Alors, les amis, on se penche aujourd’hui sur un segment du marché auto qui est loin d’être un détail pour nos entreprises, petites ou grandes : celui des utilitaires légers en Belgique. Croyez-moi, on parle de véhicules qui roulent tous les jours sur nos pavés, de Liège à Ostende, en passant par Bruxelles et Arlon. C’est le nerf de la guerre pour beaucoup de boîtes et la donne change vite. Si vous suivez un peu le Marché de l’Automobile en Belgique, vous savez qu’on ne s’ennuie jamais chez nous !
Les utilitaires légers en 2026 : Le grand chambardement est en marche, ça, c’est sûr.
Fini le temps où l’utilitaire, c’était juste une caisse à roulettes pour transporter des matériaux. En 2026, la donne a sacrément évolué. On voit des tendances de fond qui redessinent complètement le paysage de nos chantiers, de nos livraisons de paquets et de nos déplacements professionnels. Je me souviens encore il y a quelques années, la discussion tournait surtout autour du prix du diesel et de la TVA. Maintenant, c’est plus compliqué, mais tout aussi passionnant.
Le marché belge des utilitaires légers, on l’a vu frémir post-pandémie, puis se relancer doucement. Les problèmes de production, les fameux chipsets manquants, ça nous a bien embêtés, mais ça commence à se stabiliser. Les carnets de commandes se vident un peu plus vite, c’est déjà ça. Mais ce qu’on observe vraiment, c’est une poussée nette vers des solutions plus… propres, si vous voulez. La pression environnementale, elle vient d’Europe, mais elle est bien réelle dans nos villes.
L’électrification : La petite pile fait sa révolution, et on ne rigole plus
C’est LA tendance, la grosse, l’incontournable. Nos amis de la Commission européenne, avec leurs normes CO2 de plus en plus serrées, nous poussent vers l’électrique. Et nos Régions n’attendent pas pour emboîter le pas. Bruxelles, Anvers, Gand… Les Zones de Basses Émissions (LEZ), ça ne pardonne pas. Si vous avez encore un bon vieux diesel Euro 4, vous savez de quoi je parle : soit ça ne rentre plus, soit ça coûte un pont. Et bientôt, ça sera pareil pour les Euro 5.
Du coup, les utilitaires légers électriques, ils sont partout. Peugeot e-Partner, Citroën ë-Berlingo Van, Opel Combo-e Cargo, Ford E-Transit Custom… La liste s’allonge à vue d’œil. Et on ne parle pas juste des petits fourgons de ville. Les modèles plus grands, comme le Volkswagen ID. Buzz Cargo ou même les variantes électriques du Master de Renault, commencent à bien se montrer. C’est une solution de rechange sérieuse, croyez-moi. Les autonomies s’améliorent, la puissance de recharge aussi. Bien sûr, il faut s’organiser pour les recharges, surtout si vous faites de longues distances. On en discutait avec un ami entrepreneur la semaine passée, c’est un vrai casse-tête au début, mais une fois que l’infrastructure est là, ça tourne comme une horloge. D’ailleurs, si le sujet des subsides et de l’infrastructure vous intéresse, jetez un œil à notre article sur la Voiture Électrique en Belgique : Subventions, Infrastructures et Adoption.
Mais alors, est-ce que ça vaut le coup, financièrement ?
- Les incitants fiscaux : La déductibilité de 100% pour les véhicules électriques, ça, c’est un argument de poids pour nos indépendants et PME.
- Le coût total de possession (TCO) : Moins de carburant, moins d’entretien. Sur le long terme, même si l’achat est plus cher, on s’y retrouve souvent.
- L’image de marque : Montrer patte verte, ça compte pour certains clients. C’est une vitrine pour votre entreprise.
La fiscalité, toujours ce cher casse-tête belge !
Chez nous, la fiscalité, c’est un art ! Et pour les utilitaires, c’est un point déterminant. En 2026, les règles sont assez claires : l’avantage de toute nature (ATN) pour les utilitaires est toujours à zéro si le véhicule est utilisé pour des déplacements professionnels. Et pour la TVA, on reste à 100% déductible pour les véhicules utilitaires légers. Ça, ça ne change pas et c’est une excellente nouvelle pour les entreprises. Par contre, pour les véhicules « faux utilitaires » ou les pick-ups qui ont une double cabine et qui sont considérés comme des voitures de société, attention ! Les règles de déductibilité du carburant et de l’amortissement sont celles des voitures particulières, et là, ça devient nettement moins intéressant avec l’introduction progressive des coefficients CO2 pour le calcul de l’ATN. Je vous le dis, un comptable spécialisé, ça aide toujours !
Les types d’utilitaires légers : Du petit coursier au déménageur
Le marché belge est super diversifié. On a besoin de tout :
- les mini-fourgonnettes : Pour nos villes embouteillées, c’est parfait. Pensez aux installateurs de VOO ou Proximus qui passent partout.
- les fourgonnettes compactes : Le cœur du marché, type Kangoo, Berlingo, Caddy. Polyvalents, fiables, ils font le boulot pour une friterie qui livre ou un petit artisan.
- les grands fourgons : Sprinter, Ducato, Transit. Pour les déménageurs, les transporteurs. Eux aussi se mettent à l’électrique, mais l’autonomie et la charge utile sont des vrais défis.
- les pick-ups : Moins nombreux, mais toujours appréciés des agriculteurs ou de certains corps de métier. Attention à leur statut fiscal, c’est là que ça peut coincer.
Ce que je remarque, c’est que les constructeurs mettent le paquet sur la modularité et le confort. On passe tellement d’heures dans ces engins, que des sièges ergonomiques, un bon système multimédia et des aides à la conduite (ADAS) comme le freinage d’urgence automatique, c’est devenu la norme. Ce ne sont plus des bêtes de somme sans âme, mais de vrais bureaux mobiles. Ça améliore la sécurité et le bien-être du travailleur, et ça, c’est pas du luxe.
Le marché de l’occasion : Une solution de rechange toujours valable
L’achat d’un utilitaire neuf, c’est un investissement lourd. Pour pas mal d’entreprises, surtout les plus petites ou celles qui débutent, l’occasion reste une piste très sérieuse. En 2026, l’offre en occasion est intéressante, surtout pour les modèles diesel Euro 6, qui peuvent encore rouler un bon bout de temps en dehors des LEZ les plus strictes. Mais attention, le prix de revente des véhicules thermiques risque de baisser plus vite à mesure que l’électrique prend le dessus.
Mon conseil d’ami ? Si vous achetez d’occasion, vérifiez bien l’historique d’entretien, le kilométrage réel, et surtout, assurez-vous de la conformité avec les futures règles des LEZ si vous comptez rouler en ville. Une petite vérification sur la plateforme de la Région, ça ne mange pas de pain et ça peut vous éviter des amendes salées.
Quelques perspectives pour demain, parce qu’il faut toujours anticiper un peu !
L’avenir des utilitaires légers, ce n’est pas juste l’électrique. C’est aussi la connectivité, avec des systèmes qui vous aident à optimiser vos trajets, à suivre votre flotte en temps réel. C’est la sécurité passive et active qui s’améliore à chaque nouvelle génération. Et c’est aussi, peut-être, des solutions de mobilité partagée pour les utilitaires, même si c’est encore un peu balbutiant chez nous. On a déjà des solutions de Car-Sharing et Mobilité Partagée en Belgique : Options et Avantages pour les voitures, imaginez pour les utilitaires !
Il y a aussi les carburants alternatifs, comme l’hydrogène, mais ça, c’est encore un peu loin pour les utilitaires légers du quotidien. La technologie est là, mais l’infrastructure de ravitaillement, elle, est encore quasi inexistante en dehors de quelques stations pilotes. Il faudra du temps, et des investissements massifs, pour que ça devienne une solution viable pour tout le monde. Pour l’instant, l’électrique a une belle longueur d’avance.
En tant que conseiller de confiance, je ne peux que vous inciter à bien réfléchir à vos besoins réels avant de vous décider. Ne foncez pas tête baissée vers l’électrique si votre usage ne s’y prête pas encore ou si votre budget est trop serré. Mais ne passez pas à côté non plus des avantages qu’il peut offrir. C’est un équilibre à trouver, spécifique à chaque entreprise. Une simulation de TCO avec un professionnel de la fiscalité, c’est le meilleur chemin à suivre, assurément.
Pour finir, le marché des utilitaires légers en Belgique est un secteur en pleine mutation. Il y a des défis, oui, mais aussi de belles opportunités pour les entreprises qui sauront s’adapter. Gardez l’œil ouvert, informez-vous, et surtout, n’hésitez pas à demander conseil. On est là pour ça, nous, les professionnels du secteur. C’est un peu comme le bon plan pour une frite à la friterie du coin : ça se partage ! Et en parlant de chiffres et d’analyse, je vous invite à consulter les rapports de la FEBIAC (Fédération belge de l’automobile et du cycle) qui sont une mine d’informations sur les ventes et les immatriculations en Belgique. Et pour une vision plus large, les études de l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) peuvent aussi donner des pistes précieuses sur les tendances à venir au niveau européen. Elles sont accessibles sur leurs sites respectifs. Statistiques FEBIAC et Rapports ACEA.
N’oubliez pas que le marché est en perpétuel mouvement, et les règles peuvent encore évoluer. Rester informé, c’est votre meilleure arme pour faire les bons choix. Allez, bonne route avec vos utilitaires, qu’ils soient électriques ou thermiques !
