Ah, le COVID-19 ! Quand on y repense, ça semble déjà loin, non ? Pourtant, les traces de cette période un peu dingue sont toujours bien présentes, surtout quand on regarde le Marché de l’Automobile en Belgique. Moi, je me souviens très bien de mars 2020. Les rues vides, les concessions fermées, et cette impression bizarre que le monde s’était arrêté. On n’achetait plus une voiture comme avant, c’est sûr.
Aujourd’hui, en 2026, on peut faire un vrai bilan et, croyez-moi, il y a eu du sport sur nos routes et dans nos garages ! On va décortiquer tout ça ensemble, avec notre bon sens belge et un zeste de pragmatisme. Parce que même si la pandémie a bousculé nos habitudes, elle a aussi poussé le secteur à se réinventer, et pas qu’un peu.
La Grande Secousse : Quand le Marché a Mis le Frein à Main
Le choc initial, c’était une sacrée claque. Du jour au lendemain, les usines ont ralenti ou carrément arrêté. Les chaînes d’approvisionnement, ces trucs un peu abstraits dont on n’entendait jamais parler, sont devenues notre cauchemar quotidien. On se rappelle les délais de livraison qui s’étiraient, on attendait parfois un modèle des mois, des mois !
En Belgique, on a vu une chute historique des immatriculations de voitures neuves en 2020. La Febiac a bien documenté ça : on parlait de quasiment 25% de moins par rapport à 2019. C’est énorme. Les gens hésitaient à dépenser, l’incertitude planait. Les salons de l’auto virtuels ont tenté de compenser, mais rien ne remplace le fait de pouvoir toucher, essayer une voiture, sentir l’odeur du neuf.
Les voitures de société, une part importante de notre marché, ont aussi connu un coup de mou. Les entreprises reportaient leurs renouvellements de flotte, préférant la prudence. C’était un vrai casse-tête pour les concessionnaires et les importateurs. Certains se sont retrouvés avec des stocks qu’ils ne pouvaient pas écouler, tandis que d’autres peinaient à obtenir les véhicules les plus demandés.
Le Second Marché à la Rescousse : L’Occasion, le Vrai Coup de Pouce
Pendant que le neuf patinait, le marché de l’occasion, lui, a pris le vent en poupe. C’était la solution de rechange pour beaucoup. Moins cher, disponible de suite, on a vu les prix grimper pour certains modèles bien cotés. Les plateformes en ligne ont cartonné. Si vous aviez une bonne occasion sous la main en 2021, vous pouviez en tirer un bon prix, ça, c’est une certitude !
Les Belges ont fait preuve d’ingéniosité. Plutôt que d’attendre des mois pour une neuve, beaucoup ont opté pour une seconde main, quitte à y mettre un peu plus que prévu. C’était une manière de s’adapter, de garder une certaine flexibilité dans un contexte un peu flou. Et puis, la voiture est restée une valeur refuge, un moyen de transport personnel bien pratique quand on redoutait les transports en commun. On le sait, chez nous, avoir sa voiture, c’est souvent une question de liberté, surtout hors des grandes villes.
La Reprise et les Nouveaux Moteurs du Marché (2022-2024)
Passé le pic de la pandémie, la machine a redémarré, mais pas comme avant. Les fameux semi-conducteurs ont continué de jouer les trouble-fêtes. La production restait freinée, les délais de livraison interminables pour certaines marques. Ça a eu un impact direct sur les prix, qui ont eu tendance à augmenter. Moins de voitures disponibles, la demande reste forte : la logique du marché, quoi.
Mais cette période a aussi accéléré des changements déjà amorcés. L’électrification, par exemple ! La Belgique, avec sa fiscalité attractive pour les voitures de société « zéro émission », est devenue un terrain de jeu très intéressant pour les voitures électriques et hybrides. Rappelez-vous, en 2023, la TVA sur les voitures de société a été un sujet brûlant, et l’ATN (Avantage de Toute Nature) est devenu un argument de poids pour passer à l’électrique.
On a vu les infrastructures de recharge se développer, pas toujours au rythme qu’on voudrait, mais ça avance ! Chaque nouveau ponton de recharge sur un parking de supermarché, c’est une petite victoire pour l’électrique, non ? Pour ceux qui se posent des questions sur comment financer ce genre de bolide, je vous conseille de jeter un œil à notre article sur Financer sa Voiture en Belgique : Crédit Auto, Leasing ou Location Longue Durée, c’est très utile.
De plus, l’intérêt pour les solutions de mobilité partagée, bien que plus lentes à décoller chez nous qu’ailleurs, a également été stimulé, surtout dans les villes. Les trottinettes électriques sont devenues monnaie courante, et certaines zones urbaines continuent de renforcer leurs règles via des Zones de Basses Émissions (LEZ). C’est une réalité dont il faut tenir compte, comme on l’explique dans notre article L’Impact des Zones de Basses Émissions (LEZ) sur les Conducteurs Belges. Ces règles peuvent influencer le choix de votre prochain véhicule de manière significative, surtout si vous habitez ou travaillez à Bruxelles, Anvers ou Gand.
2026 : Où en est-on ? Le Marché Belge sur les Rails, mais avec de Nouvelles Habitudes
Aujourd’hui, en 2026, la situation est bien plus stable. Les problèmes de chaîne d’approvisionnement se sont largement estompés. La production a repris un rythme plus normal, et les délais de livraison sont redevenus raisonnables pour la plupart des modèles. Mais le marché a conservé certaines cicatrices et, surtout, de nouvelles orientations.
Le marché de l’occasion reste solide. Beaucoup de Belges ont pris goût à acheter une voiture de seconde main de qualité, et l’offre s’est étoffée. La numérisation des ventes, un mouvement forcé par le confinement, est devenue une habitude. On ne se déplace plus toujours en concession pour la première prise de contact ; un coup de fil, un rendez-vous en ligne, ça simplifie la vie.
L’électrification est clairement la tendance lourde. Les constructeurs déploient de plus en plus de modèles. La fiscalité, comme je l’ai dit, joue un rôle majeur pour les professionnels. Pour les particuliers, l’équation est un peu différente. L’autonomie, le coût d’achat et la disponibilité des bornes restent des sujets de discussion importants. Mais je pense qu’on est sur la bonne voie, doucement mais sûrement, comme on dit chez nous.
Quelques Chiffres pour y Voir Clair (Source : Febiac et VAB)
Pour vous donner une idée, en 2025, nous avons vu une augmentation des immatriculations neuves d’environ 15% par rapport aux années post-COVID immédiates, se rapprochant des niveaux d’avant la pandémie, sans toutefois les atteindre complètement. Mais ce qui frappe, c’est la part croissante des véhicules électrifiés. Febiac publie des statistiques très détaillées qui montrent clairement ce glissement. Les ventes de voitures 100% électriques ont, par exemple, doublé entre 2022 et 2025 pour les flottes d’entreprise ! C’est une progression dont on ne peut plus faire abstraction.
Pour le particulier, l’achat reste une décision mûrement réfléchie. Les taxes régionales (TMC en Wallonie, taxe de circulation dans les trois Régions) sont toujours des éléments à considérer. Et avec la hausse généralisée des coûts de la vie, le budget voiture est scruté à la loupe. L’entretien, l’assurance, le carburant (ou l’électricité !) : chaque poste compte. Le VAB, notre club automobile bien connu, offre régulièrement des conseils très concrets sur ces aspects, je vous invite à les consulter.
Ce qu’on Retient pour l’Avenir du Marché Belge
Le marché automobile belge a prouvé sa résilience. Il a encaissé les coups, s’est adapté, et a même accéléré certaines transformations. On a tiré plusieurs leçons de cette période un peu chahutée :
- La flexibilité est essentielle. Tant pour les constructeurs que pour les acheteurs.
- Le digital a pris une place indéniable dans le processus d’achat et de vente.
- L’électrification n’est plus une option, c’est une direction claire, portée par la fiscalité et les préoccupations environnementales.
- Le marché de l’occasion garde une forte pertinence, offrant des solutions de rechange à tous les budgets.
Pour nous, conseillers, la tâche est d’autant plus passionnante. On doit aider nos clients à se retrouver dans cette nouvelle donne, à faire les bons choix entre neuf, occasion, électrique, hybride, diesel… C’est un peu comme choisir sa bière spéciale à la carte : il y en a pour tous les goûts, mais il faut bien se renseigner pour ne pas se tromper !
Finalement, le COVID-19 a été un accélérateur de changement pour le Marché de l’Automobile en Belgique. Il nous a poussés à être plus malins, plus attentifs aux nouvelles technologies et aux opportunités. Le marché n’est pas le même qu’en 2019, et c’est peut-être tant mieux. Il est plus mature, plus tourné vers l’avenir, et, je dirais même, un peu plus belge dans sa manière de s’adapter, avec pragmatisme et un zeste d’autodérision.
