Ah, le printemps 2026 est là ! Et avec lui, l’envie de liberté, de rouler au grand air… ou de faire la moisson sans dépendre de personne. En Belgique, pour pas mal de monde, surtout les jeunes en quête d’autonomie et les passionnés de la terre, les permis AM et G sont un vrai sésame. Mais attention, ce n’est pas parce qu’on parle de mobylettes ou de tracteurs que c’est simple comme bonjour. Loin de là, même !
Moi, en tant que votre conseiller fidèle dans le monde parfois un peu complexe des véhicules belges, je vois défiler les questions. Quelles sont les règles ? Est-ce que ça coûte un bras ? Quelles sont les spécificités bien de chez nous ? Pas de panique, on va faire le tour de la question ensemble. Que vous visiez le guidon d’un cyclomoteur pour la première fois ou le volant d’un tracteur pour labourer les champs, ce guide est fait pour vous. On va décortiquer tout ça, avec les pieds bien sur terre dans le monde du permis de conduire en Belgique. Prêts ? C’est parti !
Le Permis AM : Le premier pas vers la liberté sur deux roues (ou quatre légères)
Le permis AM, c’est un peu le Graal des ados belges. C’est le permis pour le « brommerke », la mobylette, le cyclomoteur. Mais attention, on parle aussi des quadricycles légers, ces petites voitures sans permis qui sont de plus en plus populaires, surtout en milieu rural ou pour ceux qui veulent une petite machine bien pratique.
Qui est concerné par ce fameux permis AM ?
Si vous rêvez de rouler avec un deux-roues (cyclomoteur classe A ou B) ou un quadricycle léger, et que vous n’avez pas encore le permis B, alors le permis AM, c’est pour vous. Il s’adresse principalement aux jeunes, dès 16 ans, qui cherchent un moyen de transport personnel pour aller à l’école, chez les copains, ou faire un petit job d’étudiant sans devoir toujours compter sur Papa ou Maman.
Les conditions pour l’obtenir : L’âge et la formation
On peut commencer la théorie dès 15 ans et 9 mois. Pas mal, non ? Ça laisse le temps de se préparer sérieusement. Mais attention, l’examen pratique, lui, c’est à partir de 16 ans uniquement. La règle est claire.
La partie théorique : Pas une mince affaire !
Pour la théorie, vous avez deux options. Soit vous vous inscrivez dans une auto-école agréée – et je vous le dis, c’est souvent la meilleure solution. Ils connaissent les ficelles, les pièges classiques, et ils ont du bon matériel pédagogique. Soit vous étudiez par vous-même. C’est possible, bien sûr, mais ça demande une sacrée discipline. Il y a 40 questions, et il faut obtenir au moins 33 bonnes réponses pour réussir. Une erreur bête sur un panneau de signalisation peut coûter cher ! D’ailleurs, si vous voulez vous préparer au mieux, je vous suggère de jeter un œil aux livres et applications recommandés en Belgique pour préparer l’examen théorique. Ils sont une aide précieuse.
La formation pratique : Sur la route, les yeux grands ouverts
Une fois la théorie en poche, direction la pratique ! Vous devez suivre au minimum 4 heures de cours dans une auto-école. Ces heures se divisent généralement : une partie sur un terrain privé pour les manœuvres de base, puis au moins 3 heures en circulation réelle. C’est là que l’on apprend à gérer le trafic, à anticiper, et à rouler en toute sécurité. Les moniteurs vous mettent le pied à l’étrier, et c’est assurément une bonne chose pour éviter les bêtises une fois seul sur la route.
L’examen pratique : Le grand saut !
Il se déroule aussi en deux phases :
- Sur terrain privé : Manœuvres de base, freinage d’urgence, slalom… Le classique.
- Sur la voie publique : Le vrai test. Vous suivez un examinateur (qui peut être en voiture ou en cyclomoteur derrière vous), et il évalue votre conduite en ville, hors agglomération. La prudence, le respect du Code de la route, la capacité à s’insérer dans la circulation ; tout est passé au crible.
Franchement, c’est stressant, je le sais ! Je me souviens encore de mon propre examen, il y a des années. On a l’impression d’avoir 1000 yeux braqués sur soi. Mais avec une bonne préparation, on y arrive.
Coûts et réalités belges pour le permis AM
En 2026, comptez environ :
- Cours théoriques : entre 60 et 100 euros si vous prenez des cours.
- Droits d’examen théorique : une quinzaine d’euros.
- Cours pratiques (4h minimum) : entre 200 et 300 euros.
- Droits d’examen pratique : une trentaine d’euros.
À cela, ajoutez le prix de votre cyclomoteur (neuf ou d’occasion, il y a de bonnes affaires à faire sur les sites spécialisés ou chez les concessionnaires), le casque homologué (obligatoire, et n’essayez pas de chipoter là-dessus, votre tête vaut plus qu’une poignée d’euros), et bien sûr l’assurance. Oui, même pour un brommer, l’assurance responsabilité civile est obligatoire. Et il faut aussi penser à la plaque d’immatriculation. C’est tout un budget, mais c’est le prix de la liberté !
Le Permis G : Maîtriser la bête des champs
Maintenant, passons à un autre type de liberté, celle des vastes étendues agricoles. Le permis G, c’est celui qui vous permet de conduire des véhicules agricoles et forestiers. Des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, des machines de travaux agricoles. C’est un monde à part, avec ses propres règles et ses propres besoins.
Qui est visé par le permis G ?
Essentiellement les agriculteurs, les ouvriers agricoles, les forestiers, et les entrepreneurs de travaux agricoles. Tous ceux qui doivent manier de grosses machines sur les routes pour se rendre d’un champ à l’autre, ou pour transporter du matériel. Un jeune fermier de 16 ans a besoin de ce permis pour aider ses parents à la ferme, par exemple.
Les conditions : L’âge et l’examen
Comme pour l’AM, l’âge minimum est de 16 ans. La différence majeure, et c’est là que ça devient intéressant pour les habitués de la ferme, c’est qu’il n’y a pas de formation théorique ou pratique obligatoire en auto-école si vous avez déjà 16 ans. Si vous êtes déjà un as du tracteur depuis que vous êtes gamin, c’est un avantage !
L’examen théorique spécifique au permis G
Malgré l’absence de formation obligatoire, l’examen théorique, lui, est bien réel. Il comporte 50 questions spécifiques aux règles de circulation des véhicules agricoles. Il faut obtenir au moins 41 bonnes réponses. On y parle de convois agricoles, de poids et dimensions, de signalisation spécifique… C’est un univers bien différent de la petite mobylette ! Il existe des manuels pour s’y préparer, et je vous recommande vivement de les éplucher. C’est bête de rater pour une question de législation spécifique.
L’examen pratique : Aux commandes de la machine
Cet examen se déroule en deux parties :
- Sur un terrain privé : Manœuvres avec ou sans remorque, comme le stationnement, la marche arrière en ligne droite ou avec un virage. Des choses que tout bon agriculteur doit maîtriser sur le bout des doigts.
- Sur la voie publique : Conduite d’un véhicule agricole en situation réelle. L’examinateur évalue votre aptitude à circuler en toute sécurité, à respecter les règles (vitesse limitée à 40 km/h pour la plupart de ces véhicules sur route, même si le tracteur peut aller plus vite), et à bien gérer l’engin imposant.
Quand j’étais gamin, je me souviens voir ces immenses tracteurs avec leurs remorques gigantesques, et je me disais que ça devait être costaud de manœuvrer ça. C’est vrai, ça demande une certaine habileté et une bonne connaissance de sa machine.
Coûts et spécificités belges pour le permis G
Les coûts sont généralement plus faibles que pour le permis AM en termes de formation, puisqu’il n’y a pas d’obligation de passer par une auto-école. Vous paierez les droits d’examen théorique (une quinzaine d’euros) et pratique (une trentaine d’euros). Mais le budget « véhicule » est bien plus conséquent, évidemment !
Pour l’assurance, c’est la même chose : obligatoire. Les tracteurs ont généralement une plaque verte. Et il y a des règles très strictes sur le transport de marchandises, le gabarit des convois agricoles sur la route, la signalisation (feux oranges clignotants, panneaux de signalisation de convoi exceptionnel si nécessaire). Le fermier belge, il connaît son code de la route agricole par cœur. C’est essentiel pour la sécurité de tous.
AM et G : des permis bien de chez nous, mais avec des différences
Ces deux permis ont en commun l’âge d’obtention (16 ans) et l’accès à une certaine forme d’autonomie. Mais leurs objectifs et les véhicules qu’ils autorisent sont foncièrement différents. L’un pour la mobilité personnelle légère, l’autre pour le travail de la terre à grande échelle.
Pour le permis AM, une formation auto-école est obligatoire pour la pratique. Pour le G, elle ne l’est pas. Une différence de taille qui reflète bien la réalité belge : on part du principe que celui qui passe le permis G est souvent déjà familiarisé avec ces engins via l’environnement familial ou professionnel. C’est une approche pragmatique.
Petits rappels pratiques pour tous
Que vous soyez sur un petit cyclomoteur ou au volant d’un tracteur, la sécurité, c’est la base. Pour le AM, le casque est une évidence. Pour le G, la visibilité est primordiale : feux, signalisation, et être attentif aux autres usagers, surtout sur nos petites routes de campagne souvent sinueuses. On ne le dira jamais assez. Et n’oubliez pas, même si les règles de permis de conduire provisoire en Belgique s’appliquent plus directement aux permis B, l’idée de « faire ses armes » avant de rouler seul est toujours une bonne approche, quelle que soit la catégorie.
Sur le plan fiscal, le cyclomoteur (AM) a une taxe de circulation quasi symbolique. Pour les véhicules agricoles (G), c’est un régime spécial, souvent avec des exonérations ou des taxes très réduites, car ils sont considérés comme des outils de travail essentiels pour notre économie locale. C’est une spécificité belge qui soutient bien notre agriculture.
En bref : Allez-y, mais bien préparés !
Que ce soit pour filer à la friterie du coin avec le brommer flambant neuf, ou pour labourer le champ familial sous le soleil de l’été 2026, le permis AM ou G vous offre une liberté précieuse en Belgique. C’est une étape importante, surtout pour les jeunes, qui marque une vraie indépendance.
Mon conseil de vieux loup de mer des routes belges ? Prenez le temps de bien vous préparer, respectez les règles à la lettre et, surtout, restez prudents. Les permis, c’est bien, mais rouler en toute sécurité, c’est encore mieux. Si vous avez d’autres questions sur le vaste monde du permis de conduire en Belgique, n’hésitez pas à explorer nos autres articles. On a de quoi vous éclairer !
Sources utiles pour vos démarches :
