faible dès le départ, mais un SOH faible réduit la capacité d’économiser du carburant) ;
- l’historique de recharge (l’ont-ils vraiment rechargée ou utilisée comme une hybride simple ?).
Un historique de recharges régulières et une maintenance soignée sont de vrais atouts. Nous avons d’ailleurs une Checklist Indispensable pour l’Achat d’une Hybride Rechargeable d’Occasion qui détaille tout cela.
L’hybride simple (HEV) : la valeur sûre ?
Les Toyota Yaris Hybride ou Corolla Hybride sont des exemples parfaits d’HEV qui gardent une excellente valeur de revente. Pourquoi ? Leur fiabilité est légendaire. Le système hybride est éprouvé depuis plus de 20 ans. La petite batterie est moins chère à remplacer et elle est moins sollicitée qu’une batterie de BEV ou PHEV. Il y a moins d’inquiétude sur le vieillissement de la batterie principale.
Ces véhicules offrent une consommation réduite en ville et sont souvent exempts de malus écologique à l’achat (pour le neuf) ce qui, par extension, les rend plus désirables sur le marché de l’occasion. Nous voyons en 2026 que leur décote est souvent plus faible que celle des véhicules thermiques purs ou des premiers VE.
Ce qui impacte concrètement la valeur de revente sur le marché belge
Au-delà de la motorisation, plusieurs facteurs spécifiques à notre pays influencent la valeur de revente d’un véhicule d’occasion, qu’il soit électrique ou hybride.
1. Le Car-Pass : une garantie belge
Le Car-Pass est non négociable en Belgique. Il garantit le kilométrage et l’historique d’entretien. Pour un véhicule électrique ou hybride, cela est d’autant plus important. Un kilométrage suspect ou un entretien manquant peut faire chuter la valeur et même rendre la vente illégale. Si votre véhicule n’a pas de Car-Pass, il ne se vendra pas. Point.
2. Le contrôle technique : avant la vente
Avant de vendre, le passage au contrôle technique est obligatoire pour les véhicules de plus de 4 ans. C’est une épreuve redoutée par certains. Pour les électriques et hybrides, des points spécifiques sont vérifiés, notamment le bon fonctionnement du système haute tension. Un contrôle technique vierge est un argument de vente majeur. Un rapport avec de nombreuses remarques ou nécessitant des réparations coûteuses réduit la valeur et le bassin d’acheteurs.
3. L’équipement et les options
Comme pour toute voiture, les options jouent un rôle. Un véhicule électrique bien équipé (pompe à chaleur pour l’hiver, jantes spécifiques, aides à la conduite avancées) se vendra mieux. Pour une hybride, un pack hiver ou des options de confort peuvent faire la différence.
4. La marque et le modèle
Certaines marques ont une meilleure réputation pour la fiabilité de leurs systèmes hybrides ou électriques. Toyota pour l’hybride, et dans une moindre mesure Hyundai/Kia, gardent une excellente cote. Pour l’électrique, Tesla, bien sûr, mais aussi des marques comme BMW ou Mercedes commencent à s’établir solidement sur le marché de l’occasion. La rareté ou au contraire l’abondance d’un modèle sur le marché a aussi un impact.
5. La garantie résiduelle et l’historique d’entretien
C’est un point que nous ne saurions trop souligner. Un véhicule avec une garantie constructeur résiduelle (surtout pour la batterie) est toujours plus intéressant. Un carnet d’entretien complet et à jour, effectué dans le réseau de la marque, est une preuve irréfutable du soin apporté au véhicule. C’est ce qui fait la différence entre une bonne affaire et une mauvaise surprise. Je me souviens d’un client qui avait un historique complet pour sa petite Hyundai Ioniq de 2019, et même avec un kilométrage un peu élevé, le fait que tout soit traçable a grandement facilité sa vente et a maintenu un prix juste.
Nos conseils pour maximiser la valeur de revente (ou bien acheter)
Si vous pensez à revendre votre véhicule électrique ou hybride dans quelques années, ou si vous êtes acheteur et voulez être certain de faire un bon placement, voici ce que je peux vous dire :
* Entretenez scrupuleusement votre véhicule : Suivez le plan d’entretien constructeur à la lettre, même pour les électriques qui ont moins de pièces mobiles.
* Protégez votre batterie : Évitez les charges rapides trop fréquentes, ne laissez pas la voiture avec une batterie à 100% ou à 0% pendant de longues périodes.
* Conservez toutes les preuves : Factures d’entretien, Car-Pass, rapports de contrôle technique, preuves de garantie. C’est un dossier béton qui rassurera l’acheteur.
* Anticipez les évolutions : Si vous achetez une électrique aujourd’hui, considérez l’autonomie et la puissance de charge. Un modèle avec de bonnes spécifications aujourd’hui aura une meilleure longévité sur le marché de l’occasion.
La valeur de revente des véhicules électriques et hybrides est un sujet dynamique en Belgique. Elle dépend de la technologie, de l’évolution du marché, et des spécificités de chaque véhicule. En tant que conseiller, je vous encourage à faire vos devoirs. Un choix informé est toujours le meilleur. Que vous cherchiez à Pourquoi Acheter une Hybride d’Occasion est un Bon Plan en Belgique ou que vous songiez à un modèle 100% électrique, la valeur de revente doit faire partie de votre réflexion. N’hésitez jamais à poser les questions qui fâchent. C’est votre argent, et votre tranquillité d’esprit qui sont en jeu.
Sources :
