Salut à toutes et à tous, les curieux de l’électrique !
Aujourd’hui, on va aborder un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de watts : l’impact environnemental des voitures électriques, et plus précisément leur bilan carbone ici, en Belgique. C’est une question que je me suis posée des dizaines de fois, comme vous, j’imagine. Est-ce que passer à l’électrique est vraiment un geste pour la planète, ou est-ce juste déplacer le problème ? Finissons-en avec les idées reçues et mettons les pieds dans le plat. Si vous êtes sur le point de vous lancer et que vous cherchez toutes les clés pour y voir clair, notre Guide d’Achat Voiture Électrique Belgique est un excellent point de départ.
Quand on parle d’impact carbone, ce n’est jamais aussi simple qu’un « oui » ou un « non ». Il y a tout un cycle de vie à considérer, de la fabrication à la fin de vie. Mais ne vous inquiétez pas, je vais essayer de vous éclairer sur ce qui se passe chez nous, en Belgique, en cette année 2026.
Le Vrai Bilan : Du Puits à la Roue, c’est quoi ?
Pour comprendre l’impact d’une voiture, qu’elle soit électrique ou thermique, il faut regarder ce que les experts appellent le bilan « du puits à la roue » (ou Well-to-Wheel, si vous préférez l’anglais). C’est une manière d’analyser toutes les émissions de gaz à effet de serre générées, depuis l’extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication jusqu’à sa destruction ou son recyclage.
Phase 1 : La Fabrication, le talon d’Achille de l’électrique ?
Soyons clairs : fabriquer une voiture électrique, surtout sa batterie, demande plus d’énergie et génère plus de CO2 qu’une voiture thermique classique. Pourquoi ? À cause des métaux rares (lithium, cobalt, nickel) qui composent les batteries. L’extraction et la transformation de ces matériaux sont énergivores. On me demande souvent : « Mais d’où viennent ces matériaux ? Et la pollution liée à leur extraction ? ». C’est une vraie question. Le fait est qu’une grande partie de ces mines se trouvent dans des pays où les standards environnementaux sont… différents des nôtres. C’est un point faible qu’il ne faut pas cacher.
Ceci dit, les choses bougent vite ! Les constructeurs travaillent à réduire le poids des batteries, à trouver des chimies moins gourmandes en métaux rares, et surtout, l’Europe met la pression pour un approvisionnement plus responsable et local. Et parlons du recyclage ! C’est LE défi des prochaines années. Des usines de recyclage de batteries commencent à voir le jour en Europe, y compris pas très loin de chez nous, et les taux de récupération s’améliorent constamment. On parle de récupérer 90 à 95% des matériaux précieux à terme. C’est une progression fulgurante par rapport à il y a seulement cinq ans.
Phase 2 : L’Utilisation, le point fort de l’électrique !
C’est ici que la voiture électrique prend sa revanche, et quelle revanche ! Pendant qu’une voiture thermique rejette directement des gaz d’échappement (CO2, NOx, particules fines) dans l’atmosphère à chaque kilomètre parcouru, une électrique, elle, n’émet rien au pot d’échappement. Zéro émission locale, c’est un bienfait énorme pour la qualité de l’air de nos villes belges.
Mais attention, l’électricité n’est pas « gratuite » en carbone. Elle doit être produite. Et c’est là que le mix énergétique de la Belgique joue un rôle déterminant. En 2026, notre mix n’est pas encore 100% renouvelable, loin de là. Il combine du nucléaire (qui n’émet pas de CO2 pendant la production), du gaz (qui en émet), et une part croissante de renouvelables comme l’éolien et le solaire. Quand vous rechargez votre véhicule, vous consommez ce mélange.
Un chiffre que j’ai vu passer récemment (il date de 2024, mais la tendance se confirme) : l’intensité carbone de l’électricité belge est autour de 120-150 grammes de CO2 par kWh. Ça varie un peu, bien sûr, selon les périodes et la production éolienne du moment. Un bon moyen de réduire encore votre empreinte, c’est d’opter pour un fournisseur d’énergie verte chez vous. J’ai fait le calcul, et la différence est loin d’être anecdotique !
Quand l’électrique devient-elle « plus verte » ? Le point de bascule
On appelle ça le « point de bascule » ou « point de récupération ». C’est le moment où les émissions plus importantes liées à la fabrication de la voiture électrique sont compensées par les émissions plus faibles durant son utilisation, par rapport à une voiture thermique équivalente. Des études, notamment celle de l’ONG Transport & Environment, montrent que ce point de bascule se situe généralement entre 20 000 et 70 000 kilomètres, selon la taille de la batterie, le mix électrique du pays et le type de voiture thermique à laquelle on la compare. En Belgique, avec notre mix énergétique, on se situe plutôt dans le bas de cette fourchette. Disons qu’après deux à quatre ans d’utilisation moyenne, votre VE a déjà compensé son « déficit » initial.
Et plus vous gardez votre voiture longtemps, plus l’avantage environnemental s’accroît. C’est logique. La durée de vie des batteries est d’ailleurs une question que les gens me posent souvent. Les garanties des constructeurs sont généralement de 8 ans ou 160 000 km, mais on voit déjà des véhicules dépasser largement ces chiffres. Mon voisin roule avec une Zoé de 2018 qui affiche près de 200 000 km, et sa batterie est toujours à plus de 90% de sa capacité initiale !
Et les spécificités belges alors ?
Fiscalité et incitants régionaux :
La Belgique, ce petit pays à trois Régions, n’est pas en reste pour encourager l’électrique, surtout via la fiscalité. En Flandre, les propriétaires de VE bénéficient d’une taxe de circulation et d’une taxe de mise en circulation très réduites, souvent la redevance minimale. À Bruxelles, c’est similaire, avec des avantages fiscaux substantiels. En Wallonie, les choses sont un peu différentes, mais le gouvernement wallon a aussi mis en place des mesures pour favoriser la transition. C’est un sujet que je couvre plus en détail dans mon article sur les Subventions et primes à l’achat de voitures électriques en Belgique. Il est clair que pour les entreprises, l’avantage est colossal, avec une déductibilité fiscale à 100% pour les VE, et un avantage de toute nature (ATN) souvent plus faible.
Le réseau de recharge :
L’infrastructure de recharge en Belgique s’est considérablement étoffée ces dernières années. On trouve de plus en plus de bornes de recharge rapide sur les autoroutes (réseau Ionity, TotalEnergies, Allego…) et de bornes plus lentes en ville ou chez les particuliers. Et recharger à domicile, c’est souvent la solution la plus économique et la plus simple. Si vous avez des doutes, jetez un œil à notre article sur Comment recharger sa voiture électrique à domicile en Belgique. Plus de bornes, ça veut dire moins de « stress de l’autonomie » et donc une utilisation plus sereine de sa voiture électrique.
Anticipons vos questions (parce que je les ai eues aussi !)
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« Ma voiture thermique est déjà fabriquée, est-ce que je pollue moins en la gardant ? »
Pas si simple. Si vous gardez une vieille voiture thermique qui consomme beaucoup, vous continuez d’émettre des gaz polluants à chaque kilomètre. Le passage à l’électrique, même en tenant compte de la fabrication, devient rapidement plus avantageux. C’est comme le chauffage : une vieille chaudière peu efficace est un gouffre énergétique. Une neuve, même si elle a un coût de fabrication, sera bien plus performante. -
« L’autonomie en hiver, ça réduit l’impact ? »
Oui, un peu. Les batteries sont moins performantes par temps froid, et le chauffage de l’habitacle consomme aussi de l’énergie. Votre autonomie WLTP (le chiffre théorique d’autonomie) diminue, ce qui veut dire que vous consommez plus de kWh pour la même distance. Donc, un peu plus d’émissions liées à la production d’électricité. Mais ça reste marginal par rapport aux émissions d’une thermique. Et les progrès des pompes à chaleur sur les VE réduisent cet effet. -
« Et le bruit ? C’est environnemental aussi ! »
Absolument ! La pollution sonore est un vrai problème dans nos villes. Les voitures électriques sont nettement plus silencieuses, surtout à basse vitesse. C’est un confort pour les riverains et une vraie amélioration de la qualité de vie urbaine. J’ai eu l’occasion de le constater moi-même à Bruxelles, la différence est frappante.
Mon avis : Un pas en avant certain pour la Belgique
Nous sommes en 2026. La voiture électrique n’est pas une solution miracle, elle a ses propres défis. L’extraction des matières premières, l’énergie grise liée à la fabrication des batteries, tout cela doit être géré avec transparence et des politiques ambitieuses de recyclage et d’approvisionnement responsable. Mais honnêtement, en tant qu’ami qui suit de près le marché, je peux vous le dire : les avantages environnementaux, particulièrement sur le bilan carbone global, sont indéniables, surtout en Belgique.
Notre mix énergétique s’améliore, avec une part croissante de renouvelables. Les technologies de batterie évoluent à la vitesse grand V, devenant plus performantes et moins gourmandes en ressources critiques. Le recyclage se met en place. Les subventions et les incitants fiscaux belges rendent l’achat plus intéressant. C’est un cercle vertueux qui est en marche.
Passer à l’électrique, c’est un choix qui, à l’échelle de la vie du véhicule, contribue activement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’amélioration de la qualité de l’air que nous respirons tous. Ce n’est pas parfait, mais c’est un énorme pas dans la bonne direction pour notre planète et pour nous, les Belges.
Alors, si vous hésitez encore, je vous encourage vraiment à regarder de près les options disponibles et à considérer tous les aspects. Si vous voulez des conseils pour bien démarrer votre réflexion, notre Guide d’Achat Voiture Électrique Belgique vous attend !