Valeur résiduelle des voitures électriques en Belgique : évolution et perspectives (2026)
Salut les amis ! Si vous lisez ceci, c’est probablement que le monde des voitures électriques vous intrigue, ou peut-être même que vous avez déjà sauté le pas. Et c’est une excellente chose, surtout ici en Belgique où les choses bougent vite ! Moi, je suis à fond dedans depuis quelques années, et j’ai vu pas mal de changements. Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un sujet qui revient souvent quand on parle d’acheter un VE : sa valeur résiduelle. C’est cette question qui nous trotte dans la tête : « Est-ce que ma voiture électrique vaudra encore quelque chose dans 3 ou 5 ans ? ». Et croyez-moi, la réponse a bien changé par rapport à ce que l’on pensait il y a deux ou trois ans.
On s’interrogeait tous sur l’avenir de ces véhicules, on craignait une dépréciation fulgurante, plus rapide que pour une thermique. Je me souviens, en 2020, c’était le Far West ! Mais depuis, le marché a mûri, la technologie a fait des bonds de géant, et nos gouvernements régionaux ont aussi mis leur grain de sel. Et si vous voulez avoir une vision globale des avantages financiers, je vous invite à jeter un œil à notre guide sur le Coût Total et Rentabilité d’un VE en Belgique ; ça éclaire bien la donne.
Alors, oublions les rumeurs du passé et regardons ce qui se passe réellement en 2026, et ce que l’avenir nous réserve.
La valeur résiduelle, c’est quoi au juste pour un VE ?
Pour faire simple, la valeur résiduelle, c’est ce que votre voiture vaudra quand vous voudrez la revendre, après quelques années d’utilisation. Pour les VE, plusieurs éléments viennent jouer les trouble-fête ou, au contraire, les alliés de la cote. Le plus évident, c’est la batterie. C’est un peu le cœur de votre VE, comme le moteur pour une voiture thermique. Mais ce n’est pas tout !
La batterie : le nerf de la guerre (ou de la valeur)
On entend souvent dire : « La batterie va vieillir, son autonomie va chuter, et ma voiture ne vaudra plus rien ! ». C’est un peu comme dire qu’un smartphone de trois ans n’a plus aucune valeur parce que sa batterie a perdu quelques pour cent de capacité. Oui, une batterie perd un peu de capacité avec le temps et les cycles de recharge. C’est la nature des choses. Mais les constructeurs ont fait d’énormes progrès. Les garanties sur les batteries sont souvent de 8 ans ou 160 000 km, avec un seuil de capacité à ne pas descendre (généralement 70%).
Aujourd’hui, en 2026, une batterie bien entretenue garde une excellente santé. J’ai un ami qui roule en Tesla Model 3 de 2019, et sa batterie affiche encore plus de 90% de sa capacité d’origine après 150 000 km. Ça, c’est la réalité. La façon dont vous rechargez votre véhicule compte aussi ; éviter les charges rapides trop fréquentes au quotidien, ne pas laisser la voiture à 100% ou à 0% trop longtemps, sont des gestes qui préservent la durée de vie de votre batterie. Si vous cherchez des astuces pour optimiser tout ça, notre article Réduire le coût de recharge de son VE : astuces et bonnes pratiques pour la Belgique pourrait bien vous intéresser.
L’évolution technologique : plus rapide que le thermique ?
Oui et non. Les VE ont connu des bonds de géant en très peu de temps. Entre une voiture de 2019 et une de 2024, l’autonomie WLTP pouvait facilement doubler, la vitesse de recharge passer de 50 kW à 200 kW. Ça, ça impactait la valeur des anciens modèles. Mais maintenant, en 2026, on est arrivés à un plateau de maturité. Les autonomies sont confortables (souvent 400-600 km WLTP), les puissances de charge sont élevées. Les innovations continuent, bien sûr (batteries à semi-conducteurs par exemple), mais elles sont moins disruptives pour la valeur des modèles actuels. On ne part plus de zéro, le « gap » technologique entre générations se réduit.
La fiscalité belge : un coup de pouce important
Ah, la Belgique ! Ses trois Régions, ses règles parfois différentes… Mais quand il s’agit de VE, les avantages fiscaux sont là. En Flandre, il n’y a ni taxe de mise en circulation (TMC) ni taxe de circulation annuelle pour les VE. À Bruxelles, c’est pareil, vous êtes exonérés. En Wallonie, les choses ont bougé pour les particuliers : depuis juillet 2025, la Wallonie a mis en place un régime de TMC et de taxe de circulation pour les VE particuliers, mais c’est souvent très avantageux par rapport aux thermiques équivalentes.
Pour les entreprises, c’est une autre paire de manches. La déductibilité fiscale est maximale pour les VE. Ça veut dire que le marché de l’occasion est fortement influencé par ces règles. Une voiture de société électrique de 3 ou 4 ans, fiscalement très avantageuse pour l’entreprise qui l’a achetée, reste très attrayante pour l’acheteur suivant, qu’il soit particulier ou une autre entreprise. Ça tire la valeur résiduelle vers le haut !
L’évolution de la valeur résiduelle des VE en Belgique : de 2020 à 2026
Au début, disons en 2020-2021, on observait une dépréciation assez rapide pour les VE. L’incertitude planait sur la technologie, sur le réseau de bornes de recharge (qui était encore un peu timide), et sur la durée de vie réelle des batteries. Les acheteurs de l’occasion étaient frileux.
Puis, vers 2023-2024, on a assisté à une stabilisation. La demande a commencé à monter en flèche, notamment grâce à la prise de conscience environnementale et aux incitations fiscales. Certains modèles bien précis, surtout ceux avec une bonne autonomie et une marque forte, ont même affiché une excellente tenue de la cote. On a vu des VE d’occasion se vendre presque au prix du neuf, à cause des délais de livraison qui s’allongeaient pour les modèles neufs.
2026 : la maturité est là
Aujourd’hui, en 2026, la situation est bien plus sereine. Les valeurs résiduelles des VE sont globalement en ligne avec celles des voitures thermiques de segments comparables, voire meilleures pour certains modèles. Plusieurs facteurs y contribuent :
* **L’offre s’est étoffée :** Il y a beaucoup plus de modèles disponibles, pour tous les goûts et tous les budgets.
* **Les infrastructures de recharge sont solides :** Le réseau public est dense, avec des acteurs comme Ionity et TotalEnergies qui déploient des bornes rapides partout. La peur de la panne sèche s’est estompée.
* **La demande reste forte :** Les entreprises continuent d’électrifier leurs flottes, et les particuliers suivent.
* **La confiance grandit :** Les gens comprennent mieux la technologie, les batteries se sont montrées fiables.
On voit de plus en plus de rapports d’experts qui confirment cette tendance. L’organisation européenne de l’industrie automobile (ACEA) rapporte une croissance continue des immatriculations de VE, ce qui soutient le marché de l’occasion. Les analystes de l’automobile prévoient une dépréciation des VE après trois ans oscillant entre 40 et 50%, un chiffre qui n’est plus si éloigné des 45-55% qu’on observait traditionnellement pour les thermiques haut de gamme.
Anticiper l’avenir : ce qui va compter pour la valeur en 2026 et après
Alors, si vous hésitez encore, voici quelques pistes pour l’avenir :
* **La marque et le modèle :** Comme pour les thermiques, certaines marques conservent mieux leur valeur. Les modèles très demandés, avec une bonne autonomie WLTP et une vitesse de recharge rapide, auront toujours une longueur d’avance.
* **La santé de la batterie :** Ça reste un point important. Un diagnostic de la batterie (SOH – State of Health) sera de plus en plus demandé lors de la revente. Certains constructeurs proposent des rapports via leurs applications ou leurs concessionnaires.
* **Les mises à jour logicielles (OTA) :** Un VE qui reçoit des mises à jour à distance, améliorant ses performances ou ses fonctionnalités, peut rester plus « frais » plus longtemps. C’est un vrai plus pour la valeur.
* **Les services connectés :** La possibilité d’accéder à des services via l’application du véhicule, même après quelques années, ajoute de la valeur.
* **Les subventions et primes :** Oui, elles peuvent encore jouer ! Même si les primes à l’achat ont tendance à se raréfier pour les particuliers en 2026 (sauf en Flandre qui maintient un système pour les particuliers et professionnels), elles ont boosté le marché du neuf, ce qui alimente indirectement le marché de l’occasion. Gardez un œil sur les subventions et primes à l’achat de VE en Belgique, ça évolue !
Et l’autonomie en hiver ? Ça joue sur la valeur ?
Bien sûr, la performance de la batterie diminue un peu quand il fait froid. C’est physique, c’est comme ça. On parle d’une perte de 10 à 20% de l’autonomie par temps très froid. Mais les VE modernes sont de mieux en mieux équipés pour gérer ça : pompes à chaleur, préconditionnement de la batterie, etc. Le public en est conscient et ne panique plus. Ça n’aura pas un impact négatif significatif sur la valeur résiduelle, surtout que la plupart des conducteurs belges font des trajets quotidiens qui ne vident pas la batterie, même en hiver.
Quid de la différence Wallonie / Flandre / Bruxelles pour l’occasion ?
Franchement, pour la valeur résiduelle d’un même modèle, les différences sont minimes. Les avantages fiscaux à l’achat (TMC, taxe de circulation) sont souvent liés à la région où la voiture est immatriculée, pas à celle où elle a été achetée ou utilisée précédemment. Un acheteur flamand sera content d’acheter un VE d’occasion, qu’il vienne de Liège ou d’Anvers, car il bénéficiera des mêmes exonérations fiscales. L’harmonisation des règles fiscales pour les VE (exonération de la TMC et taxe de circulation pour les particuliers et les entreprises dans la plupart des cas) a grandement unifié le marché. C’est une bonne nouvelle.
Mon avis final : le vent tourne pour le VE d’occasion !
On est passés d’une ère d’incertitude à une période de confiance. Les voitures électriques d’occasion ne sont plus perçues comme des paris risqués. Au contraire, elles représentent une solution de rechange pertinente, avec des coûts d’utilisation réduits, un entretien simplifié et des avantages fiscaux toujours présents. La valeur résiduelle des VE en Belgique s’est stabilisée et, pour beaucoup de modèles, elle tient la route face aux thermiques.
Alors, si vous envisagez de passer à l’électrique, ne vous laissez plus freiner par les vieux clichés sur la valeur à la revente. Le marché a mûri, les craintes se sont dissipées. Vous faites un bon choix pour votre portefeuille et pour la planète. Et ça, c’est une excellente nouvelle pour 2026 et les années à venir !