Alors, on va parler liquide de refroidissement. Non, ce n’est pas le sujet le plus sexy du monde, je vous l’accorde. Personne ne se vante d’avoir vérifié son bocal de liquide comme on parle de son nouveau smartphone. Et pourtant, croyez-moi, négliger ce petit détail, c’est s’assurer des ennuis bien plus gros et bien plus coûteux qu’une amende pour stationnement interdit à Knokke-Heist. C’est même une des bases de l’entretien courant. Et pour tout ce qui touche à garder votre auto en ordre de marche, je vous conseille de jeter un œil à notre grand guide sur l’Entretien et Réparation Voiture Belgique. Là, on y couvre tout le brol.
Ici, on va se concentrer sur ce liquide, souvent bleu, vert ou rose, qui permet à votre moteur de ne pas faire la gueule. On va voir comment le contrôler, pourquoi il est si important, et ce qu’il faut faire si le niveau n’est pas bon. Sans chichis, avec une approche bien de chez nous, pragmatique. Parce qu’on est en Belgique, on sait que chaque euro compte, et une panne moteur due à un oubli, ça fait mal au portefeuille, hein !
Le liquide de refroidissement, c’est quoi ce truc et pourquoi c’est important chez nous ?
Imaginez un peu votre moteur. C’est une usine à produire de la chaleur, une vraie chaudière. Sans un système pour le garder à bonne température, il surchauffe, il se tord, il casse. C’est là qu’intervient le liquide de refroidissement. Il circule partout dans le moteur, capte cette chaleur, et l’emmène vers le radiateur, où l’air extérieur vient le refroidir avant qu’il ne reparte pour un tour. C’est un cycle sans fin.
En Belgique, on connaît bien les extrêmes. On peut se prendre une vague de chaleur à plus de 35°C en plein mois de juillet, coincé dans les bouchons sur le Ring de Bruxelles, et quelques mois plus tard, on a des -10°C avec verglas partout. Le liquide de refroidissement, il n’est pas là juste pour refroidir. Il contient aussi des antigels pour éviter que ça ne gèle quand le mercure est au plus bas, et des agents anticorrosion pour protéger les entrailles de votre moteur. Si le moteur gèle en hiver, c’est la casse assurée. Et si ça surchauffe en été, c’est aussi la casse. Donc oui, c’est un ami fidèle, qui vous évite bien des misères.
Comment vérifier le niveau du liquide de refroidissement ? Une étape simple comme bonjour.
Franchement, c’est à la portée de tout le monde. Pas besoin d’être mécano chez D’Ieteren pour ça. Voici ma méthode, celle que j’applique depuis des années pour mes propres bagnoles et celles de mes proches.
Premier point, et non des moindres : toujours à froid. Je répète : à froid. Votre moteur doit être éteint depuis au moins une bonne heure, voire toute la nuit. Pourquoi ? Parce que quand le moteur est chaud, le circuit est sous pression et le liquide est brûlant. Ouvrir le bouchon, c’est risquer de se prendre une giclée et de se brûler gravement. Ça, on ne veut pas. La sécurité avant tout, toujours !
Une fois que c’est froid, ouvrez le capot de votre voiture. Cherchez un bocal en plastique, souvent translucide, avec un bouchon identifiable. Il y a des inscriptions dessus, genre « MIN » et « MAX ». C’est votre vase d’expansion. En général, le liquide est coloré (vert, bleu, rose, jaune…), donc vous devriez le voir facilement.
- Regardez le niveau : il doit se situer entre les deux repères, le MIN et le MAX.
- Si c’est en dessous du MIN, il faut faire un appoint. Vite.
- Si c’est au-dessus du MAX, ce n’est pas grave en soi, mais ça peut indiquer un souci plus large si ça monte tout le temps. Une visite au garage pourrait être utile.
Je vous conseille de faire cette vérification régulièrement, disons une fois par mois, ou avant un long trajet. Surtout si vous partez pour des vacances en voiture à l’étranger, sous un soleil de plomb. Un contrôle rapide, ça prend deux minutes, et ça peut vous sauver la mise.
Que faire si le niveau est trop bas ? La bonne solution, pas n’importe quoi.
Bon, votre niveau est bas. Pas de panique, mais agissez. Il y a une chose primordiale à retenir : on n’ajoute pas n’importe quoi.
Utilisez le même type de liquide que celui qui est déjà dans votre voiture. Regardez la couleur, mais surtout, les spécifications notées sur le bocal ou dans le manuel de votre véhicule. Il y a différentes normes (G11, G12, G12+, G13, etc.), et les mélanger peut créer des réactions chimiques pas top, former des boues qui bouchent le circuit, ou corroder des pièces. C’est un peu comme mélanger de la Stella et de la Jupiler, c’est de la bière, mais c’est pas tout à fait pareil, hein ! Si vous avez un doute, achetez un liquide « universel » (souvent de couleur neutre ou rose pâle) qui se dit compatible avec tous les types, ou mieux, passez chez votre garagiste. Il vous donnera le bon produit, et ça, c’est l’assurance de la tranquillité.
Pour l’appoint, c’est simple : dévissez le bouchon du vase d’expansion (toujours à froid !), et versez doucement jusqu’à atteindre le niveau MAX. Refermez bien le bouchon. Et voilà !
Attention : n’utilisez jamais d’eau du robinet pure pour faire l’appoint, sauf en cas d’urgence absolue pour quelques kilomètres, histoire de rejoindre le garage. L’eau s’évapore plus vite, elle ne protège pas contre le gel, et surtout, elle contient du calcaire qui va encrasser et corroder le circuit. Et ça, c’est une sacrée erreur. J’ai vu des cas où des gens, voulant faire des économies de bout de chandelle, ont dû changer leur radiateur et la pompe à eau. Alors non, l’eau, on la garde pour le café et la douche, pas pour le moteur.
Quand faut-il faire remplacer tout le liquide de refroidissement ?
Un liquide de refroidissement ne dure pas éternellement. Avec le temps, ses propriétés se dégradent. Les antigels perdent de leur efficacité, les anticorrosifs aussi. En général, les constructeurs recommandent de le remplacer tous les 2 à 5 ans, ou tous les 60 000 à 100 000 kilomètres, selon la marque et le modèle de votre voiture. Personnellement, je dis souvent à mes clients de le faire faire lors d’une grosse révision. C’est une bonne occasion.
C’est une opération que je conseille de laisser à un professionnel. Le circuit doit être purgé correctement, et le vieux liquide doit être éliminé de manière écologique, dans un centre de recyclage agréé (votre Recypark local, ou directement le garage qui le gérera). On ne jette pas ça dans l’égout, hein ! C’est toxique pour l’environnement.
Signes qui ne trompent pas : votre voiture a soif !
Votre tableau de bord, c’est le grand communicateur de votre bagnole. Si le voyant de surchauffe (souvent un thermomètre stylisé qui flotte sur de l’eau) s’allume en rouge, là, c’est le moment d’agir. Arrêtez-vous en sécurité dès que possible. Coupez le moteur. Laissez refroidir. Ne tentez pas le diable en roulant encore, vous risqueriez d’endommager gravement le moteur, et là, la facture ne sera plus une simple dizaine d’euros pour un bidon de liquide, mais des milliers pour une réparation. On parle de joint de culasse HS, de culasse voilée, voire de moteur serré. Une catastrophe !
Autres signes :
- Une flaque de liquide coloré sous votre voiture après qu’elle a stationné un moment. Une fuite, ça ne ment pas.
- Le ventilateur du radiateur qui tourne sans arrêt, même quand le moteur est juste chaud, ou alors qui fait un boucan d’enfer.
- La jauge de température qui monte dans le rouge alors que vous roulez tranquillement, sans forcer.
- Moins courant, mais possible : une absence de chauffage dans l’habitacle. Le même liquide qui chauffe le moteur sert aussi pour le chauffage de la cabine.
Si vous remarquez un de ces signes, ne traînez pas. Un diagnostic rapide, c’est de l’argent gagné. Je me souviens d’un client, l’année passée, qui a ignoré une petite fuite pendant des semaines. Résultat : moteur en surchauffe sur l’autoroute E40 près de Liège, obligé de faire appel à Touring. La facture, pour changer une durite et refaire le joint de culasse, a été salée. Plus de 1500 euros, tout ça parce qu’il n’avait pas vérifié un petit bocal translucide !
Pour information, il est bon de savoir que d’autres éléments sont aussi vitaux pour la santé de votre moteur et le bon fonctionnement de votre voiture en Belgique. Je pense notamment à la courroie de distribution, dont la rupture est aussi une catastrophe moteur, ou encore à le filtre à particules pour ceux qui roulent au diesel, qui peut vite vous coûter un bras s’il est encrassé et que vous devez le remplacer.
Pour conclure : un petit geste pour une grande tranquillité
Voilà, je pense qu’on a fait le tour. Vérifier le liquide de refroidissement, ce n’est pas sorcier. C’est un petit geste qui prend deux minutes et qui peut vous éviter des ennuis majeurs, des pannes coûteuses et des soucis de sécurité. Pensez-y comme à un contrôle technique préventif, mais que vous faites vous-même, sans rendez-vous, et gratuitement. C’est l’assurance de rouler serein, que vous alliez chercher des frites à la baraque du coin ou que vous traversiez la Belgique de part en part. Votre voiture, c’est votre liberté. Prenez-en soin. Et si vous avez un doute, un petit tour chez votre garagiste de confiance, ça ne coûte jamais rien de demander son avis. Il sera toujours mieux placé pour un diagnostic précis et des conseils avisés pour votre véhicule. N’oubliez pas, un bon entretien, c’est la clé d’une voiture qui dure. Plus d’infos, toujours sur notre guide général de l’Entretien et Réparation Voiture Belgique.
Pour des informations officielles sur l’entretien et la sécurité routière, vous pouvez toujours consulter le site de Touring, ils ont aussi pas mal de conseils pratiques.
