Salut à tous les passionnés de bagnoles, qu’elles soient de chez nous ou d’ailleurs ! On se dit souvent que faire venir une voiture de l’étranger ou en envoyer une là-bas, c’est la croix et la bannière. Un vrai casse-tête administratif, des papiers qui s’empilent plus vite que des frites à la friterie, et des taxes à n’en plus finir. Rassurez-vous, c’est un peu ça, oui, mais pas de panique ! Nous sommes là pour débroussailler tout ça avec vous, étape par étape, sans chichis, avec une bonne dose de notre pragmatisme belge.
Le Marché de l’Automobile en Belgique a ses spécificités, et importer ou exporter un véhicule, c’est comme tenter de comprendre la règle du hors-jeu : ça demande de la patience et les bonnes infos. En 2026, les règles ont bougé, et elles continuent de le faire. Alors, on va se concentrer sur ce qui compte vraiment, avec un langage clair et des conseils qui sentent le vécu, pas le bla-bla.
Importer une voiture en Belgique : le parcours du combattant (mais on vous aide !)
Pourquoi diable voudrait-on ramener une voiture de l’étranger ? Les raisons sont multiples. Peut-être que vous avez trouvé la perle rare, une occasion en or qui n’existe pas chez nous. Ou alors, c’est un modèle spécifique, une voiture de collection avec une histoire qui vous parle. Certains déménagent et emmènent leur véhicule fétiche. Peu importe la raison, préparez-vous, car l’administration belge vous attend au tournant.
Étape 1 : Le dédouanement (Ça, c’est la base)
Quand vous faites entrer une voiture qui vient de l’extérieur du Benelux, le premier réflexe, c’est la douane. C’est inévitable. Que ce soit une petite citadine achetée en France ou une grosse berline venue d’Allemagne, il faut passer par cette étape. La première chose à faire, c’est de vous présenter avec tous les documents du véhicule (facture d’achat, carte grise étrangère) au bureau des douanes pour obtenir une « vignette e-705 ». Ce document prouve que votre voiture est en règle douanière et qu’elle peut circuler sur notre territoire.
Et là, la question de la TVA se pose. Si votre voiture vient d’un pays membre de l’Union Européenne et qu’elle est considérée comme neuve (moins de 6 mois OU moins de 6 000 km au compteur), vous devrez payer la TVA belge (21%) chez nous, même si vous l’avez déjà payée à l’étranger. Si elle est d’occasion (plus de 6 mois ET plus de 6 000 km), la TVA est due uniquement dans le pays d’achat et ne sera pas réclamée en Belgique, à condition que le vendeur soit un particulier. Par contre, si vous achetez une occasion à un professionnel dans l’UE, la TVA est généralement incluse dans le prix et non remboursable. C’est une nuance qu’il ne faut pas rater. Je me souviens d’un client, un jeune père de famille, qui avait ramené une belle monovolume d’Allemagne, pensant faire une affaire. Il a failli devoir repayer la TVA car le concessionnaire allemand n’avait pas fait les choses dans les règles. Heureusement, il a eu le bon réflexe de nous contacter !
Étape 2 : L’homologation (Le fameux COC)
Le Certificat de Conformité (COC), c’est la carte d’identité européenne de votre voiture. Il prouve que le véhicule est conforme aux normes techniques et environnementales de l’Union Européenne. Si votre voiture est récente et vient de l’UE, elle aura normalement un COC. Ce précieux sésame est souvent fourni par le constructeur. S’il manque ou si le véhicule est plus ancien ou vient de l’extérieur de l’UE, ça se complique un peu. Il faudra alors demander un COC au constructeur ou passer par une procédure d’homologation individuelle auprès du SPF Mobilité et Transports. C’est plus cher, ça prend du temps, et ça peut nécessiter des adaptations techniques. Autant le dire : c’est un poste de dépense et de stress à bien anticiper.
Étape 3 : Le contrôle technique (La sécu avant tout)
Comme toute voiture qui se respecte chez nous, votre véhicule importé doit passer par la case contrôle technique. Mais attention, pas n’importe lequel ! Il s’agit d’un contrôle technique « avant immatriculation » spécifique aux véhicules importés. Ils vérifieront tout de fond en comble : les freins, les phares, les émissions, l’état général. C’est un examen poussé pour s’assurer que la voiture est sûre pour nos routes et qu’elle respecte nos normes. N’oubliez pas d’amener tous vos documents : vignette e-705, COC (ou rapport d’homologation), et les papiers étrangers.
Étape 4 : L’immatriculation (Les plaques, enfin !)
Une fois que vous avez la vignette e-705 et le feu vert du contrôle technique, vous pouvez vous lancer dans l’immatriculation à la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules). Vous aurez besoin du formulaire rose de demande d’immatriculation (rempli par l’assurance), de votre attestation de douane (e-705), du certificat de conformité, et des documents étrangers. C’est votre assureur qui se chargera le plus souvent de transmettre la demande à la DIV. Un peu de patience, et vos nouvelles plaques belges arriveront par la poste. C’est toujours une petite victoire quand on les reçoit, ça, croyez-moi !
Étape 5 : La fiscalité (Là où ça pique, parfois)
On ne va pas se mentir, la fiscalité automobile en Belgique est un sujet sensible, et elle est bien de notre temps. Les voitures importées n’y échappent pas. Vous devrez payer la Taxe de Mise en Circulation (TMC) et la taxe de circulation annuelle. La TMC, c’est un montant unique que vous payez lors de la première immatriculation du véhicule en Belgique. Son calcul dépend de pas mal de critères : la puissance du moteur (en chevaux fiscaux ou kW), l’âge du véhicule, et surtout, les émissions de CO2. Et là, attention : les règles changent selon que vous soyez en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre ! Chaque Région a son propre barème, et ça peut faire une sacrée différence sur la facture. En 2026, la Wallonie, par exemple, a encore affiné son barème pour pénaliser les véhicules les plus polluants, même d’occasion. Il faut vraiment jeter un œil à notre guide sur la Fiscalité Automobile en Belgique : Tout savoir sur les Taxes et Bonus pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Après la TMC, vient la taxe de circulation annuelle, à payer chaque année tant que la voiture est immatriculée chez nous. Son montant est aussi basé sur la puissance et les émissions. Bref, entre la TVA, la TMC et la taxe annuelle, votre petite affaire peut vite devenir un gouffre si vous n’avez pas bien fait vos calculs. Je vous conseille d’utiliser les simulateurs de taxes disponibles sur les sites des Régions avant de vous engager.
Exporter une voiture depuis la Belgique : pour partir du bon pied
Exporter une voiture est souvent moins complexe que l’importation, surtout si elle reste au sein de l’UE. Mais il y a quelques étapes à ne pas louper pour éviter les tracas futurs.
Étape 1 : Désimmatriculation (Adieu les plaques belges)
C’est la première chose à faire. Vous devez rendre vos plaques d’immatriculation belges à la DIV. Envoyez-les par la poste dans une enveloppe spécialement prévue à cet effet, disponible dans les bureaux de poste. Une fois les plaques réceptionnées, la DIV vous enverra un certificat de radiation, qui atteste que le véhicule n’est plus immatriculé en Belgique. Gardez-le précieusement, il peut être demandé à l’étranger.
Étape 2 : Le contrôle technique d’export (Si besoin)
Si vous vendez votre voiture à un particulier ou un professionnel à l’étranger, l’acheteur pourrait vous demander un contrôle technique « vente » belge pour être sûr de l’état du véhicule. Ce n’est pas toujours obligatoire pour la désimmatriculation, mais c’est souvent un argument de vente et une preuve de bonne foi. Si le véhicule est destiné à être réimmatriculé dans l’UE, un contrôle technique « export » peut être demandé, parfois avec des spécificités. Toujours vérifier ce que le pays de destination exige.
Étape 3 : Les plaques d’exportation (Pour rouler tranquille jusque-là-bas)
Si vous comptez rouler la voiture vous-même jusqu’à sa destination finale à l’étranger, vous aurez besoin de plaques d’exportation, aussi appelées plaques transit ou temporaires. Ces plaques sont délivrées par la DIV et ont une durée de validité limitée (généralement 30 jours). Elles permettent de circuler légalement et d’être assuré pendant le trajet. C’est une démarche à faire avant la désimmatriculation si vous voulez partir au volant de votre bolide.
Étape 4 : Formalités douanières (Hors UE, c’est la douane qui parle)
Si votre voiture prend la route vers un pays en dehors de l’Union Européenne, des formalités douanières d’exportation seront nécessaires. Vous devrez remplir une déclaration d’exportation. C’est là que l’intervention d’un transitaire ou d’un déclarant en douane peut vous faire gagner un temps fou et vous éviter bien des maux de tête. Ils connaissent les rouages et s’assureront que tout est en ordre pour le passage de la frontière.
Nos conseils de pro, façon « Chez Jojo la Friture »
- Anticipez, mes amis ! Les délais administratifs, ça peut être long, parfois plus qu’une drache d’automne. Ne vous y prenez pas à la dernière minute.
- Le budget, c’est la clé. Entre les taxes, les frais d’homologation, le contrôle technique, un éventuel transport et l’assurance temporaire, les coûts cachés peuvent vite s’additionner. N’oubliez pas les éventuels frais de traduction de documents.
- Vérifiez toujours la législation du pays concerné. Ce qui est vrai en Belgique ne l’est pas forcément en Allemagne ou en Espagne. Un petit coup de fil aux autorités locales peut sauver la mise.
- N’hésitez pas à demander de l’aide. Pour les cas complexes ou les véhicules très spécifiques (collection, gros gabarit), un mandataire automobile ou un spécialiste de l’import/export peut vous éclairer. Leur expertise est un investissement qui vous fera gagner du temps et de l’argent, assurément.
- Méfiez-vous des arnaques. Si une offre est trop belle pour être vraie, c’est souvent qu’elle l’est ! Surtout pour les achats d’occasion à l’étranger. On a vu des choses pas belles. Jetez un œil à notre guide pour Acheter une Voiture d’Occasion en Belgique : Le Guide Ultime, il y a de bons tuyaux là-dedans.
Voilà, vous avez maintenant une idée plus claire des démarches et des points à surveiller quand vous décidez d’importer ou d’exporter votre voiture en Belgique. Oui, ça demande un peu d’organisation, quelques coups de fil et quelques formulaires à remplir. Mais avec les bonnes infos et un bon plan, c’est tout à fait gérable. L’important, c’est de ne pas se sentir seul face à l’administration. Nous, on est là pour ça. Alors, bonne route, et n’oubliez pas : prudence sur nos autoroutes !
