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Importer une voiture en Belgique: Démarches et coûts cachés (2026)

Importer une voiture en Belgique: Démarches et coûts cachés (Année 2026)

Alors, vous avez jeté votre dévolu sur cette perle rare, cette belle occasion qui vous fait de l’œil, mais elle se trouve juste de l’autre côté de la frontière ? Ça arrive plus souvent qu’on ne le pense, surtout pour nous, Belges, qui avons tant de voisins à portée de roues ! Importer une voiture, qu’elle vienne d’Allemagne, des Pays-Bas ou même d’un peu plus loin, peut sembler une piste sérieuse pour dénicher la bonne affaire. Mais attention, ce n’est pas une simple balade au marché. Non de Zeus, il y a des démarches, des papiers et surtout, des coûts qu’on a tendance à oublier !

Moi, votre conseiller de confiance, je vois passer pas mal de dossiers, et je peux vous dire qu’entre le rêve d’une super bagnole à prix cassé et la réalité administrative, il y a un monde. Mon but aujourd’hui ? Vous éclairer pour éviter de vous retrouver à chipoter avec l’administration ou à pleurer sur votre portefeuille. On va parler vrai, sans chichis, pour que vous sachiez exactement où vous mettez les pieds. Pour une vue plus générale sur l’achat d’un véhicule chez nous, n’hésitez pas à jeter un œil à notre Guide d’Achat Voiture Belgique. C’est le point de départ de tout bon projet automobile.

La paperasse, le premier round !

Imaginez que vous êtes à une friterie, vous ne commandez pas juste des frites, il faut le bon cornet, la bonne sauce, n’est-ce pas ? Pour la voiture importée, c’est pareil avec les documents. Si un papier manque, tout est bloqué. C’est bête, mais c’est comme ça.

1. Le Certificat de Conformité (COC) : Votre passeport technique

C’est LE document le plus important. Il prouve que votre véhicule est conforme aux normes européennes. Sans lui, la Belgique ne reconnaîtra pas votre voiture. Si le vendeur ne l’a pas (surtout pour les voitures plus anciennes ou non-européennes), vous devrez en demander un auprès de l’importateur de la marque en Belgique. Et ça, mes amis, ça peut prendre du temps et coûter quelques centaines d’euros. Je me souviens d’un client, il y a deux ans, qui avait trouvé la Golf de ses rêves en Italie. Il n’a pas vérifié le COC. Résultat : deux mois d’attente et 350 euros de frais pour l’obtenir. Ça fait réfléchir.

2. La facture ou le contrat de vente

Ça, c’est basique. Le document doit être détaillé, avec le prix, les coordonnées complètes du vendeur et de l’acheteur, le numéro de châssis, la date. Gardez-en une copie conforme, voire deux. Le fisc aime les preuves claires.

3. Le certificat d’immatriculation étranger

Il vous faut la preuve que la voiture était bien enregistrée dans son pays d’origine. Assurez-vous d’avoir l’original et qu’il soit annulé (ou barré) par les autorités du pays si c’est la procédure là-bas.

La Douane Belge : Une étape inévitable

Alors, vous arrivez en Belgique avec votre nouveau bolide. La première chose à faire, avant même de penser à rouler (sauf avec des plaques de transit, bien sûr), c’est de passer par la case Douane.

1. Le formulaire E705 : Le sésame douanier

Ce document, c’est votre déclaration d’importation. Il prouve que la voiture est entrée légalement sur le territoire belge. Vous pouvez l’obtenir via l’application E705 sur MyMinfin ou directement dans un bureau de douane. Pour la Belgique, le SPF Finances (finances.belgium.be) est votre meilleur ami pour toutes ces questions. Une fois que vous l’avez, le numéro de châssis de votre voiture sera enregistré et elle pourra être immatriculée. Ne traînez pas, c’est une des premières choses à régler une fois le véhicule sur notre territoire.

2. La TVA : Neuve ou d’occasion, la nuance qui coûte

C’est là que le fisc ne rigole pas.

* **Voiture neuve :** Si la voiture a moins de 6 mois OU moins de 6 000 km, elle est considérée comme neuve aux yeux de la loi. Et là, surprise ! Vous devrez payer la TVA belge (21%) sur le prix total, même si vous l’avez déjà payée dans le pays d’origine. Vous pourrez ensuite demander un remboursement de la TVA étrangère, mais c’est une démarche distincte. C’est un coût initial à anticiper.
* **Voiture d’occasion :** Si elle a plus de 6 mois ET plus de 6 000 km, la TVA belge ne s’applique pas si le vendeur était un particulier ou un professionnel qui a appliqué une TVA sur marge (système souvent utilisé pour l’occasion). Si c’est un professionnel qui a vendu avec une TVA classique, vérifiez bien les conditions. C’est une distinction fine, mais qui pèse lourd sur la facture finale.

Le Contrôle Technique : Pas de quartier !

Vous avez la paperasse, la douane est ok. Maintenant, il faut que votre voiture soit apte à rouler sur nos routes. Et là, c’est le contrôle technique. Pour une voiture importée, c’est un peu plus costaud.

Elle doit passer un contrôle spécifique « après importation » dans un centre agréé. Ils vont vérifier la conformité du véhicule aux normes belges : les phares sont-ils aux bonnes normes ? Le kilométrage est-il cohérent ? Les documents sont-ils en ordre ? Ce n’est pas juste un contrôle de routine.

Si la voiture vient d’un pays avec une législation différente (par exemple, un volant à droite), il y aura des adaptations à faire, comme changer les phares. Et ça, c’est un vrai coût caché ! Si vous voulez en savoir plus sur les attentes, nous avons un article dédié : Contrôle technique en Belgique: Ce qu’il faut savoir avant d’acheter. Je vous conseille vraiment de le lire, même pour une importée.

L’immatriculation à la DIV : Le dernier kilomètre

Une fois le contrôle technique en poche, la douane ok, c’est le moment d’immatriculer votre véhicule à la DIV (Direction pour l’Immatriculation des Véhicules). Vous aurez besoin de votre formulaire rose de demande d’immatriculation, que le contrôle technique vous aura remis. Votre assureur s’occupera du reste. C’est lui qui va soumettre votre dossier à la DIV pour obtenir vos plaques belges. Comptez quelques jours pour la livraison des plaques.

Les Coûts Cachés, les vrais pièges à souris !

On y arrive, le nerf de la guerre. Au-delà du prix d’achat, de la TVA potentielle et du COC, voici ce qui peut plomber votre budget et transformer la bonne affaire en gouffre financier.

1. Le Transport

Si vous ne ramenez pas la voiture par vous-même, il faudra payer un transporteur. Cela peut varier de quelques centaines d’euros pour un pays voisin à plus de mille pour un transport longue distance. N’oubliez pas l’assurance transport !

2. Frais administratifs divers

* **Plaques de transit temporaires :** Si vous allez chercher la voiture vous-même et la ramenez par la route, il vous faudra des plaques de transit valides dans les pays traversés. Ça coûte aussi.
* **Frais d’émission du COC :** On en a parlé, plusieurs centaines d’euros si absent.
* **Frais de dossier à la Douane/DIV :** Même si certains sont minimes, ça s’accumule.

3. Les Taxes à l’immatriculation (et pas que !)

* **Taxe de Mise en Circulation (TMC) :** Ah, la TMC ! C’est la claque à l’immatriculation. Son montant varie fortement en fonction de l’âge du véhicule, de sa puissance fiscale (CV) et de ses émissions de CO2. Et attention, elle diffère aussi entre la Wallonie, la Flandre et Bruxelles. Pour une voiture récente et puissante, la TMC peut vite monter à plusieurs milliers d’euros. En 2026, avec les normes environnementales qui se durcissent, un véhicule un peu glouton en CO2 sera fortement taxé. C’est l’un des coûts les plus sous-estimés par les acheteurs. Nous vous conseillons de simuler cette taxe sur les sites des régions (wallonie.be pour la Wallonie, par exemple).
* **Taxe de circulation annuelle :** Une fois immatriculée, vous payerez chaque année cette taxe. Là aussi, elle dépend de la puissance et du CO2.
* **Éco-malus (Wallonie) :** Pour les véhicules très polluants, un malus écologique peut s’appliquer en Wallonie à l’immatriculation. Un coût additionnel pour les grosses cylindrées ou les véhicules anciens très émetteurs.

4. Adaptations techniques

Comme je disais, pour certains véhicules, il faut ajuster les phares (normes différentes entre pays, surtout si la voiture vient du Royaume-Uni où ils roulent à gauche), les pneus (parfois non homologués CE), ou même certains éléments de sécurité. Un vrai garage vous facturera ces modifications.

5. Frais bancaires

Si vous payez le vendeur à l’étranger, une banque peut vous prélever des frais de virement international. Petits ruisseaux, grandes rivières…

6. Perte de garantie

Attention, si le véhicule est importé hors réseau officiel, la garantie constructeur européenne pourrait être compromise ou plus difficile à faire valoir. Vérifiez ça bien avant de signer !

Mon conseil de pro, sans chichis

Franchement, importer une voiture, c’est un peu comme jouer au poker. On peut gagner gros, mais on peut aussi y laisser des plumes. Pour que ça vaille vraiment le coup, l’écart de prix avec le marché belge doit être substantiel. On parle de plusieurs milliers d’euros, pas de quelques centaines. Pensez aux modèles spécifiques non disponibles chez nous, ou à des véhicules haut de gamme qui subissent une décote plus forte à l’étranger. Pour les voitures « Monsieur Tout-le-Monde », le jeu n’en vaut souvent pas la chandelle, à cause de tous ces frais et du temps passé. Il est souvent plus simple d’opter pour une voiture d’occasion en Belgique où les vérifications sont plus encadrées.

Assurez-vous toujours, et je dis bien TOUJOURS, d’avoir un budget tampon de 15 à 20% du prix d’achat pour couvrir ces « coûts cachés ». C’est ma règle d’or. Sinon, vous risquez de vous retrouver le bec dans l’eau.

Alors oui, importer, c’est possible. Mais cela demande de la méthode, de la patience et une connaissance aiguisée des démarches. Ne vous lancez pas à l’aveuglette. Préparez votre dossier comme on prépare une bonne carbonnade flamande : avec soin et tous les bons ingrédients. Et si vous avez encore des doutes, notre Guide d’Achat Voiture Belgique est toujours là pour vous aider à y voir plus clair. Bonne route, et surtout, soyez prudents !

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