Ah, la voiture de société en Belgique ! Un grand classique, presque comme une bonne friterie un dimanche après-midi. Chez nous, ça fait partie du paysage : on la voit partout, du ring de Bruxelles jusqu’aux petits chemins de campagne, en passant par les zonings industriels d’Arlon ou de Gand. Mais derrière le volant de ce bel avantage, il y a tout un micmac fiscal qu’il faut absolument maîtriser. Surtout en 2026, où les règles du jeu continuent de bouger pas mal.
Ici, on sait bien que se tenir au courant de la Réglementation et Législation Auto Belgique, ça peut vite devenir un fameux casse-tête. Alors, comme votre conseiller de confiance, je suis là pour vous donner un bon coup de main. On va démystifier la fiscalité des voitures de société pour les entreprises et les employés, avec des infos fraîches pour cette année 2026. L’objectif ? Que vous puissiez prendre les meilleures décisions, sans mauvaises surprises.
La voiture de société : un avantage bien belge qui s’adapte (ou pas) au vert
Pourquoi la voiture de société est-elle si populaire chez nous ? C’est simple : pour l’employeur, c’est un moyen d’attirer et de fidéliser les talents, surtout quand les salaires bruts sont bien chargés. Pour l’employé, c’est un confort non négligeable, sans devoir se soucier de l’achat, de l’entretien ou de l’assurance. Je me souviens d’un client, un entrepreneur de la région de Liège, qui pensait avoir tout bon avec son hybride rechargeable acheté en 2023… jusqu’à ce que les règles changent pour 2026 et les années suivantes. Un fameux choc dans son plan financier !
Le fait est que le gouvernement belge pousse fort, très fort même, vers l’électrification du parc automobile. Et la fiscalité des voitures de société est clairement l’un de ses leviers préférés pour y arriver. On parle de carottes pour l’électrique, et de bâtons pour le thermique. Et les bâtons, croyez-moi, ils peuvent faire mal au portefeuille.
La fiscalité pour l’entreprise en 2026 : le grand virage
Alors, qu’est-ce qui change concrètement pour votre boîte en 2026 ? Le mot d’ordre, c’est CO2. La déductibilité fiscale des frais liés à la voiture dépend plus que jamais de ses émissions.
Le sort des véhicules thermiques et hybrides rechargeables (anciens modèles)
Si votre entreprise roule encore avec des véhicules thermiques (essence, diesel, LPG) ou des hybrides rechargeables acquis avant le 1er juillet 2023, la déductibilité des frais (carburant, entretien, amortissements, assurances) reste soumise à l’ancienne formule, avec un minimum de 50% et un maximum de 100% selon le taux de CO2. Ce n’est pas idéal, mais au moins, c’est stable pour ces véhicules-là, pour toute leur durée de vie. Le pourcentage de déduction est calculé avec la formule : 120 % – (0,5 % x coefficient carburant x grammes de CO2/km). Le coefficient est de 1 pour le diesel, 0,95 pour l’essence/LPG/CNG.
C’est déjà ça, mais ne nous faisons pas d’illusions : les véhicules les plus polluants sont pénalisés. Et la valeur résiduelle de ces véhicules va probablement chuter plus vite que prévu sur le marché de l’occasion, car peu d’entreprises voudront reprendre un véhicule dont la déductibilité est limitée.
Le grand changement pour les véhicules commandés après le 1er juillet 2023
Ici, ça devient nettement moins drôle pour les moteurs thermiques et les hybrides rechargeables. Pour tout véhicule acquis, loué ou pris en leasing à partir du 1er juillet 2023, et donc forcément pour 2026, la déductibilité des frais va diminuer progressivement jusqu’à disparaître complètement. On parle d’une suppression totale d’ici 2028-2029. En 2026, la déductibilité sera encore là, mais elle aura déjà bien fondu. Par exemple, pour une voiture thermique, la déductibilité maximale tombera à 75 % en 2026, 50 % en 2027, et 25 % en 2028, pour arriver à 0 % en 2029.
Quant aux hybrides rechargeables, leur déductibilité est capée à 100% pour les frais de carburant fossile. Par exemple, le plein d’essence pour un hybride rechargeable acheté fin 2023 ne sera déductible qu’à 50% max. Le but ? Pousser les gens à vraiment recharger leur batterie et à rouler à l’électricité. Un conseil : si vous avez un hybride, utilisez la prise dès que possible !
La bonne élève : la voiture électrique (100 % EV)
C’est la star du moment ! Pour les voitures 100 % électriques commandées à partir du 1er juillet 2023, la bonne nouvelle, c’est que la déductibilité reste à 100 %. Oui, vous avez bien lu. Et ça inclut non seulement la voiture elle-même, mais aussi l’amortissement, l’entretien, l’assurance, et surtout, les frais d’électricité pour la recharge. C’est le coup de pouce fiscal pour encourager le passage au vert.
Attention tout de même : cette déductibilité à 100 % ne durera pas éternellement. Le gouvernement a déjà prévu de la réduire progressivement pour les voitures électriques commandées après le 1er janvier 2027. Donc, si vous hésitez, 2026 est vraiment la dernière fenêtre pour profiter pleinement de cet avantage à long terme.
L’infrastructure de recharge : aussi un avantage fiscal
On ne peut pas parler de voiture électrique sans évoquer la borne de recharge ! Pour encourager l’installation de bornes, il y a des avantages spécifiques. Pour les entreprises, les investissements dans une borne de recharge intelligente et accessible au public (même partiellement) peuvent bénéficier d’une déduction fiscale majorée. C’est un sacré coup de pouce pour les entreprises qui veulent équiper leurs parkings ou aider leurs employés à charger à domicile.
Pour un aperçu plus détaillé de la déductibilité fiscale, le site du SPF Finances est toujours une excellente source d’information officielle. N’hésitez pas à y faire un tour !
La fiscalité pour l’employé en 2026 : l’Avantage de Toute Nature (ATN)
Passons maintenant à votre portefeuille, vous l’employé qui profite de cette voiture de société. Si votre entreprise vous met un véhicule à disposition pour vos déplacements privés, même pour aller acheter vos spéculoos au supermarché, vous bénéficiez d’un Avantage de Toute Nature (ATN). Et cet ATN, il est soumis à l’impôt, comme un salaire.
Comment on calcule cet ATN ?
La formule de calcul de l’ATN reste la même en 2026, mais les paramètres changent, notamment les valeurs de référence de CO2. C’est un peu une tambouille :
Valeur catalogue * 6/7 * coefficient CO2 * pourcentage d'âge du véhicule
- Valeur catalogue : C’est le prix neuf du véhicule (options et TVA comprises), même si votre voiture est d’occasion. C’est un point important, car une voiture de luxe à 60 000 euros d’occasion aura toujours le même ATN qu’une neuve de même modèle.
- 6/7 : Ce coefficient représente la part des jours ouvrables.
- Coefficient CO2 : C’est là que le bât blesse (ou pas !). Il est basé sur les émissions de CO2 de votre véhicule par rapport à une émission de référence fixée annuellement par le fisc. Plus votre voiture émet de CO2, plus ce coefficient est élevé, et plus votre ATN grimpe en flèche. Pour 2026, les valeurs de référence CO2 seront bien plus basses que celles que nous connaissions, ce qui pénalisera d’autant plus les véhicules thermiques. Je n’ai pas les chiffres exacts pour 2026 car ils sont généralement publiés en fin d’année précédente, mais attendez-vous à une baisse continue. Le coefficient de base est de 5,5 % pour le CO2 de référence, avec une augmentation de 0,1 % par gramme de CO2 au-dessus de cette référence, et une diminution de 0,1 % par gramme en dessous, avec un minimum de 4 % et un maximum de 18 %.
- Pourcentage d’âge du véhicule : L’ATN diminue légèrement avec l’âge de la voiture (6 % par an à partir de la deuxième année), mais il ne descend jamais en dessous de 70 % de sa valeur initiale.
L’ATN et la voiture électrique : le jackpot ?
Oui, carrément ! Pour un véhicule 100 % électrique, comme les émissions de CO2 sont de 0 g/km, le coefficient CO2 sera au minimum légal de 4 %. Cela signifie que l’ATN pour une voiture électrique est le plus faible possible, à valeur catalogue égale. C’est une sacrée différence sur votre fiche de paie à la fin du mois. Rouler électrique réduit votre impôt personnel ! D’où l’engouement.
Pensez aussi à la recharge à domicile. Si l’entreprise prend en charge l’électricité consommée pour recharger votre voiture électrique à la maison, cette dépense n’est généralement pas considérée comme un avantage imposable supplémentaire si un système de remboursement précis est en place. Encore un beau bonus !
Conseils pratiques et insights belges pour 2026
Alors, que faut-il retenir pour bien s’y retrouver dans ce chamboulement fiscal belge ?
1. Choisir malin : électrique, électrique, électrique
Si vous êtes une entreprise et que vous renouvelez votre flotte en 2026, ou si vous êtes un employé et que vous avez le choix, la direction est claire : l’électrique. C’est la solution la plus intéressante fiscalement, tant pour la boîte que pour votre ATN. L’investissement initial est plus élevé, c’est vrai, mais les avantages fiscaux à long terme et les coûts d’utilisation (électricité moins chère que le carburant, moins d’entretien) compensent largement.
2. N’oubliez pas l’assurance !
Peu importe le type de motorisation, une voiture de société, comme toute voiture sur nos routes, doit être assurée. C’est une obligation légale. Et croyez-moi, ne pas être en ordre d’assurance RC auto peut coûter très cher en cas d’accident. C’est pourquoi je vous conseille de jeter un œil à notre article sur L’assurance auto obligatoire en Belgique (RC Auto): Que couvre-t-elle?. La loi, c’est la loi, même pour les boîtes.
3. Une politique de voiture claire, c’est crucial
Entreprise, mettez au point une car policy super claire ! Qui a droit à quelle voiture ? Quelles options sont permises ? Comment est gérée la carte carburant/recharge ? Une bonne politique évite les malentendus et les maux de tête fiscaux. J’ai vu des entreprises se faire redresser parce qu’elles n’avaient pas de politique écrite, et ça, c’est un fameux gaspillage.
4. Le marché de l’occasion : une solution de rechange ?
Avec toutes ces nouvelles règles, on s’attend à voir de plus en plus de véhicules thermiques ou hybrides (anciens modèles) arriver sur le marché de l’occasion. Pour un particulier, ça peut être une aubaine pour acquérir une voiture récente à bon prix. Pour une entreprise, ce n’est plus aussi intéressant à cause de la déductibilité limitée. Il faudra bien calculer son coup.
5. Gardez l’œil ouvert pour les bornes de recharge
Si vous passez à l’électrique, la question de la recharge est centrale. Où recharger ? Au bureau ? À la maison ? Sur la route ? Le réseau de bornes publiques s’améliore, mais il faut planifier. Et si l’entreprise peut vous aider à installer une borne à domicile, c’est une sacrée aide financière, grâce aux avantages fiscaux que j’ai mentionnés plus haut. Par chez nous, près des pontons de plaisance ou même dans les centres-villes, on voit de plus en plus de bornes. C’est un bon signe !
Le mot de la fin : anticipez, ne subissez pas !
En 2026, la fiscalité des voitures de société en Belgique est clairement un outil pour verdir notre parc automobile. Les incitants pour l’électrique sont nombreux, et les pénalités pour les moteurs thermiques sont bien réelles. Mon conseil ? Ne faites pas l’autruche. Anticipez ces changements. Si votre flotte vieillit ou si vous envisagez de changer de véhicule, c’est le moment de faire les bons calculs, avec l’aide d’un expert-comptable ou de votre gestionnaire de flotte.
Le marché belge de l’automobile évolue vite. Pour s’y retrouver, il faut être bien informé. Et c’est justement ce que nous essayons de faire ici, en vous donnant les clés pour comprendre la Réglementation et Législation Auto Belgique. Alors, prenez votre temps, pesez le pour et le contre, et surtout, roulez malin !
Pour des informations complémentaires et des simulations précises, je vous recommande également le site Febiac.be, la fédération de l’automobile belge, qui propose des mises à jour régulières sur le sujet.
