Alors, parlons VÉ ! Ça fait quelques années maintenant que le marché belge s’anime autour des voitures électriques, et nous, les utilisateurs, on voit bien que ça bouge. Mais souvent, quand on discute voitures électriques, on pense aux grandes lois nationales, aux constructeurs qui sortent de nouveaux modèles ou aux gros réseaux de recharge comme Ionity sur autoroute. On oublie un peu les acteurs de proximité, ceux qui changent réellement notre quotidien de conducteur électrique : nos communes. Et ça, c’est une sacrée erreur !
Croyez-moi, le rôle de votre commune est énorme. C’est elle qui, très concrètement, va déterminer si vous avez une borne de recharge publique à deux pas de chez vous, ou si le stationnement pour votre véhicule électrique est une sinécure. En 2026, on ne peut plus ignorer l’impact direct des décisions locales sur notre expérience électrique. Pour y voir plus clair, je vous propose de nous pencher sur ce que nos villes et villages font pour (ou contre, parfois !) la démocratisation du VÉ en Belgique. Si vous voulez creuser encore plus loin la question du cadre légal, notre guide sur la Législation VE en Belgique est une excellente ressource.
La Commune : Votre Meilleur Ami (ou pas) pour la Recharge au Quotidien
Franchement, la première question que tout le monde se pose avant d’acheter une voiture électrique, c’est : « Comment je recharge ma voiture ? » Si vous avez une maison avec un garage, c’est souvent simple. Vous installez votre propre borne de recharge. Mais si vous vivez en appartement, sans parking privé, ou simplement si vous avez besoin de recharger quand vous n’êtes pas chez vous ? Là, les bornes publiques entrent en jeu, et c’est là que votre commune entre en scène. Elle est la cheffe d’orchestre de cette infrastructure sur son territoire.
Voyez la borne de recharge comme une sorte de pompe à essence moderne. Sauf qu’au lieu de pomper du carburant, on y branche sa voiture pour lui donner des électrons. On parle de « kWh » – c’est l’unité de mesure de l’énergie électrique, comme le litre pour l’essence. Plus votre batterie a de kWh, plus elle peut stocker d’énergie, et plus vous avez d' »autonomie WLTP ». Cette autonomie, c’est une estimation de la distance que votre voiture peut parcourir avec une batterie pleine, mesurée en laboratoire. En vrai, ça dépend de votre façon de conduire, de la météo… et surtout de l’hiver, où le froid réduit significativement l’autonomie car la batterie est moins efficace et vous utilisez plus de chauffage !
En Belgique, nos communes travaillent souvent main dans la main avec des opérateurs privés, comme TotalEnergies, ou des consortiums régionaux. En Flandre, par exemple, le programme C-point pousse les communes à identifier des emplacements et à faciliter l’installation de bornes. En Wallonie, on a aussi des initiatives de déploiement accéléré, souvent en partenariat public-privé. Les communes peuvent décider de l’emplacement de ces bornes – idéalement près des commerces, des lieux de travail ou dans des zones résidentielles denses. C’est un vrai casse-tête pour elles : trouver le bon équilibre entre accessibilité, sécurité et intégration dans l’espace urbain. J’ai vu récemment, dans ma ville, un nouveau parking souterrain ouvrir avec une dizaine de bornes de recharge semi-rapides (22 kW, en courant alternatif, ou AC), une belle avancée pour les résidents du quartier !
Ce n’est pas toujours parfait, non. Parfois, les bornes sont là, mais mal signalées, ou en panne. On a encore du chemin à faire. Mais le mouvement est lancé, et les communes sont de plus en plus conscientes de leur rôle. Elles peuvent même, dans certains cas, proposer des tarifs de recharge avantageux pour les résidents, ou du moins négocier des conditions avec les opérateurs. Pour une vue d’ensemble des coups de pouce financiers, notre article sur les Subsides et Primes Régionales pour l’Achat de Voitures Électriques en Belgique peut vous être utile.
Réglementation Locale : Parking, Permis et Zones Vertes
Au-delà des bornes, la commune gère aussi les règles du jeu sur son territoire. Et là, ça peut varier énormément d’une ville à l’autre. Le stationnement est un bon exemple. Certaines communes ont mis en place des places de parking dédiées aux voitures électriques, parfois même avec un accès gratuit pendant une durée limitée le temps de la recharge. D’autres, moins progressistes, n’ont rien fait et laissent le champ libre aux voitures thermiques qui bloquent les bornes. C’est frustrant, je l’admets, quand on cherche désespérément à se brancher.
Et puis, il y a les permis. Si vous habitez en zone urbaine et que vous voulez installer une borne de recharge privée sur l’espace public (sur le trottoir devant chez vous, par exemple), c’est souvent la commune qui donne son feu vert. Les règles peuvent être très strictes, notamment à Bruxelles ou dans certaines villes flamandes, pour éviter d’encombrer l’espace public ou de créer des problèmes de sécurité. On travaille sur ces questions au niveau régional, mais la décision finale reste souvent locale. J’ai un ami qui a dû batailler pendant des mois pour obtenir l’autorisation d’installer une borne pour son appartement à Liège, la bureaucratie peut être un frein, c’est vrai.
Sans oublier les « zones à faibles émissions » (LEZ) à Bruxelles, Anvers et bientôt peut-être ailleurs. C’est une décision régionale, mais la commune est la première concernée par son application et ses impacts sur les résidents. Les voitures électriques y sont bien sûr les bienvenues, mais cela force les communes environnantes à anticiper la demande croissante en bornes pour les navetteurs qui voudraient laisser leur vieille voiture à l’entrée de la zone. C’est un grand pas en avant, mais ça demande une sacrée coordination.
Incitatifs Locaux et Sensibilisation : Petit Budget, Gros Effets
Soyons clairs, les subventions régionales pour l’achat de voitures électriques sont bien plus significatives que ce que les communes peuvent offrir. Mais attention, cela ne signifie pas que nos administrations locales restent les bras croisés !
Certaines communes ont des budgets pour des petites incitations. On parle de primes à l’achat d’un vélo électrique (pour compléter l’usage du VÉ pour les petits trajets), ou même, plus rarement, des aides symboliques pour l’installation d’une borne privée. Mais surtout, leur rôle est souvent de faire de la sensibilisation. Elles organisent des « journées VÉ », mettent à disposition des véhicules de test, ou informent leurs citoyens sur les avantages de l’électrique. C’est un travail de terrain, qui ne fait pas la une, mais qui est si important pour lever les freins psychologiques. La mairie de ma commune a par exemple mis à disposition deux voitures électriques pour ses agents, et ça a créé pas mal de discussions positives auprès des habitants. C’est un petit geste, mais qui montre l’exemple.
De plus, les communes ont un mot à dire dans l’aménagement du territoire. Elles peuvent exiger que les nouveaux projets immobiliers prévoient un certain nombre de places de parking équipées de bornes de recharge. C’est une mesure qui prépare l’avenir et qui évite les rattrapages coûteux plus tard. Elles peuvent aussi intégrer la mobilité électrique dans leurs plans de déplacement communaux, en pensant aux pistes cyclables, aux transports en commun… C’est une vision globale qu’on attend d’elles.
L’Avenir du VÉ au Niveau Local en 2026 : Un Pari Gagnant ?
Je crois fermement que les communes sont en train de prendre de l’assurance sur ces sujets. Elles apprennent vite. Les échanges d’expériences entre villes sont plus fréquents, les outils et les subventions régionales se précisent, et la demande des citoyens devient plus forte. En 2026, je m’attends à voir des réglementations de stationnement plus claires et uniformes pour les VÉ. Je pense qu’il y aura plus de bornes rapides dans les centres-villes, pas seulement en périphérie.
Le chemin est encore long, c’est évident. Les défis sont nombreux, du coût des installations à la gestion des réseaux électriques locaux. Mais l’engagement des communes est un moteur puissant pour l’adoption des voitures électriques en Belgique. Elles sont au cœur de notre quotidien. C’est en travaillant avec elles, en les encourageant, qu’on peut vraiment faire de la Belgique un pays où rouler électrique est simple et accessible à tous.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez votre élu local, n’hésitez pas à lui poser la question : « Et pour les voitures électriques dans notre commune, on en est où ? » C’est votre rôle de citoyen d’activer le changement. L’avenir de l’électrique en Belgique se construit aussi, et surtout, brique par brique, borne par borne, au niveau local.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter des rapports sur le déploiement des infrastructures de recharge en Belgique, comme ceux de FEBIAC, ou les initiatives régionales par exemple sur le site de Mobilité Wallonie.